Vous le savez, ici on a choisi la non-violence. On a choisi de ne pas lever la main sur nos enfants, pas même une petite tape. On a choisi de ne pas punir, de ne pas brimer, de ne pas faire peur.
Et pourtant.
Pourtant, parfois, c'est dur.
Malgré les livres sur la parentalité positive, malgré les conférences, les discussions, les ateliers de communication non-violente, malgré le fait que je sois absolument convaincue des effets néfastes de la violence dite éducative.
Parfois, malgré tout ça, je passe tout près.
Tout près de tout ce que je ne veux pas être.
Souvent, c'est quand je suis seule, quand je ne peux pas passer le relais alors que la colère m'envahit.
Quand elle ne m'écoute pas et n'en fait qu'à sa tête. Et que moi, je ne cherche pas à comprendre plus loin que "elle refuse de m'obéir".
Parfois alors que tu sais pertinemment que tu devrais t'arrêter, te maîtriser, souffler un coup, réfléchir et discuter, c'est plus fort que toi, ça monte, tu cries et tu l'empoignes un peu trop fort pour qu'elle aille mette son p*** de pyjama.
Et bien sûr, tu regrettes. Tu t'excuses. Tu t'en veux. Et un sentiment d'échec cuisant t'envahit.
Et si je lui avais fait mal?
Alors je me dis que quand même, heureusement que j'ai ce garde-fou. Heureusement que j'ai cette limite. Car même si parfois, je suis à deux doigts de la franchir, je ne la perds pas de vue.
Cette limite, elle me permet de toujours privilégier le dialogue, l'écoute, la maîtrise de moi-même et de ma colère.
Elle montre aussi à ma fille que non, la violence n'est pas permise et n'est pas normale. Et que si parfois, elle apparaît quand même, elle n'est pas justifiable et que la faute est toujours du côté de celui qui l'a commise. Pas celle de l'enfant.
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vendredi 17 janvier 2014
La limite
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mardi 18 juin 2013
Il n'y a pas de petites claques...
Aujourd'hui, je tenais à écrire sur quelque chose qui me tient vraiment à coeur. Pour la première fois aujourd'hui, j'ai entendu à la radio parler de violence éducative ordinaire. Les médias s'intéressent cette semaine aux châtiments corporels subis par les enfants puisqu'une campagne débute le 22 juin sur le thème : "il n'y pas de petite claque".
Je ne peux que saluer cette initiative qui je l'espère amènera le plus grand à prendre conscience des conséquences que peut avoir la violence éducative sur nos enfants (oui, même une petite tape sur la main, oui même une petite claque sur les fesses) et à réfléchir aux alternatives à la fessée (oui on peut élever ses enfants sans fessées ni punitions ET en posant des limites).
Et surtout, j'espère que cette campagne fera encore avancer le débat sur la nécessité d'une loi visant à protéger les enfants des coups de leurs parents et à interdire les châtiments corporels. 2 enfants par jour meurent sous les coups de leurs parents. C'est innacceptable. Je suis vigoureusement POUR une loi interdisant les châtiments corporels pour protéger les enfants de l'escalade de la violence, d'un coup qui part trop fort et de toute forme de violence dite "éducative".
Je vous invite à lire cet article décrivant la campagne, vous pourrez y retrouver la vidéo qui sera prochainement diffusée sur vos écrans.
Et je vous incite fortement à lire également cet excellent article de Working mama sur les violences éducatives: http://www.working-mama.fr/working-mama-sinterroge/etre-enfant-et-mourir-sous-les-coups-linfame-constat.
Pour trouver des alternatives à la violence éducative, n'hésitez pas à vous renseignez autour de vous s'il existe des associations de parents (pour les parents du Maine et Loire, vous pouvez aller du côté de l'association Apala-Parents en Layon - blog ici ou de l'association Une nouvelle Naissance), des ateliers de communication non violence selon l'approche Faber et Mazlish (voir ici s'il existe des ateliers près de chez vous: http://www.legrandatelierdesparents.fr/)...
Vous pourrez également trouver des ressources dans des ouvrages tels que (liste non exhaustive):
Parents efficaces de Gordon, les ouvrages de Faber et Mazlish, les livres d'Isabelle Filliozat (et notamment de l'excellent "J'ai tout essayé"), les ouvrages de Catherine Dumonteil-Kremer, les magasines Pep's et Grandir Autrement...
Et du côté d'internet et des blogs:
"Sans fessées, comment faire?" http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/19/43/08/sansfessee05-print.pdf
"Pourquoi appelle-t-on cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte et éducation le fait de frapper un enfant ?"
jeudi 1 décembre 2011
Mon père et moi...
Aujourd'hui, j'ai eu mon père au téléphone, on parle de tout et de rien, et puis il se met à me parler de mon petit frère, je l'écoute, et à un moment, il me sort: "de toute façon, il n'y arrivera jamais". Je ne ne vous donne pas le détail et le contexte de la conversation, mais cette petite phrase a réveillé en moi les blessures de mon enfance, et m'a fait réagir immédiatement. Pourquoi être si négatif? Certes, mon petit frère peut parfois être décourageant et j'aurais accueilli ce sentiment de ras-le-bol différemment s'il n'avait pas été exprimé par mon paternel. Mais cette petite phrase m'a rappelé les "Vous n'y arriverez jamais, vous êtes nuls, stupides, idiots (et j'en passe), mais bordel qu'est-ce qu'on va faire de vous?" que j'ai entendu si souvent dans mon enfance.
Vous l'aurez compris, mon père n'a pas lu Isabelle Filliozat ou Faber et Mazlish et parfois j'ai franchement envie de lui envoyer ces bouquins pour qu'il prenne la mesure des empreintes que ces "petites phrases" ont laissé en nous. Et qu'il comprenne qu'il aurait pu (dû?) faire différemment.
J'aurais envie de lui citer ce petit extrait de "Parents épanouis, enfants épanouis" d'Adèle Faber et Elaine Mazlish (si je pouvais je citerais le livre en entier tellement il foisonne d'idées que je trouve lumineuses):
Suite à cette conversation téléphonique, j'ai envoyé un message à ma soeur pour lui demander comment on avait fait nous pour s'en sortir après une éducation répressive et violente. Voici sa réponse (pleine de bienveillance et de douceur, vous noterez): "je sais pas trop, papa nous a donné de bonnes valeurs mais la douceur de maman a fait tout le reste". Et je suis persuadée qu'elle a raison. Mon père était un homme souvent dur, parfois violent, qui savait rarement s'exprimer sans crier ou nous humilier même s'il était malgré tout très aimant. Mais la douceur de maman, sa compréhension, sa bienveillance et son courage ont fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui.
Je parle rarement de cette partie de mon histoire et j'ai longtemps hésité avant de l'écrire, ces fêlures sont enfouies tout au fond de moi et parfois, comme aujourd'hui, elles remontent à la surface à cause d'un mot, une phrase... Elles font partie de moi et font aussi ce que je suis aujourd'hui. Elles font qu'aujourd'hui, je me questionne énormément sur les meilleures façons de communiquer avec mon enfant, comment l'accompagner avec bienveillance et respect. J'ai choisi de ne pas suivre l'exemple de mon père et de casser ce cercle vicieux familial où chacun reproduit ce qu'il a vécu... Mon grand-père était violent, mon père l'était, je ne le serai pas et j'espère que mon frère arrivera lui aussi à briser ce cercle. J'ai la chance d'être accompagné dans cette voie par Papa-Nature qui est d'un soutien sans failles et quand moi, j'ai besoin de puiser dans les livres les clés pour comprendre ma fille et lui parler, lui sait le plus souvent spontanément trouver les mots et prendre la juste mesure des choses.
Retrouvez également cet article sous un autre angle sur le blog collectif des Vendredis Intellos ici.
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mardi 27 septembre 2011
Burn-out Vs maternage
On entend beaucoup parler de Burn-Out en ce moment. Des ces parents qui pètent les plombs. Des ces mamans et papas épuisées, qui n'en peuvent plus. C'est même le thème du mois du célèbre blog "9 blogueurs racontent 9 mois" avec notre chère Mère Bordel en invitée spéciale.
Aujourd'hui, je me posais une question. Je me demandais si le maternage (ou le parentage) n'était pas un rempart contre l'épuisement maternel et paternel?
Attention, je ne suis pas en train de dire que les parents maternants sont totalement à l'abri d'un pétage de plomb, hein, on se calme... Mais je me demande, et c'est une vraie question que je pose, pas un jugement hâtif sur les personnes qui ne sont pas "maternantes", si le fait de comprendre les véritables besoins de son enfant et d'y répondre le mieux possible ne protège pas (un peu) de cette sensation d'être au bout du rouleau. Mon Dieu, suis-je à l'abri du burn-out???
La naissance d'un enfant, notamment du premier enfant (c'est la primi qui parle là, vous me direz ce que vous en pensez les copines multi) est un total bouleversement dans notre vie. On se rend compte que ce petit être a besoin de notre présence 24h/24h, on s'oublie un peu beaucoup, le couple en pâtit souvent, on se découvre père et mère, on se retrouve en face de sentiments difficiles à gérer, et en face du regard des autres (les bons conseils de Tata Simone hein)... Tout ça, plus s'occuper des plus grands si on en a, gérer la maison, éventuellement retourner au boulot, gérer la pression du boulot, la séparation, la culpabilité, le manque (moi, j'en ai souffert? non? regarde un peu ici) s'occuper des courses, se réveiller plusieurs fois par nuit, dormir environ 2h d'affilée maximum, se ré-approprier son corps et j'en passe. Donc oui, je comprends que quand l'on devient parent, l'on puisse parfois être complètement au bord de la crise de nerfs!
Mais le fait de porter son enfant, à la maison, comme à l'extérieur permet par exemple de continuer à vaquer à ses occupations préférées telles que ménage, repassage ou autres joyeusetés, sans avoir à courir à travers toute la maison dès que le petit daigne faire un bout de sieste (et donc oublier de se reposer, je sais, j'ai testé). Mais je me suis aussi vue passer avec l'aspirateur avec ma fille sur mon dos sans que ça la réveille de sa sieste (c'est ça le bonheur? putain, j'ai changé...)! On peut penser à soi sans forcément être centré sur son bébé qui participe de fait à nos activités, blotti sur notre dos ou sur notre ventre dans une écharpe par exemple. (Lire à ce sujet l'excellent bouquin: Porter bébé, avantages et bienfaits de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau dont je vous ferai la critique d'ici la fin de la semaine). Si bébé a faim, il suffit de lui rendre le sein accessible, tout en le portant, et là aussi, on peut continuer à s'occuper d'un plus grand ou autre chose... ça rend les choses plus pratiques de beaucoup de points de vue non?
Un bébé porté pleure moins, les études le prouvent. Ses besoins de sécurité affective, de toucher sont comblés, il n'a a pas besoin de pleurer pour être entendu et compris dans ses besoins. Le parent porteur sent tout de suite, avant même qu'il ne pleure, si son bébé a faim, besoin d'être changé ou autre (du coup, ça PEUT permettre d'éviter les crises de larme qui nous font désespérer - ça PEUT j'ai dit). Répondre aux demandes de son enfant le plus vite possible et le mieux possible fait qu'il aura en général beaucoup moins de mal à prendre son autonomie ensuite, il aura CONFIANCE et n'aura donc pas autant besoin de "tester" ses parents (si je pleure, en combien de temps, ils viennent? ne vont-ils pas me laisser si je ne leur montre pas que je suis là? j'ai besoin de savoir qu'ils viennent quand je les appelle...).
Porté, le bébé peut s'endormir dans une position confortable, bercé par les mouvements de son papa ou maman. Un bébé parvient à s'endormir seul dans une chambre au prix de grands efforts pour lui, il ne sera que mieux tout près de ses parents et pourra s'endormir paisiblement, sans pleurer la plupart du temps (c'est l'effet "magique" de l'écharpe).
Et puis allaiter, parlons-en! Les hormones qui entrent en jeu dans l'allaitement sont les hormones de l'amour et de l'attachement. Alors de là à dire que l'allaitement participe à nous rendre heureuses, il n'y a qu'un pas...que je ne franchirais pas mais quand même, ça aide ;)
Dormir avec son petit aussi préserve aussi un peu des nuits difficiles. Savoir que son bébé est à côté de soi, que ses besoins élémentaires sont comblés (besoin de chaleur, de proximité, besoins alimentaires aussi... le sein n'est pas loin)... et à peine se réveiller quand il se réveille, qu'il prend le sein et qu'on se rendort aussi sec... (le rêve...).
En maternant, on prend aussi confiance en soi-même, en sa capacité à être une bonne mère ou un bon père. Les réactions de notre enfants nous convainquent d'elles-mêmes que notre choix est le bon, et les pseudos-conseils des autres (les mauvais, je parle), on ne les entend même plus ou on sait quoi y répondre.
Bon, je vous fais le tableau idéal là, c'est loin d'être aussi facile pour tout le monde (et ça ne l'était pas autant pour moi!). Mais l'idée est là, non?
En maternant, on prend aussi confiance en soi-même, en sa capacité à être une bonne mère ou un bon père. Les réactions de notre enfants nous convainquent d'elles-mêmes que notre choix est le bon, et les pseudos-conseils des autres (les mauvais, je parle), on ne les entend même plus ou on sait quoi y répondre.
Bon, je vous fais le tableau idéal là, c'est loin d'être aussi facile pour tout le monde (et ça ne l'était pas autant pour moi!). Mais l'idée est là, non?
La reprise du travail précoce aussi, quand elle n'est pas bien vécue, peut être aussi un facteur de pétage de plomb ! Vouloir tout faire en même temps: travailler, s'occuper de son enfant, de sa maison, passer du temps avec son homme... et ne pas y arriver, ou avoir le sentiment d'être dépassée. (Ceci est un message pour le gouvernement: merci de bien vouloir allonger le congé-maternité et revaloriser le congé parental. Cordialement).
On a beaucoup parlé du livre de Stéphanie Allenou "Mère Epuisée". Je n'ai pas encore eu le temps de le lire mais j'ai lu l'excellente critique du blog Maman Travaille ici. J'y apprend que pour les mères au foyer ou en congé parental, les choses ne sont pas plus simples: la solitude, le manque de vie sociale, le manque de stimulations intellectuelles, tout ceci peut être aussi pesant que d'être séparée de ses enfants toute la journée.
Plus tard, comprendre les besoins de son enfant et d'où viennent ses réactions me semble être essentiel pour éviter le pétage de câbles en règles. Combien de parents s'énervent devant une réaction (normale) d'enfant? Non, votre monstre n'est pas juste un manipulateur capricieux, non il n'est pas "coquin", "malin" ou fourbe s'il veut être dans les bras, dormir près de vous ou s'il veut tous les jouets du magasin.
Non, il ne fait pas exprès de ne pas mettre son manteau juste pour vous faire enrager.
Si les parents réagissent ou pensent comme cela, en s'énervant, je comprends qu'ils pètent les plombs.
En revanche, quand on prend du recul, qu'on essaie de comprendre son enfant, d'être bienveillant et que l'on trouve des méthodes de communication plus épanouie et non-violente, on prend un réel plaisir à passer du temps avec nos affreux (même si parfois oui, ils nous mettent hors de nous et oui, on a le droit d'être en colère). Merci au passage à Isabelle Filliozat hein, elle m'aide à rester zen devant les réactions de ma terrible two, depuis que je les comprends et que je sais (mieux) comment y répondre.
J'imagine que Burn-outer, c'est un tout hein. Si le travail te fout la pression, que ton homme t'énerve, que le mode de garde de ton enfant est nul, que tu n'arrives pas à trouver une minute pour toi, que ta famille te met la pression, que tes nuits sont catastrophiques et que par dessus le marché tes gamins te sortent par les yeux avec leurs conneries, alors là je me doute qu'il est facile de péter un câble. Adepte du maternage proximal ou pas.
Et vous, vous en pensez quoi? Vous vous sentez à l'abri du burn-out ou pas du tout?
Pensez-vous que le maternage peut être un rempart contre le pétage de plombs? (si je vis dans le monde des bisounours, n'hésite pas à me le dire. Bisous).
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vendredi 22 juillet 2011
Vendredi Intello #2: Miss-Nature ne veut pas dormir!
Alors aujourd'hui, le thème de ma contribution au deuxième vendredi intello de Mme Déjantée sera le sommeil! Ah, le sommeil, quel Graal! Quand on devient parent, c'est la première chose qu'on perd... Adieu les grasses matinées, les nuits ininterrompues et les câlins au milieu de la nuit!
Et la qualité ainsi que la durée de notre sommeil influe grandement sur notre humeur du jour. Alors forcément, ça devient un enjeu très important...
Pour ceux celles qui me suivent un peu sur les réseaux sociaux, vous aurez remarqué qu'en ce moment, chez nous, le sommeil est un peu perturbé. Enfin, celui de Miss-nature, donc le nôtre, CQFD.
Je précise qu'au tout début, après un mois de co-dodo, Miss-nature avait décidé qu'elle ferait des nuits de 12h, comme une grande, dans son lit. Alléluia! Même si secrètement, j'aurais aimé dormir plus souvent avec mon bébé. Mais bon, elle dormait bien et nous aussi.
Vers 16 mois environ, les choses se sont un peu gâtées, les réveils au milieu de la nuit devenaient de plus en plus fréquents. Maintenant que j'y repense, c'est à cette période qu'elle s'est enfin mise à marcher, et il paraît que les grandes acquisitions peuvent perturber le sommeil. Elle réclamait à manger (du lait, un gâteau, ou les deux). "Et tu lui donnes?" m'a-t-on dit une fois. Ou ma pédiatre "Ah, il ne faudrait pas que ça devienne une habitude!".
Et concrètement, on fait quoi quand son enfant a faim au milieu de la nuit? Si je l'allaitais toujours, je lui aurais donné le sein sans problèmes. Alors pourquoi pas un biberon? Je la laisse s'égosiller et se rendormir le vendre vide alors qu'elle a faim? Si je lui dis "Non, c'est pas l'heure", elle s'égosille jusqu'à l'avoir son bib ou son biscuit. Si je le lui donne, elle avale ça en 5 minutes chrono, me tend le biberon "Dodo, maman" et hop, au lit sans broncher. Le choix est vite fait et les minutes de sommeil à 3h du matin très précieuses.
En ce moment, Miss-Nature, 22 mois, se couche de plus en tard. Au printemps, elle a commencé à s'endormir vers 21h30 puis 22h (ça avait toujours été entre 20h et 20h30 auparavant) et depuis quelques jours, c'est de pire en pire. Autant dire que Papa-nature et moi n'avons plus de soirée juste pour nous deux. Nous avons essayé de la coucher plusieurs fois, sans succès. Elle a fini par bien vouloir d'endormir vers 23h42.
Pour en venir au propos des vendredi intellos, je vous livre un extrait de "Au coeur des émotions de l'enfant" (oui, je suis dans ma phase Filliozat - voir ici) dans le paragraphe intitulé "L'écoute empathique".
"L'écoute empathique consiste à refléter ce que vous entendez dans ce que vient de dire l'enfant, en retenant les aspects signifiants, c'est à dire, l'émotion, le sentiment ou le désir. Il ne s'agit pas tant d'écouter les mots que d'entendre ce qui les sous-tend. Concentrez-vous sur le mouvement intérieur de l'enfant plutôt que sur les faits. Accompagnez votre enfant et non les évènements extérieurs. A la phrase "Je n'ai pas envie de dormir" - Répondez "Tu n'as pas envie du tout!" plutôt que: "Il faut bien que tu dormes pour être en forme demain." Vous pouvez continuer par quelque chose comme "Tu as le droit de ne pas en avoir envie, c'est vrai, tu préfèrerais continuer à jouer, je peux comprendre ça." (Tout en continuant à le coucher...). Vous n'y croyez pas, faites donc l'expérience. Si vous êtes déjà dans un jeu de pouvoir avec vos enfants, il est probable que les premiers jours, Martin ou Amélie résisteront. [...] Quand ils auront compris que vous respectez leurs sentiments sans entrer dans une lutte de pouvoir, ils accepteront de ressentir leur fatigue, et se coucheront plus facilement à l'heure bonne pour eux. Nous pouvons souvent faire confiance à nos enfants pour savoir ce qui est bon pour eux, sauf si nous sommes avec eux dans un rapport de force."
Alors, je vais peut-être tester la méthode Filliozat et voir si ça s'améliore (parce que les "Allez, il faut faire dodo maintenant il est l'heure" - ça n'a pas l'air de fonctionner). Est-ce qu'il y a vraiment des recettes miracles? Est-ce les acquisitions du moment qui la perturbent (on arrive dans l'âge où on commence à apprivoiser la propreté)? Est-ce qu'elle nous manipule et qu'on répond trop vite à ses pleurs (hein, Papa-Nature?)? Est-ce qu'on est incapables de lui imposer une limite? Est-ce saisonnier, elle suit le rythme du soleil?
Bref, beaucoup de questions autour de cet enjeu crucial. Ce qui me rassure un peu, c'est que j'ai quelques copines qui semblent être dans le même cas, avec des nains qui veulent dormir qu'une fois la nuit tombée. En attendant, on essaie de faire preuve de patience... Mais putain, on est fatigués! ;)
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vendredi 15 juillet 2011
Aujourd'hui, c'est vendredi, et c'est intello!
Aujourd'hui, j'ai choisi de répondre à l'invitation de cette folledingue de Mme Déjantée qui se dit qu'un peu de lecture, et de partage d'intelligence ne nous fera pas mal. Et moi, je trouve qu'elle a pas tort.
Alors, à mon tour de te donner envie de lire (si ce n'est pas déjà fait) un petit guide pratique dont je parle déjà un peu ici. Je te livre (héhé) un petit extrait pour te mettre en haleine, de "Poser des limites à son enfant et le respecter" de l'excellente Catherine Dumonteil-Kremer. Il se trouve dans l'introduction du bouquin:
"Nos enfants nous aiment inconditionnellement et ne sont nullement responsables de nos détresses passées; ils nous offrent une chance inestimable: celle de pouvoir les repérer et les travailler à notre façon.
Après les coups, ce sont les punitions qui sont passées à la trappe, et leurs corollaires directs: les récompenses. Même si le terme est fort, il me semble qu'il ne s'agit là que de manipulations. C'est toujours avec les meilleurs intentions du monde que nous punissons un comportement dans l'espoir qu'il disparaisse, et que nous en récompensons un autre afin de favoriser son développement. Ce sont des moyens que nous connaissons bien, ils ont été à la base de notre éducation. Ils entraînent pourtant des conduites d'évitement pour ce qui est des perspectives des punitions. Une peur constante habite l'enfant qui cherche désespérément le "bon" comportement pour ne pas contrarier ses parents. Il recherche aussi la récompense, les félicitations, il devient prisonnier de l'autre, de son jugement.
La peur va entraîner avec elle le mensonge, l'absence de relation de confiance avec les parents. Masquer les réalités indésirables va préoccuper les enfants, puis les adolescents qui ont été punis, à moins qu'ils ne baissent les bras et ne se soumettent définitivement à toutes les formes d’autorité, sans pouvoir les remettre en questions. [...] Comment agir sans coups, ni punitions? Comment accompagner nos enfants sans les intimider, les contraindre verbalement, sans les culpabiliser? C'est le seul objet de ce livre et j'espère que vous y trouverez les ressources que vous cherchez."
Je te laisse méditer là-dessus... Et n'hésite pas à aller voir les autres participations au salon du vendredi de Mme Déjantée!
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lundi 20 juin 2011
Question(s) d'éducation!
Alors aujourd'hui, je vais te parler d'éducation. Non pas que je sois spécialiste en la matière, loin de là mon ami(e). Je voulais te parler d'éducation simplement parce qu'en tant que parents, on y est confrontés tous les jours à cette question: comment accompagner au mieux nos enfants? Comment réagir à leurs caprices comportements? comment comprendre et décoder leurs émotions?
Je vais te donner mon humble avis cher lecteur, et je serais bien curieuse de connaître le tien. Parce qu'en la matière, il y a mille manières de faire. Mais il y en a quand même des manières qui me laissent pantoise.
L'éducation, quel sujet épineux me diras-tu. Et tu aurais raison! Tu as déjà essayé d'en parler avec ta famille, tes amis, les autres parents que tu rencontres? C'est plus que difficile, surtout lorsque tu vois un comportement que tu ne cautionnes pas (celui des parents généralement), surtout lorsque tu te dis "je ne ferais pas comme ça et je ne crois que ce parent ait raison de réagir comme ça". Mais de quel droit tu irais lui en parler? Pourquoi ta manière de faire serait plus légitime que la sienne? Et toi, aimerais-tu que l'on vienne remettre en cause ta façon de faire surtout dans un moment où tu es énervé(e), excédé(e), dépassé(e) parfois?
Je ne suis pas là pour critiquer les autres façons de faire mais je vous parler des choix que l'on a fait, moi et môôsieur, pour notre famille. Ou du moins, ce qu'on essaie de mettre en place. Parce que pour l'instant, c'est facile, tu me diras, elle n'a que 21 mois, elle va encore t'en faire voir de toutes les couleurs - tu verras quand elle aura 12 ans - OK, j'ai le temps de voir venir. Mais tout de même, les jalons se posent dès la naissance de nos enfants, les bonnes habitudes (les nôtres, celles des parents) se prennent tôt!
Depuis ma grossesse, je savais que j'allais me poser mille questions sur l'éducation de ma progéniture. Je n'avais pas encore d'idées arrêtées, mais j'étais absolument certaine d'une chose: je voulais pour mon enfant, mettre en place une éducation qui soit la plus respectueuse possible d'elle-même en tant qu'être humain. Je savais que je voulais tout faire pour l'accompagner afin qu'elle soit la plus équilibrée et heureuse possible. Et surtout que jamais elle ne puisse douter de l'amour que nous lui portons.
Et je pensais que cette relation devait d'instaurer dès la naissance de notre crapouillette, voire même avant. D'instinct, nous lui avons toujours parlé, expliqué tout ce que nous faisions, ce que nous allions faire. Nous lui demandions toujours son avis avant de lui faire quoi que ce soit. "Tu veux bien t'allonger pour que l'on change ta couche ma puce?" - "Tu veux bien que je te déshabille pour aller dans ton bain mon bébé?" - Pour nous, le respect de notre enfant commençait dès son plus jeune âge.
Je savais aussi que j'allais avoir besoin de m'inspirer de lectures pour me rassurer dans mon instinct, pour m'aider à accompagner mon enfant. J'ai peu de repères par rapport à ma propre éducation. Elle m'aura surtout appris ce que je ne voulais pas reproduire. Je savais donc ce que je ne voulais pas: je ne voulais pas de fessées, de tapes ou tout autre châtiment corporel; je ne voulais pas d'éducation "militaire" où l'enfant doit obéir au doigt et à l'oeil juste parce qu'il est l'enfant et nous l'adulte (le concept même d'obéissance me dépasse à vrai dire), je ne voulais évidemment pas d'humiliations, de brimades; je voulais éviter les cris à tout prix. Plus tard, au fil de mes lectures, j'ai été rassurée en apprenant que l'on pouvait tout à fait se passer de punitions ainsi que de récompenses. Et j'ai su que c'était dans cette voie que je voulais aller avec ma famille: accompagner nos enfants de façon respectueuse et non-violente.
Attention, je t'arrête tout de suite cher lecteur. Il ne s'agit en aucun cas d'une éducation permissive ou laxiste. Au contraire. Un enfant a besoin d'un cadre, de repères rassurants, il a besoin de savoir où sont les limites.
Il est normal qu'il chercher à tester ces limites, qu'il veuille les dépasser. Et il est tout aussi normal que nous, parents, nous tenions fermement à les lui rappeler.
Le livre "Poser des limites à son enfant et le respecter" de Catherine Dumonteil-Kremer m'a fait comprendre beaucoup de choses sur ce point. Elle explique par des cas concrets, les solutions de communication que l'on peut mettre en place avec son enfant pour faire respecter ces limites.Présentation de l'auteur: L'auteur vous propose ici une approche qui se base sur l'écoute des besoins de votre enfant, de ses émotions et réactions. Mais être dans cette démarche ne signifie nullement supprimer toutes les limites à son enfant. Par ses nombreux exercices, jeux et situations pratiques, ce petit livre vous apportera souvent l'occasion de trouver des solutions, ludiques et enrichissantes, pour maintenir la qualité du dialogue et de gérer la relation aux tentatives de votre enfant faces aux limites imposées ou naturelles."
La question de la fessée et autres châtiments corporels:
Les fessées, claques, gifles, tapes ou tout autre châtiment sont totalement proscrits chez nous. Je suis totalement d'accord (et Chouchou aussi) avec tous les experts qui disent qu'une fessée vient simplement du manque de contrôle de l'adulte. L'adulte est dépassé par la situation et n'a d'autre "réflexe" que de frapper pour exprimer sa colère, son mécontentement. Et c'est très certainement une solution de "facilité". Oui, c'est certainement plus simple de mettre une claque pour couper court à une colère d'un enfant ou de l'envoyer dans sa chambre pour ne pas l'entendre mais ça ne résout en rien le problème de l'enfant qui est en proie à un surcroît d'émotions qu'il ne peut contrôler. Dans cette situation, l'enfant a besoin d'être contenu tendrement mais fermement, il a besoin de contact avec le parent ou l'adulte, il a besoin d'être entendu, écouté, compris.
Ce n'est qu'un exemple. Mais dans tous les cas, comment expliquer à un enfant que l'adulte peut le frapper, mais que lui ne doit pas frapper. Comment expliquez-vous qu'on ait encore le droit de frapper ses enfants, mais pas son conjoint, ses collègues et les autres adultes? Comment aider notre enfant à devenir une personne équilibrée si on la fragilise à ce point? Si on nie son humanité, si on bafoue ses droits, si on réduit à néant son estime de lui et sa confiance en lui? Certes, une éducation violente peut être efficace et "porter ses fruits" comme on dit, mais avec quelles conséquences sur nos enfants? Veut-on que nos enfants obéissent aux règles parce qu'ils ont peur de nous ou parce qu'ils auront compris pourquoi appliquer telle règle? Veut-on en faire des moutons obéissants sans se poser de questions ou des êtres humains doués d'esprit critique? Pour moi, la réponse est claire...
Alors, on entend souvent, une fois de temps en temps, ce n'est pas grave? il n'y a pas mort d'homme. Certes, mais ce sera toujours une preuve de l'échec de l'adulte à avoir su réagir intelligemment et à trouver la solution adéquate au problème de l'enfant. Je ne jette pas la pierre aux parents qui de temps à autre ont déjà frappé leurs enfants. Mais j'aimerais beaucoup les inviter à prendre le temps de réfléchir à d'autres solutions, et à une meilleure communication avec leur enfant.
Il va sans dire que je suis pour l'interdiction de la fessée par une loi. Pour protéger les enfants. Pour que les parents se rendent compte de la gravité de leurs actes. Certes, il y a un pas entre les fessées et la maltraitance. Mais il y a un pas que certains parents franchissent facilement, peut-être malgré eux. Et pour un enfant, comment lui même peut-il savoir s'il est maltraité? Où est la limite?
Eduquer sans punitions ni récompenses:
A vrai dire, je n'avais pas pensé que c'était possible avant d'écouter des témoignages de parents qui avaient fait ce choix, et avant de lire certains ouvrages traitant de ce sujet et donnant des alternatives. Pour moi, la punition était presque un passage obligé, c'était banal. La récompense, je savais déjà que cela ne faisait pas partie de mes principes éducatifs. Cela ne l'était pas non plus pour mes parents. Je n'ai jamais compris que des parents offrent à leurs enfants des cadeaux quand ils avaient de bonnes notes! Alors quoi, une bonne note = un cadeau, une très bonne note = un très gros cadeau? - Et plus encore que la récompense elle-même, c'est la promesse de récompense qui me gêne. Si tu travailles bien à l'école, tu auras une console de jeux. On apprend donc aux enfants qu'il faut travailler à l'école pour avoir des cadeaux? Je trouve que la récompense pousse à faire des choses pour de mauvaises raisons. Et je préfère que mon enfant soit motivé à bien travailler à l'école pour d'autres raisons, qu'il découvre le plaisir d'apprendre, et qu'il prenne conscience de l'importance de l'école pour être maître de ce qu'il voudra devenir plus tard.
J'ai pris conscience de l'absurdité des punitions. Au même titre que la récompense, elle pousse à faire des choses pour de mauvaises raisons. On dit parfois que c'est pour marquer le coup, pour qu'il s'en rapelle... N'y a-t-il pas d'autres moyens? Plus que la punition, je préfère le concept de réparation. Tu as fait du mal à quelqu'un, tu vas t'excuser et tu essaies de réparer ce que tu as cassé. A quoi bon interdire à son grand de 10 ans d'aller au foot, ou de regarder la tv pendant 1 semaine? Surtout que la plupart du temps, on émet des punitions trop dures que l'on ne tient pas - la vertu éducative est donc complètement délitée. Je ne sais pas encore si l'on se tiendra tout le temps à ce principe, peut-être que parfois nous ne trouverons pas d'autre solution que celle de punir. Mais nous ferons tout pour trouver d'autres solutions, pour tenter de comprendre et pour privilégier la communication et la réparation dans la mesure du possible.
A 21 mois, je ne considère pas que ma fille fasse des bêtises. Elle découvre, elle explore, elle teste, oui. Et quand ce qu'elle fait ne correspond pas aux attentes que nous avons, nous adultes, nous lui expliquons pourquoi et en fonction de ses capacités, nous l'incitons à "réparer". Elle a été cherché un paquet de thé et l'a renversé par terre. Patatras! Ni une, ni deux, j'ai pris la pelle et la balayette et lui ai montré comment nettoyer, elle n'y arrivait pas très bien mais l'intention était bien là. Elle acompris qu'elle ne devait pas le faire (ce qui ne l'empêchera peut-être pas de recommencer plus tard - mais elle demandera peut-être d'elle-même la balayette pour nettoyer). On n'aurait pas idée d'engueuler ou de frapper, ou d'envoyer dans une pièce à l'écart un invité qui a cassé un verre? Et bien, avec mon enfant, ce sera la même chose. Ne t'inquiète pas mon amour, ce n'est pas grave et ça arrive. Mais il faut faire très attention avec les choses en verre, elles se cassent facilement.
On est aussi beaucoup plus sereins quand l'on comprend pourquoi notre enfant a tel comportement. Les parents qui réagissent avec excès peuvent avoir l'impression que leur enfant les manipule, qu'il veut les faire enrager, qu'il le fait exprès, etc. Il est donc intéressant de se rendre compte que certains comportements sont tout à fait normaux à cet âge-là, que TOUS les enfants passent par cette étape. Qu'ils ne le font pas contre nous, mais qu'ils ont besoin de le faire pour grandir, pour avancer, pour tester et pour qu'on leur répète encore et encore que non, il ne faut pas faire ci ou ça.
Quelqu'un me racontait l'autre jour que son enfant avait été mordu par un autre chez la nounou, très fortement, au visage. Bien sûr, ça a énervé cette maman, qui aimerait que son enfant se fasse martyrisé par un autre? Elle a ensuite relativisé et s'est dit qu'elle aussi aurait pu se retrouvé dans la situation de la maman de l'enfant qui mord. Elle s'est dit que cet enfant avait besoin d'être aidé et compris. Le soir, la maman du petit garçon l'a appelé et s'est confondu en excuses suite au comportement de son fils. Elle lui a dit de ne pas s'inquiéter, qu'il était puni dans sa chambre depuis deux heures (il a deux ans) et que son père l'avait mordu pour lui faire comprendre... Aoutch. Pour moi, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Cet enfant a sûrement besoin d'être entendu, écouté, compris. Et on ajoute de la souffrance à sa souffrance. Aïe.
Le dernier livre d'Isabelle Filliozat donne beaucoup d'exemples concrets quant à des manières de réagir face à tel ou tel comportement de l'enfant de 1 à 5 ans. Il donne à réfléchir et à prendre du recul sur nos propres manières de faire. Et je pense que le plus important est là: savoir prendre du recul et se remettre en question.Présentation de l'auteur: Les parents ont tendance à interpréter les comportements excessifs ou énervants des bambins comme des manifestations d’opposition, de mauvaise volonté, d’insolence. D’autres se culpabilisent et cherchent le traumatisme. Et s’il y avait d’autres causes ? Les récentes découvertes de la neurophysiologie et de la psychologie expérimentale éclairent d’un jour nouveau ces comportements exaspérants.
Dans notre petite famille, nous essayons donc toujours de privilégier, l'écoute attentive de l'enfant, l'explication, la compréhension des émotions et sentiments, l'échange. Nous essayons d'inculquer des règles, de poser des limites de façon respectueuse et non-violente. Nous n'avons pas de solution à tout et nous ne savons pas encore nous allons réagir face à des situations qui nous dépasseront sûrement quand notre enfant grandira. Mais nous avons posé les bases de notre communication avec notre enfant. Nous souhaitons qu'elle grandisse avec un sentiment de sécurité permanent, qu'elle soit rassurée sur l'amour qu'on lui porte.
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