lundi 20 juin 2011

Question(s) d'éducation!

Alors aujourd'hui, je vais te parler d'éducation. Non pas que je sois spécialiste en la matière, loin de là mon ami(e). Je voulais te parler d'éducation simplement parce qu'en tant que parents, on y est confrontés tous les jours à cette question: comment accompagner au mieux nos enfants? Comment réagir à leurs caprices comportements? comment comprendre et décoder leurs émotions?
Je vais te donner mon humble avis cher lecteur, et je serais bien curieuse de connaître le tien. Parce qu'en la matière, il y a mille manières de faire. Mais il y en a quand même des manières qui me laissent pantoise.

L'éducation, quel sujet épineux me diras-tu. Et tu aurais raison! Tu as déjà essayé d'en parler avec ta famille, tes amis, les autres parents que tu rencontres? C'est plus que difficile, surtout lorsque tu vois un comportement que tu ne cautionnes pas (celui des parents généralement), surtout lorsque tu te dis "je ne ferais pas comme ça et je ne crois que ce parent ait raison de réagir comme ça". Mais de quel droit tu irais lui en parler? Pourquoi ta manière de faire serait plus légitime que la sienne? Et toi, aimerais-tu que l'on vienne remettre en cause ta façon de faire surtout dans un moment où tu es énervé(e), excédé(e), dépassé(e) parfois?

Je ne suis pas là pour critiquer les autres façons de faire mais je vous parler des choix que l'on a fait, moi et môôsieur, pour notre famille. Ou du moins, ce qu'on essaie de mettre en place. Parce que pour l'instant, c'est facile, tu me diras, elle n'a que 21 mois, elle va encore t'en faire voir de toutes les couleurs - tu verras quand elle aura 12 ans - OK, j'ai le temps de voir venir. Mais tout de même, les jalons se posent dès la naissance de nos enfants, les bonnes habitudes (les nôtres, celles des parents) se prennent tôt!

Depuis ma grossesse, je savais que j'allais me poser mille questions sur l'éducation de ma progéniture. Je n'avais pas encore d'idées arrêtées, mais j'étais absolument certaine d'une chose: je voulais pour mon enfant, mettre en place une éducation qui soit la plus respectueuse possible d'elle-même en tant qu'être humain. Je savais que je voulais tout faire pour l'accompagner afin qu'elle soit la plus équilibrée et heureuse possible. Et surtout que jamais elle ne puisse douter de l'amour que nous lui portons.

Et je pensais que cette relation devait d'instaurer dès la naissance de notre crapouillette, voire même avant. D'instinct, nous lui avons toujours parlé, expliqué tout ce que nous faisions, ce que nous allions faire. Nous lui demandions toujours son avis avant de lui faire quoi que ce soit. "Tu veux bien t'allonger pour que l'on change ta couche ma puce?" - "Tu veux bien que je te déshabille pour aller dans ton bain mon bébé?" - Pour nous, le respect de notre enfant commençait dès son plus jeune âge.

Je savais aussi que j'allais avoir besoin de m'inspirer de lectures pour me rassurer dans mon instinct, pour m'aider à accompagner mon enfant. J'ai peu de repères par rapport à ma propre éducation. Elle m'aura surtout appris ce que je ne voulais pas reproduire. Je savais donc ce que je ne voulais pas: je ne voulais pas de fessées, de tapes ou tout autre châtiment corporel; je ne voulais pas d'éducation "militaire" où l'enfant doit obéir au doigt et à l'oeil juste parce qu'il est l'enfant et nous l'adulte (le concept même d'obéissance me dépasse à vrai dire), je ne voulais évidemment pas d'humiliations, de brimades; je voulais éviter les cris à tout prix. Plus tard, au fil de mes lectures, j'ai été rassurée en apprenant que l'on pouvait tout à fait se passer de punitions ainsi que de récompenses. Et j'ai su que c'était dans cette voie que je voulais aller avec ma famille: accompagner nos enfants de façon respectueuse et non-violente.

Attention, je t'arrête tout de suite cher lecteur. Il ne s'agit en aucun cas d'une éducation permissive ou laxiste. Au contraire. Un enfant a besoin d'un cadre, de repères rassurants, il a besoin de savoir où sont les limites.
Il est normal qu'il chercher à tester ces limites, qu'il veuille les dépasser. Et il est tout aussi normal que nous, parents, nous tenions fermement à les lui rappeler.

Le livre "Poser des limites à son enfant et le respecter" de Catherine Dumonteil-Kremer m'a fait comprendre beaucoup de choses sur ce point. Elle explique par des cas concrets, les solutions de communication que l'on peut mettre en place avec son enfant pour faire respecter ces limites.
Présentation de l'auteur: L'auteur vous propose ici une approche qui se base sur l'écoute des besoins de votre enfant, de ses émotions et réactions. Mais être dans cette démarche ne signifie nullement supprimer toutes les limites à son enfant.   Par ses nombreux exercices, jeux et situations pratiques, ce petit livre vous apportera souvent l'occasion de trouver des solutions, ludiques et enrichissantes, pour maintenir la qualité du dialogue et de gérer la relation aux tentatives de votre enfant faces aux limites imposées ou naturelles."




La question de la fessée et autres châtiments corporels: 
Les fessées, claques, gifles, tapes ou tout autre châtiment sont totalement proscrits chez nous. Je suis totalement d'accord (et Chouchou aussi) avec tous les experts qui disent qu'une fessée vient simplement du manque de contrôle de l'adulte. L'adulte est dépassé par la situation et n'a d'autre "réflexe" que de frapper pour exprimer sa colère, son mécontentement. Et c'est très certainement une solution de "facilité". Oui, c'est certainement plus simple de mettre une claque pour couper court à une colère d'un enfant ou de l'envoyer dans sa chambre pour ne pas l'entendre mais ça ne résout en rien le problème de l'enfant qui est en proie à un surcroît d'émotions qu'il ne peut contrôler. Dans cette situation, l'enfant a besoin d'être contenu tendrement mais fermement, il a besoin de contact avec le parent ou l'adulte, il a besoin d'être entendu, écouté, compris.

Ce n'est qu'un exemple. Mais dans tous les cas, comment expliquer à un enfant que l'adulte peut le frapper, mais que lui ne doit pas frapper. Comment expliquez-vous qu'on ait encore le droit de frapper ses enfants, mais pas son conjoint, ses collègues et les autres adultes? Comment aider notre enfant à devenir une personne équilibrée si on la fragilise à ce point? Si on nie son humanité, si on bafoue ses droits, si on réduit à néant son estime de lui et sa confiance en lui? Certes, une éducation violente peut être efficace et "porter ses fruits" comme on dit, mais avec quelles conséquences sur nos enfants? Veut-on que nos enfants obéissent aux règles parce qu'ils ont peur de nous ou parce qu'ils auront compris pourquoi appliquer telle règle? Veut-on en faire des moutons obéissants sans se poser de questions ou des êtres humains doués d'esprit critique? Pour moi, la réponse est claire...

Alors, on entend souvent, une fois de temps en temps, ce n'est pas grave? il n'y a pas mort d'homme. Certes, mais ce sera toujours une preuve de l'échec de l'adulte à avoir su réagir intelligemment et à trouver la solution adéquate au problème de l'enfant. Je ne jette pas la pierre aux parents qui de temps à autre ont déjà frappé leurs enfants. Mais j'aimerais beaucoup les inviter à prendre le temps de réfléchir à d'autres solutions, et à une meilleure communication avec leur enfant.

Il va sans dire que je suis pour l'interdiction de la fessée par une loi. Pour protéger les enfants. Pour que les parents se rendent compte de la gravité de leurs actes. Certes, il y a un pas entre les fessées et la maltraitance. Mais il y a un pas que certains parents franchissent facilement, peut-être malgré eux. Et pour un enfant, comment lui même peut-il savoir s'il est maltraité? Où est la limite? 

Eduquer sans punitions ni récompenses:
A vrai dire, je n'avais pas pensé que c'était possible avant d'écouter des témoignages de parents qui avaient fait ce choix, et avant de lire certains ouvrages traitant de ce sujet et donnant des alternatives. Pour moi, la punition était presque un passage obligé, c'était banal. La récompense, je savais déjà que cela ne faisait pas partie de mes principes éducatifs. Cela ne l'était pas non plus pour mes parents. Je n'ai jamais compris que des parents offrent à leurs enfants des cadeaux quand ils avaient de bonnes notes! Alors quoi, une bonne note = un cadeau, une très bonne note = un très gros cadeau? - Et plus encore que la récompense elle-même, c'est la promesse de récompense qui me gêne. Si tu travailles bien à l'école, tu auras une console de jeux. On apprend donc aux enfants qu'il faut travailler à l'école pour avoir des cadeaux? Je trouve que la récompense pousse à faire des choses pour de mauvaises raisons. Et je préfère que mon enfant soit motivé à bien travailler à l'école pour d'autres raisons, qu'il découvre le plaisir d'apprendre, et qu'il prenne conscience de l'importance de l'école pour être maître de ce qu'il voudra devenir plus tard.
J'ai pris conscience de l'absurdité des punitions. Au même titre que la récompense, elle pousse à faire des choses pour de mauvaises raisons. On dit parfois que c'est pour marquer le coup, pour qu'il s'en rapelle... N'y a-t-il pas d'autres moyens? Plus que la punition, je préfère le concept de réparation. Tu as fait du mal à quelqu'un, tu vas t'excuser et tu essaies de réparer ce que tu as cassé. A quoi bon interdire à son grand de 10 ans d'aller au foot, ou de regarder la tv pendant 1 semaine? Surtout que la plupart du temps, on émet des punitions trop dures que l'on ne tient pas - la vertu éducative est donc complètement délitée.  Je ne sais pas encore si l'on se tiendra tout le temps à ce principe, peut-être que parfois nous ne trouverons pas d'autre solution que celle de punir. Mais nous ferons tout pour trouver d'autres solutions, pour tenter de comprendre et pour privilégier la communication et la réparation dans la mesure du possible.



A 21 mois, je ne considère pas que ma fille fasse des bêtises. Elle découvre, elle explore, elle teste, oui. Et quand ce qu'elle fait ne correspond pas aux attentes que nous avons, nous adultes, nous lui expliquons pourquoi et en fonction de ses capacités, nous l'incitons à "réparer". Elle a été cherché un paquet de thé et l'a renversé par terre. Patatras! Ni une, ni deux, j'ai pris la pelle et la balayette et lui ai montré comment nettoyer, elle n'y arrivait pas très bien mais l'intention était bien là. Elle acompris qu'elle ne devait pas le faire (ce qui ne l'empêchera peut-être pas de recommencer plus tard - mais elle demandera peut-être d'elle-même la balayette pour nettoyer). On n'aurait pas idée d'engueuler ou de frapper, ou d'envoyer dans une pièce à l'écart un invité qui a cassé un verre? Et bien, avec mon enfant, ce sera la même chose. Ne t'inquiète pas mon amour, ce n'est pas grave et ça arrive. Mais il faut faire très attention avec les choses en verre, elles se cassent facilement.

On est aussi beaucoup plus sereins quand l'on comprend pourquoi notre enfant a tel comportement. Les parents qui réagissent avec excès peuvent avoir l'impression que leur enfant les manipule, qu'il veut les faire enrager, qu'il le fait exprès, etc. Il est donc intéressant de se rendre compte que certains comportements sont tout à fait normaux à cet âge-là, que TOUS les enfants passent par cette étape. Qu'ils ne le font pas contre nous, mais qu'ils ont besoin de le faire pour grandir, pour avancer, pour tester et pour qu'on leur répète encore et encore que non, il ne faut pas faire ci ou ça.

Quelqu'un me racontait l'autre jour que son enfant avait été mordu par un autre chez la nounou, très fortement, au visage. Bien sûr, ça a énervé cette maman, qui aimerait que son enfant se fasse martyrisé par un autre? Elle a ensuite relativisé et s'est dit qu'elle aussi aurait pu se retrouvé dans la situation de la maman de l'enfant qui mord. Elle s'est dit que cet enfant avait besoin d'être aidé et compris. Le soir, la maman du petit garçon l'a appelé et s'est confondu en excuses suite au comportement de son fils. Elle lui a dit de ne pas s'inquiéter, qu'il était puni dans sa chambre depuis deux heures (il a deux ans) et que son père l'avait mordu pour lui faire comprendre... Aoutch. Pour moi, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Cet enfant a sûrement besoin d'être entendu, écouté, compris. Et on ajoute de la souffrance à sa souffrance. Aïe.


Le dernier livre d'Isabelle Filliozat donne beaucoup d'exemples concrets quant à des manières de réagir face à tel ou tel comportement de l'enfant de 1 à 5 ans. Il donne à réfléchir et à prendre du recul sur nos propres manières de faire. Et je pense que le plus important est là: savoir prendre du recul et se remettre en question.

Présentation de l'auteur:  Les parents ont tendance à interpréter les comportements excessifs ou énervants des bambins comme des manifestations d’opposition, de mauvaise volonté, d’insolence. D’autres se culpabilisent et cherchent le traumatisme. Et s’il y avait d’autres causes ? Les récentes découvertes de la neurophysiologie et de la psychologie expérimentale éclairent d’un jour nouveau ces comportements exaspérants.


Dans notre petite famille, nous essayons donc toujours de privilégier, l'écoute attentive de l'enfant, l'explication, la compréhension des émotions et sentiments, l'échange. Nous essayons d'inculquer des règles, de poser des limites de façon respectueuse et non-violente. Nous n'avons pas de solution à tout et nous ne savons pas encore nous allons réagir face à des situations qui nous dépasseront sûrement quand notre enfant grandira. Mais nous avons posé les bases de notre communication avec notre enfant. Nous souhaitons qu'elle grandisse avec un sentiment de sécurité permanent, qu'elle soit rassurée sur l'amour qu'on lui porte.

Aide-moi à grandir...

Internet regorge de lien où vous pourrez trouver de l'info, du soutien pour comprendre et appliquer à la maison les principes d'une éducation  non-violente et respectueuse.  Et n'hésitez pas à me faire de votre propre expérience!


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21 commentaires:

  1. Mon fils a maintenant 3 ans et demie, c'est-à-dire en plein dans la période d'opposition, des cparices et des bêtises en tous genres. Perso, j'aurais aimé la méthode non violente, sans punition ni récompense, mais je crois que concrètement, çà ne le fait pas toujours. J'essaie de le raisonner calmement mais il lui arrive de n'en faire qu'à sa tête, et très vite je perds tous mes moyens. Bien sûr, je me remets souvent en question pour savoir si c'est moi qui cloche, mais je peux t'assurer que ce n'est pas évident.

    Merci pour ton article, il y a matière à réflexion !

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  2. Un enfant de pas tout à fait deux ans, donc...
    De la théorie, aussi jolie soit-elle ne reste que de la théorie.

    Il y a bien des choses qui me font réagir.

    Qu'un enfant reste à sa place d'enfant n'est pas une vision militaire de la parentalité. C'est une vision réaliste. Je n'ai jamais demandé à mon enfant sa permission pour réaliser sur lui des soins nécessaires (comme lui faire sa toilette ou changer sa couche). Cela ne veut pas dire que je le manipule comme un objet. Cela veut dire qu'en tant que sa mère, je suis responsable de son bien être, chose dont lui n'a pas la même conscience que moi, adulte expérimentée.
    La communication avec son enfant, avec n'importe quel "autre" que soit est bien sûre la chose la plus importante qui soit. Mais on ne communique pas avec son enfant d'égal à égal. Mon enfant n'est pas mon égal. Et ce n'est pas arbitraire. Je ne peux pas laisser mon enfant penser que je ne sais pas mieux que lui ce qui est bien pour lui. Ce n'est pas affectivement sécure.

    De belles théories aussi que l'éducation sans punitions et sans récompenses.
    Comment peut on sérieusement demander à un enfant de faire ce qu'un adulte est incapable de faire.
    "La beauté du geste" ou "la satisfaction d'un travail bien fait" sont des motivations suffisantes pour que les adultes se lèvent tous les matins pour bosser ? Non. La motivation, n'en déplaise à certains, c'est le salaire de la fin du mois. Pour aider mon enfant à réaliser des tâches qui lui sont rébarbatives, je n'ai aucun scrupule à lui promettre une petite carotte.
    De même que quand il fait une bêtise, je la lui fais réparer, si c'est possible, mais que je peux le privé de certains "privilèges", par expérience, je sais que ça a plus de poids qu'un discours interminable sur la notion de bien et de mal. Notion qu'il à acquise depuis quelques temps à 5 ans, mais qu'il semble zapper de temps en temps (comme certains adultes.)
    Pour ce qui est de la fessée, oui, c'est inutile et irréfléchi, la plus part du temps, pour la plus part des parents. Mais je mets au défis tous les jeunes parents, aussi beaux soient leurs principes et leurs idéaux, de d’absolument jamais lever la main, de ne jamais en avoir l'envie fugace, avec tous les regrets que cela engendre.

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  3. Je n'ai pas encore eu recours à la fessée, mais au coin oui. Je suis pour la communication, je lui parle comme à un adulte depuis toujours , et il est capable de comprendre, il est aussi capable de comprendre qu'il a la possibilité de désobéir. Et parfois il essai, donc après une explication et 3 chances de ne pas faire la bétise, ça fini au coin. Plus un bilan à la fin.

    Je suis plus qu’énervée (je ne dit pas que c'est ton cas car ton petit est très jeune) par des sales mômes qui sont clairement méchants car il savent que jamais ils ne seront réprimandés. Chez certains enfants cela marche , chez d'autres non ... et des mamans qui courent après leur gosse infecte en disant "oh mon amour c'est pas bien, c'est pas bien", il le sait très bien, il faut passer au stade supérieur et prendre des dispositions (si nécessaire). Chacun fait comme il veut, mais moi qui me tue à construire une éducation correct pour mon fils, je suis plus que dégoutée lorsqu'il apprend des choses venant d'enfants qui ont une éducation laxiste.

    Il faut voir par rapport au style de vie, de caractère etc de l'enfant. Ce qui est valable pour l'un n'est pas valable pour l'autre. J'espère sincèrement que ton bout de chou réagira toujours aussi bien seulement en communicant !!!

    Bises

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  4. Je suis assez d'accord avec le commentaire de Mme D.

    Si tu tiens encore ton blog dans 3 ans, fais un bilan ;)
    Et encore, selon les enfants ça varie aussi.
    Ma fille est facile. Avec elle, toutes ces théories sont applicables. Avec mon fils, non ...

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  5. Merci pour vos avis les filles. Le plus important, pour MOI, c'est de prendre du recul et d'avoir une réflexion sur nos comportements de parents (moi et Chouchou) et sur les comportements de notre fille. On fait souvent le point moi et le papa, quant à nos façons de réagir à tel comportement de notre fille et l'on est d'accord sur les principes que l'on veut bon mettre en place. C'est le principal pour moi: avoir un objectif, des principes éducatifs et essayer de s'y tenir. Notre objectif est de parvenir à accompagner notre fille le mieux possible et d'en faire quelqu'un d'équilibrée, avec des repères bien définis en PRIVILEGIANT toujours la communication et la compréhension. Cela n'empêche pas d'être ferme, il y a des choses qui ne sont pas négociables et on sait le lui dire et lui faire comprendre. La traiter comme un être humain à part entière ne veux pas dire la considérer d'égal à égal, nous avons notre rôle de parents à jouer et nous l'assumons pleinement. Je n'ai pas encore l'expérience personnelle qu'on certaines d'entre vous, mais j'ai autour de moi nombre de famille que je connais personnellement ou par le biais d'internet qui s'évertuent à accompagner leurs enfants de façon non-violente et respectueuse et dont les enfants ne sont pas pour autant de "sales mômes". Il serait intéressant qu'ils viennent s'exprimer ici pour nous montrer que cette voie est possible et PEUT être efficace. En tous les cas, c'est celle que nous choisissons parce que c'est ce qui nous paraît à nous évident. Encore une fois, c'est un choix totalement personnel mais nous sommes convaincus que c'est la meilleure option pour notre famille: c'est une base sur laquelle nous construisons l'éducation de notre fille. Il y aura sûrement des aménagements. Mais cette base est primordiale pour nous.

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  6. moi, je suis plutôt pour le dialogue, mais j'ai une petite de 5 ans et demi assez vive intellectuellement qui comprend, mais très turbulente avec un caractère bien trempé
    dialogue oui mais le jour où elle fait un truc dangereux il faut qu'elle obéisse "au doigt et à l'oeil", pas le temps de discuter quand elle tente de se sauver et fini sur la route, la mienne c'est arrêter pas la copine (la voiture c'est arréter à moins d'un mètre, la mienne c'est arrété au ras du trottoir. Donc oui il y a un ton qui claque et qui la fait stopper net à utiliser en cas d'urgence ou quand je sens que la discussion n'aboutie pas, tout n'est pas négociable, les enfants deviennent très vite de vrais marchands de tapis.
    Pour la morsure le coin est absurde par contre lui montrer que mordre ça fait mal je l'ai fais, comme toute une chienne qui apprend à son petit, nous ne sommes pas des animaux certe mais nous avons une part instinctive quand même.

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  7. J'ai découvert l'ENV avec mon deuz et elle m'a été salutaire avec mon ado :)
    J'ai demandé à mes 4 enfants (19 mois, 3 ans, 5 ans et 14 ans) la permission de faire leurs soins, de les embrasser, pour moi c'est leur apprendre le respect de l'autre, de son corps.
    Je ne punis pas les petits, je les écarte des autres si le comportement est dangereux ou irrespectueux des besoins des autres, je peux aussi supprimer un privilège (je ne lirais pas d'histoire si la chambre n'est pas rangée avant le coucher) et ils doivent réparer leurs bêtises si possible (tu renverses un verre, tu prends une éponge et tu nettoies) l'ado choisit ses conséquences lui-même (j'ai un droit de véto si ce ne me convient pas) et les applique. (un exemple " si je rentre en retard d'une heure, je sortirai une heure de moins demain et si j'oublie, je reste à la maison ce week-end)
    je dialogue et j'explique ce qui ne signifie pas que je n'impose rien: en voiture, on est attaché dans un siège, la sécurité prime avant tout POINT.

    Mes enfants ne m'obéissent pas au doigt et à l'oeil car ils ont peur d'une fessée mais connaissent les règles de la vie en société et veulent rester intégrés.
    Je ne bosse pas par peur de mon employeur mais pour la reconnaissance qu'il a de mon travail (financière aussi).

    Malgré cette éducation que beaucoup confondent avec le laxisme (qui lui est de la démission parentale) on me fait beaucoup de compliments sur mes enfants...

    la théorie sur l'ENV donne les instruments, à nous parents de les utiliser et surtout de ne pas culpabiliser quand on échoue parfois. (je en suis pas parfaite, je peux craquer,cela m'est déjà arrivé, néanmoins je ne considererais jamais que la fessée ou la punition était LA solution, pour moi c'est juste la preuve de mon incapacité à en trouver une autre...)

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  8. Merci pour ce témoignage d'ENV avec des plus grands, c'est un partage d'expérience qui m'intéresse beaucoup ;)) et je suis bien d'accord avec ton dernier paragraphe...

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  9. Bonjour! Je viens vous parler de ma toute petite expérience de maman, petite car ma fille n'a que deux ans et demi. A aujourd'hui je suis fière de dire que je n'ai encore jamais eu besoin de la punir, je ne l'ai jamais tapé, même pas sur la main. Personne ne sait de quoi l'avenir sera fait, donc je ne peux pas garantir, mais j'aimerais bien que ça continue encore longtemps. Je vais répondre aux posts précédents, mais attention ne le prenez pas mal, je ne fais que donner mon opinion.
    Pour répondre à sally, récemment on a parlé de caprices avec des mamans, et voilà ce que j’ai dit :
    quand ma fille fait une "crise", j'essaye d'acquérir ce réflexe: me mettre à sa place, me demander pourquoi elle fait ça. et jamais, vraiment jamais, je n'arrive à la conclusion "c'est pour faire chier". Il y a toujours un besoin, un malaise, quelque chose derrière une crise. Le but est de trouver quel est ce besoin, y répondre, et la crise s'arrête. c'est sûr c'est pas toujours évident de la trouver cette raison, mais on y arrive quand même souvent.
    Quand on applique cette solution, on se rend compte qu’on n’a finalement jamais de raison de punir son enfant.
    Pour répondre à Mme D :
    Je demande à ma fille si elle veut que je lui change sa couche, si elle veut que je lui fasse une couette, etc parce que je trouve que c’est important de respecter son corps. C’est le sien, elle en est maître. Je trouve que c’est cohérent avec ce qu’on apprend aux filles plus tard : personne n’a le droit de les toucher sans leur permission. Et la cohérence je trouve que c’est important, même si c’est dur à appliquer j’avoue. Et je vais même plus loin : je ne la force jamais à manger ce qu’elle n’a pas envie de manger, car je veux pas faire entrer quelque choses dans son corps sans qu’elle soit d’accord. Je trouve que ce n’est pas respecter son intégrité physique. D’ailleurs moi-même j’en garde de mauvais souvenirs.
    Là aussi je ne dis pas que c’est facile, c’est peut-être une théorie mais c’est celle vers laquelle je tends. Il y a des failles encore. Par exemple jusqu’à maintenant elle a toujours accepté ses médicaments, sauf la dernière fois, malgré les explications. A mon grand regret j’ai du lui mentir et le mélanger à son jus d’orange sans qu’elle le sache. Ben j’aime pas ça, et la prochaine fois je retenterai les explications.
    Vous dites « mon enfant n’est pas mon égal ». voici mon opinion : mon enfant est mon égal, mais ça ne veut pas dire que je ne sais pas plus de choses que lui. Je suis l’égale de n’importe quel être humain, quels que soient nos niveaux de connaissances respectifs. En ce sens je respecte tous les êtres humains, je ne me crois supérieure à personne. Ma fille sait que je sais plus de choses qu’elle, je le lui dis souvent. Et ces choses je les lui explique, je ne les lui impose pas. Et je lui explique encore et encore. Et un jour elle comprendra.
    Vous dites que la motivation des gens pour aller au travail c’est le salaire en fin de mois. C’est le cas effectivement pour beaucoup de gens, mais pas tous. Et moi justement ce que je souhaite pour mon enfant c’est de faire partie de cette petite portion de gens qui sont épanouis, qui ont trouvé leur voie, qui ne sont peut-être pas riche mais qui sont heureux. Je pense que c’est un peu le but de tous ces parents pratiquant (ou essayant de pratiquer) les méthodes éducatives dites « alternatives » : des enfants épanouis.
    La fessée ou la tape, si elle vient par réflexe ou saturation (c’est arrivé au papa), voilà comment nous on gère ça (ce n’est pas une leçon, c’est un exemple hein) : s’excuser après en répétant que la violence c’est mal, et en expliquant que des fois c’est dur à contenir, pour les grands comme pour les petits, mais qu’il faut faire de son mieux etc.. (je sens que je vais me faire lancer des pierres sur ce coup là)
    suite après

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  10. A Zozo : je trouve dommage de mélanger éducation respectueuse et éducation laxiste. Cela n’a rien à voir. De plus, je pense que si les enfants sont « méchants » comme tu dis, c’est plutôt d’écoute et de compréhension dont ils ont besoin. Ils ont besoin qu’on cherche quel est leur problème, la raison de leur méchanceté. A mon avis il y a toujours une raison, même si des fois elle est très difficile à trouver. La réprimande ne servirait qu’à les mater, les baillonner, les frustrer, sans gérer le fond du problème.
    Et enfin ma réponse à anonyme :
    Nous rigolions récemment avec un autre couple d’amis qui ont des enfants sur le fait que les papas (pas les papas en général hein, les deux présents) avaient tendance à gérer les enfants en « télécommande », c’est-à-dire de loin, avec la parole, alors que nous les mamans on avait tendance à surveiller de près. Et bien je trouve que le coup du « ton qui claque » c’est un peu ça, de la télécommande, de la gestion à distance. Moi je n’ai pas de mot qui stoppe, ma technique c’est la proximité et les explications. Plus elle comprend, plus je m’ « éloigne » et elle a de liberté. En attendant je reste proche et j’explique, encore et encore. Exemple de la route : je lui tiens la main, et je lui explique les dangers. A moi de m’arranger pour ne pas avoir les deux mains chargées de course, je m’organise en fonction. Ça ne veut pas dire qu’elle n’est pas libre. Elle est libre de gérer seule les situations qu’elle peut gérer, et pour le reste elle est libre aussi, mais accompagnée, de près ou de loin. Arf je m’embrouille, excusez-moi mais il est tard !
    Vous dites nous ne sommes pas des animaux mais nous avons une part instinctive. Dans des meutes de chien il me semble que les conflits se gèrent par des grognements, des combats, des démonstrations de force. Moi ce n’est pas ce genre de vie en société que je veux que ma fille apprenne. Arrêtons la violence. Et comme le dit pierre rabhi : faisons notre part du colibri. Je ne suis pas parfaite, j’ai un idéal que j’essaye d’appliquer, je fais de mon mieux, j’y mets tout mon cœur, et je crois que c’est ce qui compte.

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  11. Merci Gaëlle, je te rejoins dans ces propos. ça correspond à ce vers quoi l'on essaie de tendre à la maison...

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  12. Je te rejoins sur l'ensemble. C'est un peu comme ça que je vois l'éducation de mes enfants quand j'en aurai (par contre, j'ai trois petits frères dont je me suis énormément occupée dès la naissance). Toutefois, il y a quand même deux lignes qui m'interpellent dans ton article. Quand tu dis que tu lui demandes toujours son avis et notamment là: "Tu veux bien t'allonger pour que l'on change ta couche ma puce?" - "Tu veux bien que je te déshabille pour aller dans ton bain mon bébé?".

    Le jour où elle dit non, j'imagines que tu vas lui expliquer pourquoi c'est nécessaire de changer sa couche, ou de se déshabiller pour prendre le bain. Pour autant, à cet âge là, on ne peut quand même pas tout verbaliser d'une part(notamment parce que le stade de développement de l'enfant fait qu'il n'a pas de capacités d'abstraction à cet âge et ne peut par conséquent pas se représenter l'effet a posteriori d'une décision, entre autres) et quand un petit dans sa "crise du Non" a décidé qu'il n'avait pas envie, ça peut aller assez loin chez l'enfant (colères etc). Il me semble (mais peut-être que je me trompe, je ne sais pas et j'espère que ce que je vais dire ne va pas être pris de travers, c'est une réflexion et pas une critique^^), qu'un petit n'a pas forcément à se prononcer sur si oui ou non il a envie qu'on lui change sa couche. La couche est sale, on la change, c'est comme ça, et c'est essentiel pour son confort et ce n'est pas forcément négociable ou "reportable" dans le temps: l'hygiène, c'est maman qui décide quand, où et comment, parce que jusqu'à ce que l'enfant soit en mesure d'évaluer son hygiène et d'agir en conséquences (prendre une douche, se laver les mains...), il n'a que l'adulte pour assurer ce rôle à sa place. De la même manière, il n'y a pas forcément à être d'accord pour se déshabiller quand on va prendre le bain: pour se laver, on ne peut pas faire autrement que d'enlever ses vêtements. Laisser bébé choisir le moment du bain, effectivement ("avant ou après la tétée?" "Avant ou après l'histoire?"), mais le laisser émettre un avis sur une envie de se déshabiller ou non, je suis plus réservée.

    Est-ce que tu comprends où je veux en venir?

    ++

    WM

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  13. Hello WM, oui, je vois bien où tu veux en venir. En ce qui me concerne, car ce n'est bien là que ma vie et mon avis (huhu)... Ce n'est pas ma fille qui choisit l'heure du bain, de changer la couche, etc. Par contre, depuis toute petite, je lui ai toujours (et c'était instinctif je dirais) parlé de ce que j'allais lui faire, de ce qu'on allait faire, de ce qu'il y avait autour d'elle, bref je cause tout le temps quoi^^ Je le fais souvent sous la forme de questions. Et en fonction de la réponse, qu'elle soit verbale ou non verbale, je réagis en conséquence. Plus qu'une demande d'autorisation de lui faire qqch, c'est une façon de la préparer à ce que je vais faire, qu'elle soit au courant, qu'elle ne soit pas surprise tout en lui montrant que son corps lui appartient. Par exemple, je me suis rendue compte qu'à un moment, ma fille détestait qu'on change sa couche. Bien sûr, je le faisais quand même, en lui expliquant, etc. Et je commençais par "Allez, tu t'allonges, on change la couche" et je joignais le geste à la parole et souvent elle se braquait et se débattait. J'ai changé ma façon de faire et je lui demande "Tu veux bien t'allonger pour changer ta couche stp?". Parfois, elle ne le fait pas dans la seconde, mais le plus souvent, elle s'exécute immédiatement.Et le changement de couche se passe alors sans problèmes. Elle a montré par le fait de s'allonger qu'elle était prête.
    Je ne suis pas d'accord avec ta phrase "Pour autant, à cet âge là, on ne peut quand même pas tout verbaliser d'une part(notamment parce que le stade de développement de l'enfant fait qu'il n'a pas de capacités d'abstraction...". Personnellement, j'ai toujours considéré que mon enfant comprenait tout ce que je lui disais, même s'il ne comprend pas les mots ou le sens, il comprend mon intention. Je lui explique toujours tout ou presque, avec des mots simples. Quand je repense à quand ma fille était vraiment tout bébé, s'il y avait des moments où vraiment je sentais que non, à ce moment-là, elle ne VEUT pas que je change sa couche, c'est qu'elle avait un autre besoin qui lui était plus urgent. Et tant que la couche ne débordait pas ;) je m'efforçais alors de répondre d'abord à son besoin le plus urgent.

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  14. Ensuite, sur le fait d'être d'accord ou pas d'accord sur se déshabiller ou se laver les mains: imagine que ma fille ne veuille pas se laver après manger alors qu'elle sait très bien qu'il faut se les laver après manger (ce n'est pas négociable). Je lui dit par exemple "Tu as le droit de ne pas être contente, mais c'est la règle à la maison - on se lave les mains après manger. Point). Idem pour l'heure du bain - l'heure c'est l'heure et oui, on se déshabille avant le bain - ce n'est pas négociable. On commence par enlever tes chaussons, tu es d'accord? ET puis ton tee-shirt, tu veux bien? Et franchement, c'est beaucoup plus facile d'obtenir leur consentement quand on leur demande leur avis que quand on leur en donne l'ordre.
    Et de leur expliquer, que pour le coup, même s'ils ne sont pas d'accord (ce qui est leur droit) et bien on le fait quand même par ce qu'il le faut.

    Je rajouterais que par contre, il y a des choses que je n'arrive pas à faire (ba oui, ça arrive): lui couper les ongles par exemple. C'est la croix et la bannière. Et va couper les ongles à un enfant qui se débat. Elle déteste ça, elle hurle et tout et tout. Pour ça, je n'ai pas trouvé de solution et je refuse de la maintenir fermement au point de la contraindre. Il n'y a que ma mère qui y parvient, va savoir pourquoi - donc quand elle vient, c'est elle qui s'en occupe^^.

    Et puis il y a des choses non négociables (le bain, se laver les mains, etc) et d'autres oui. Elle n'aime pas les couettes... Après tout, ça ne fait plaisir qu'à moi les couettes (elle est trop avec des couettes). Donc quand elle n'en veut pas, je ne lui en fais pas *snif*

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  15. Hello,

    Merci pour ta réponse, effectivement là comme ça le sens des deux phrases que je soulevais est plus clair ;)

    Donc effectivement je suis bien d'accord sur l'ensemble :P

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  16. Je découvre ce billet et je te remercie d'avoir présenté ces livres qui retiennent particulièrement mon attention... Je partage cette vision de l'éducation mais depuis quelques mois j'ai un peu perdu mes repères et le quotidien avec ma fille de presque 3 ans est devenu très difficile. Nous essayons doucement de retrouver un semblant d'équilibre, nous verrons où nous mèneront nos efforts! A bientôt

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  17. @ Une mère ordinaire: je te souhaite beaucoup de courage alors! ah ce n'est pas facile tous les jours, c'est sûr. Encore aujourd'hui, ma fille faisait que de me taper (lol) - et ba je me suis retenue de justesse de ne pas lui mettre une tape sur la main. je comprends les parents qui craquent, ça peut nous arriver à tous. Le tout c'est d'essayer de trouver des alternatives et de désamorcer les choses avant la crise - pas toujours évident, je le conçois bien. Je t'envoie des bises de soutien^^

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  18. Billet très intéressant. Je ne suis pas d'accord avec tout ce que tu dis, mais je comprend mieux la vision de l'ENV.
    Juste une petite question qui m'est venue à l'esprit quand tu dis que tu demandes l'autorisation à ton enfant pour les soins. Maintenant elle parle ta puce j'imagine. Quand tu lui demande si tu peux l'habiller ou prendre le bain, et qu'elle te répond non. Tu fais quoi?
    Je puni ma fille, parfois même je lui donne une tape sur la main (j'aimerai m'en passer mais c'est instinctif, j'ai été élevée comme ça et j'avoue que j'ai du mal à me contrôler), je le fais quand elle fait quelques choses d'interdit, voir de dangereux, et quand je lui explique elle me regarde droit dans les yeux et rigole. Le seul truc qui marche, pour qu'elle se calme et moi aussi c'est d'aller dans sa chambre. Maintenant elle fait une bêtise, me regarde et file dans sa chambre. Je ne pense pas qu'elle se sente blessée ou quoi que ce soit d'autre.
    Beaucoup de parents prennent l'excuse de l'ENV pour ne pas donner de limites, pour démissionner. ça fait du bien de voir que la "vraie ENV" ce n'est pas l'abandon du rôle parental. Merci pour ton article qui m'a bien éclairer.

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  19. Doudie, toi ici, ça fait plaisir! ;) Pour te répondre sur les soins, oui, elle cause, tu peux le dire! Et si elle n'est pas d'accord, soit je lui dis bon tu joue encore 2 minutes et on y va et quand le temps est écoulé, je le lui dis et généralement elle accepte sans soucis. Si elle refuse, je lui explique qu'il faut le faire quand même, je lui explique calmement tout en commençant les soins. Généralement, ça se fait tout seul. Comme déjà expliqué, je lui demande son avis pour la prévenir, si elle n'est pas d'accord, je lui explique pourquoi il faut le faire, tout en le faisant...
    Je rebondis sur ce que tu dis: ce n'est pas parce qu'elle te regarde dans les yeux et rigole qu'elle ne comprend pas ce que tu lui as dit. J'essaie de faire en sorte qu'elle me regarde en me mettant à sa hauteur quand je lui explique qqch mais je ne cherche pas à tous prix à ce qu'elle me regarde dans les yeux. Et les fois où elle va dans sa chambre, ce n'est jamais une punition. En tous cas, on en l'exprime pas comme ça. Elle adore crier en ce moment: on lui explique qu'on ne veut pas qu'elle le fasse dans la voiture ou à côté de nous car ça nous dérange. Par contre, elle a le droit d'aller dans sa chambre pour crier. Donc quand elle crie, on lui dit, Si tu veux vraiment crier, tu peux aller le faire dans ta chambre. Et tu reviens quand tu veux. Soit elle y va quelques minutes, soit elle arrête de crier.
    Une fois où elle refusait d'écouter ce que je disais et n'en faisait qu'à sa tête, je lui ai dit de rester assise sur le canapé jusqu'à ce qu'elle se calme. Mais je pense qu'il faut rester en contact visuel avec eux quand ils sont face à ce trop plein d'émotions qu'ils n'arrivent pas à contrôler (c'est ce qui se passe quand ils font une "crise" par exemple). Bref, on essaie toujours une alternative à la punition ou à la tape sur les mains mais on pose des limites, ça oui! (je donne pas de leçons hein attention, je raconte juste comment on fait nous)

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  20. Je suis pour le dialogue, la communication, l'écoute. Et ça marche. quand j'explique à mon fils de deux ans pourquoi ne pas faire ci ou ça, et les conséquences, le plus souvent, il comprend. si je lui répète 3 fois la même chose, je le déplace, détourne son attention etc... mais il est arrivé que pour sa sécurité, mon compagnon lui mette une tape sur la main (il touchait une multiprise avec interrupteur), il s'en ai voulu, mais je me dis que ça lui a concrétiser un danger qu'il ne comprend pas, très abstrait pour lui. Je l'ai aussi mis au coin 2 minutes parcequ'il m'a mordu. mais je ne le mords ni le tape en retour, sinon qu'elle serait la valeur éducative de mes mots? la morsure est un trop plein d'amour, une pulsion, il faut aussi qu'il apprenne à la canaliser. parfois, je me sens dépassée par son comportement, et en parler à quelqu'un d'extérieur qui relativise permet de trouver des solutions! pas facile du tout, mais je respecte mes principes d'une certaine non-violence, je respecte mon fils, et je me respecte moi-même! ça n'a pas de prix! pour les soins, je lui explique ce que je vais lui faire, mais je ne lui demande pas son avis (comme Mme D.) et ça depuis qu'il est né.

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  21. @muuuum: dans le cas de la tape sur la main pour l'histoire de la prise, c'est plus le réflexe de lui faire lâcher un objet dangereux; ça je le comprends tout à fait, ça nous "échappe". Et oui, le soutien entre parents, c'est essentiel, en parler, prendre du recul (à condition de partager à peu près la même vision quoi ;)

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