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dimanche 20 janvier 2013

Ma reprise du travail... avec ma fille!

Demain, Mini-Pépette aura 3 mois. Déjà (ouiiiiiiinnnn). Oui, je vais le REdire, le temps passe vite. Mais si vous êtes des parents, vous le savez déjà ça.
A son âge, ma Miss-nature commençait à aller chez sa (super) nounou pendant que je reprenais le chemin du travail (long le chemin, 100 bornes). Tu peux te rafraîchir la mémoire ici.



Mais ma Mini-Pépette restera avec sa maman. Je la vois si petite, si dépendante de mois, et je me rappelle que pour ma grande, je n'ai pas eu le choix. Mais je savais que je ne ferais pas deux fois la même erreur. Pour ma deuxième, je me suis organisée en amont. Ma création d'entreprise, c'est pour elle que je l'ai faite finalement. Pour ma famille. 

Je trouve que j'ai une chance inouïe. Celle de pouvoir travailler chez moi, à temps partiel, et de m'occuper de ma toute-petite qui a besoin de moi plus que quiconque. Alors, oui, ça demande des aménagements. Non, ce ne sera pas facile tous les jours. Mais quand je la regarde, qu'elle me sourit, je sais que j'ai fait le bon choix.

Heureusement, j'ai une petite fille qui dort bien la journée, elle me laisse le temps dont j'ai besoin pour avancer dans mon boulot (en tous cas, pour le moment). Et puis, elle peut passer de longs moments, calme, allongée, à regarder un mobile, joindre ses mains et les regarder, explorer les sensations de ses mains, ses pieds, son corps sur le tapis.
Bien sûr, elle passe aussi du temps en écharpe. Mais pas tant que ça finalement, parce que la plupart du temps, elle s'endort. Et la plupart du temps je parviens à la poser sans la réveiller (ça, c'est le genre de phrases qui risque de me porter la poisse - ne lis pas ces mots Mini-pépette). Pour le moment, elle n'a besoin que de mes bras, ma présence, nos tétées, nos câlins...

Je ne sais pas combien de temps je vais réussir à concilier ainsi les besoins de mon enfants et mes impératifs professionnels. Je me suis donnée entre ses 9 mois et 1 an. L'âge où elle commencera à se déplacer. Sans doute qu'il y aura un moment où ce ne sera plus possible pour moi de travailler tout en accordant à ma fille toute l'attention dont elle a besoin. Mais en attendant, je vais profiter d'elle un maximum. Et elle, de moi.

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mercredi 1 août 2012

Moi, femme, maman et entrepreneuse

Comme je suis un peu maso, je vais profiter de mes vacances et de la sieste de Miss-Nature (oui, elle dort!!!), pour te parler un peu de mon boulot. Je suis folle hein? 



Nan mais en vrai, mon boulot, je l'ai choisi, je l'ai voulu en accord avec ce que j'aime et avec ma vie de famille. Alors, c'est pas facile tous les jours, créer son entreprise (de services administratifs), se lancer dans l'inconnu (au moins en partie même si les risques que je prends sont calculés), ne pas avoir droit à l'erreur, devoir tout assumer, devoir quand même regarder ses mails en vacances... Mais ça a des avantages que pour le moment je ne suis pas prête à abandonner de sitôt.

J'ai choisi de travailler à 80% voire un peu moins. cette année, ma fille allait chez la nounou de 09h30 à 17h30 tous les jours sauf le mercredi. Ce qui fait que je travaille d'environ 10h à 17h ces mêmes jours. Parfois, je rattrape un peu le soir quand ma miss est couchée mais c'est assez rare. En tous cas, j'apprécie la chance que j'ai de pouvoir passer mes mercredis avec elle. C'est notre journée rien qu'à nous, on a notre petit programme hebdomadaire: activités, bibliothèque, marché, papotage avec les copines... 

Dans la semaine, on n'est pas trop speed le matin (même si on arrive à être en retard presque tous les jours) et on a le temps de profiter d'être ensemble le soir. J'ai gagné en confort de vie, on s'y retrouve financièrement et c'est tout notre équilibre familial qui s'en porte mieux. A partir de septembre, elle ira à l'école le matin. Je commencerai donc le boulot un peu plus tôt, et je la récupérerai aussi plus tôt chez la nounou, chez qui elle ira l'après-midi.

Je ne dépends de personne, enfin pas d'un patron en tous cas. Etant donné que mes anciens employeurs étaient plutôt du genre toxiques et au relationnel pourri, je peux te dire combien j'apprécie de ne dépendre que de moi-même. Bien sûr, je peux avoir la pression de mes clients, mais elle est toute relative. Je travaille dans un milieu somme toute assez "décontracté".  Et puis a priori, mon travail étant bien fait, je n'ai pour le moment pas de soucis relationnels ou de pression particulière. Il faut que le boulot soit fait dans les règles et dans les temps, point.

Alors, certes, je n'ai véritablement de congé-maternité dans le sens où je vais tout de même devoir superviser le boulot. Mais j'ai quand même la chance de pouvoir payer quelqu'un à temps partiel pour me remplacer durant quatre mois. J'aurai du boulot de vérification, je devrai m'assurer que tout roule, je ne serai donc pas complètement libérée comme on peut l'être quand on est salarié. Mais quand même. J'aurai quelqu'un pour faire le gros du boulot donc si tout va bien, je pourrai quand même profiter de quelques mois de repos (?) pour me consacrer presqu'entièrement à Mini-poupette.


Dans cet article, je racontais combien ma reprise du travail alors que Miss-nature n'avait que 3 mois avait été éprouvante, difficile. Je ne veux pas revivre ça. On dit qu'un bébé aurait besoin de 18 mois dans le ventre de sa mère mais que l'évolution de notre espèces et la bipédie fait que la tête du bébé ne passe plus après 9 mois. Le petit dhomme naît donc prématuré, même s'il est à terme. Il lui faudrait encore 9 bons mois dans le creux du ventre de sa maman. A défaut, et dans l'idéal, il a besoin s'être au creux de ses bras, d'être avec elle. Je sais que ce n'est pas possible pour tout le monde. Mais mon choix de création d'entreprise a aussi été motivé par ça. Savoir que pour mon prochain enfant, je n'aurai pas à le confier si tôt à quelqu'un d'autre. 
En tous cas, moi, je ne me sens absolument pas prête à confier Mini-Poupette à quelqu'un tant qu'elle n'aura pas au minimum 6 mois pour quelques heures par ci par là, voire 9 mois. Je me suis mise en tête que je la mettrai en garde le temps de mon travail, à peu près quand elle commencera à se déplacer par elle-même.

J'espère donc que cette deuxième petite fille aura besoin de suffisamment dormir dans la journée pour que je puisse faire mon travail. Je m'imagine déjà avec elle dans l'écharpe dans mon dos et moi à mon bureau. Ou elle dans le sling, au sein, pendant que je suis sur l'ordinateur. Ou encore la voir dormir à côté de moi comme une bienheureuse dans un hamac pendant que je travaille. (Comment ça, j'idéalise?).
Je sais que ce ne sera pas facile, que je serai sans doute obligée de bosser un peu le soir et le week-end, que je serai crevée, que j'aurai des moments de découragement. Mais ma princesse aura sa maman (et son lait tout chaud) avec elle. Et ça, je suis sûre que ça n'a pas de prix.

Et vous, comment vous gérer votre équilibre familial?
(Et si jamais y a des entrepreneuses dans la salle qui bossent avec leur bébé, je prends toutes les astuces ;)




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mardi 27 septembre 2011

Burn-out Vs maternage

On entend beaucoup parler de Burn-Out en ce moment. Des ces parents qui pètent les plombs. Des ces mamans et papas épuisées, qui n'en peuvent plus. C'est même le thème du mois du célèbre blog "9 blogueurs racontent 9 mois" avec notre chère Mère Bordel en invitée spéciale.



Aujourd'hui, je me posais une question. Je me demandais si le maternage (ou le parentage) n'était pas un rempart  contre l'épuisement maternel et paternel? 

Attention, je ne suis pas en train de dire que les parents maternants sont totalement à l'abri d'un pétage de plomb, hein, on se calme... Mais je me demande, et c'est une vraie question que je pose, pas un jugement hâtif sur les personnes qui ne sont pas "maternantes", si le fait de comprendre les véritables besoins de son enfant et d'y répondre le mieux possible ne protège pas (un peu) de cette sensation d'être au bout du rouleau. Mon Dieu, suis-je à l'abri du burn-out???

La naissance d'un enfant, notamment du premier enfant (c'est la primi qui parle là, vous me direz ce que vous en pensez les copines multi) est un total bouleversement dans notre vie. On se rend compte que ce petit être a besoin de notre présence 24h/24h, on s'oublie un peu beaucoup, le couple en pâtit souvent, on se découvre père et mère, on se retrouve en face de sentiments difficiles à gérer, et en face du regard des autres (les bons conseils de Tata Simone hein)... Tout ça, plus s'occuper des plus grands si on en a, gérer la maison, éventuellement retourner au boulot, gérer la pression du boulot, la séparation, la culpabilité, le manque (moi, j'en ai souffert? non? regarde un peu ici)  s'occuper des courses, se réveiller plusieurs fois par nuit, dormir environ 2h d'affilée maximum, se ré-approprier son corps et j'en passe. Donc oui, je comprends que quand l'on devient parent, l'on puisse parfois être complètement au bord de la crise de nerfs!

Mais le fait de porter son enfant, à la maison, comme à l'extérieur permet par exemple de continuer à vaquer à ses occupations préférées telles que ménage, repassage ou autres joyeusetés, sans avoir à courir à travers toute la maison dès que le petit daigne faire un bout de sieste (et donc oublier de se reposer, je sais, j'ai testé). Mais je me suis aussi vue passer avec l'aspirateur avec ma fille sur mon dos sans que ça la réveille de sa sieste (c'est ça le bonheur? putain, j'ai changé...)! On peut penser à soi sans forcément être centré sur son bébé qui participe de fait à nos activités, blotti sur notre dos ou sur notre ventre dans une écharpe par exemple. (Lire à ce sujet l'excellent bouquin: Porter bébé, avantages et bienfaits de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau dont je vous ferai la critique d'ici la fin de la semaine). Si bébé a faim, il suffit de lui rendre le sein accessible, tout en le portant, et là aussi, on peut continuer à s'occuper d'un plus grand ou autre chose... ça rend les choses plus pratiques de beaucoup de points de vue non?


Un bébé porté pleure moins, les études le prouvent. Ses besoins de sécurité affective, de toucher sont comblés, il n'a a pas besoin de pleurer pour être entendu et compris dans ses besoins. Le parent porteur sent tout de suite, avant même qu'il ne pleure, si son bébé a faim, besoin d'être changé ou autre (du coup, ça PEUT permettre d'éviter les crises de larme qui nous font désespérer - ça PEUT j'ai dit). Répondre aux demandes de son enfant le plus vite possible et le mieux possible fait qu'il aura en général beaucoup moins de mal à prendre son autonomie ensuite, il aura CONFIANCE et n'aura donc pas autant besoin de "tester" ses parents (si je pleure, en combien de temps, ils viennent? ne vont-ils pas me laisser si je ne leur montre pas que je suis là? j'ai besoin de savoir qu'ils viennent quand je les appelle...).

Porté, le bébé peut s'endormir dans une position confortable, bercé par les mouvements de son papa ou maman. Un bébé parvient à s'endormir seul dans une chambre au prix de grands efforts pour lui, il ne sera que mieux tout près de ses parents et pourra s'endormir paisiblement, sans pleurer la plupart du temps (c'est l'effet "magique" de l'écharpe).
Et puis allaiter, parlons-en! Les hormones qui entrent en jeu dans l'allaitement sont les hormones de l'amour et de l'attachement. Alors de là à dire que l'allaitement participe à nous rendre heureuses, il n'y a qu'un pas...que je ne franchirais pas mais quand même, ça aide ;)
Dormir avec son petit aussi préserve aussi un peu des nuits difficiles. Savoir que son bébé est à côté de soi, que ses besoins élémentaires sont comblés (besoin de chaleur, de proximité, besoins alimentaires aussi... le sein n'est pas loin)... et à peine se réveiller quand il se réveille, qu'il prend le sein et qu'on se rendort aussi sec... (le rêve...).


En maternant, on prend aussi confiance en soi-même, en sa capacité à être une bonne mère ou un bon père. Les réactions de notre enfants nous convainquent d'elles-mêmes que notre choix est le bon, et les pseudos-conseils des autres (les mauvais, je parle), on ne les entend même plus ou on sait quoi y répondre.

Bon, je vous fais le tableau idéal là, c'est loin d'être aussi facile pour tout le monde (et ça ne l'était pas autant pour moi!). Mais l'idée est là, non? 

La reprise du travail précoce aussi, quand elle n'est pas bien vécue, peut être aussi un facteur de pétage de plomb ! Vouloir tout faire en même temps: travailler, s'occuper de son enfant, de sa maison, passer du temps avec son homme... et ne pas y arriver, ou avoir le sentiment d'être dépassée. (Ceci est un message pour le gouvernement: merci de bien vouloir allonger le congé-maternité et revaloriser le congé parental. Cordialement).

On a beaucoup parlé du livre de Stéphanie Allenou "Mère Epuisée". Je n'ai pas encore eu le temps de le lire mais j'ai lu l'excellente critique du blog Maman Travaille ici. J'y apprend que pour les mères au foyer ou en congé parental, les choses ne sont pas plus simples: la solitude, le manque de vie sociale, le manque de stimulations intellectuelles, tout ceci peut être aussi pesant que d'être séparée de ses enfants toute la journée.



Plus tard, comprendre les besoins de son enfant et d'où viennent ses réactions me semble être essentiel pour éviter le pétage de câbles en règles. Combien de parents s'énervent devant une réaction (normale) d'enfant? Non, votre monstre n'est pas juste un manipulateur capricieux, non il n'est pas "coquin", "malin" ou fourbe s'il veut être dans les bras, dormir près de vous ou s'il veut tous les jouets du magasin.
Non, il ne fait pas exprès de ne pas mettre son manteau juste pour vous faire enrager.
Si les parents réagissent ou pensent comme cela, en s'énervant, je comprends qu'ils pètent les plombs.
En revanche, quand on prend du recul, qu'on essaie de comprendre son enfant, d'être bienveillant et que l'on trouve des méthodes de communication plus épanouie et non-violente, on prend un réel plaisir à passer du temps avec nos affreux (même si parfois oui, ils nous mettent hors de nous et oui, on a le droit d'être en colère). Merci au passage à Isabelle Filliozat hein, elle m'aide à rester zen devant les réactions de ma terrible two, depuis que je les comprends et que je sais (mieux) comment y répondre.


J'imagine que Burn-outer, c'est un tout hein. Si le travail te fout la pression, que ton homme t'énerve, que le mode de garde de ton enfant est nul, que tu n'arrives pas à trouver une minute pour toi, que ta famille te met la pression, que tes nuits sont catastrophiques et que par dessus le marché tes gamins te sortent par les yeux avec leurs conneries, alors là je me doute qu'il est facile de péter un câble. Adepte du maternage proximal ou pas. 

Et vous, vous en pensez quoi? Vous vous sentez à l'abri du burn-out ou pas du tout?
Pensez-vous que le maternage peut être un rempart contre le pétage de plombs? (si je vis dans le monde des bisounours, n'hésite pas à me le dire. Bisous).
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samedi 20 août 2011

La naissance de Sacha par Amélie - (Le jour où j'ai accouché #1)

Aujourd'hui, je lance une nouvelle rubrique sur mon blog: "Le jour où j'ai accouché". Et c'est Amélie qui me fait le plaisir d'inaugurer cette nouvelle rubrique. Amélie est comme elle se définit elle-même l'heureuse maman de deux p'tits loups de 3 ans (Nino) et 7 mois (Sacha), monitrice de portage et présidente de l'association A portée de Bonheur à Saint-Gervais en Belin (72). Elle a donc gentiment accepté de nous raconter la naissance (expresse!) de son deuxième enfant.



Avant de laisser libre cours à son récit, je lui ai posé quelques questions:


Amélie, comment se sont déroulés ta grossesse, ton suivi de grossesse et dans quel état d'esprit étais-tu?  Beaucoup plus sereine que ma 1ere grossesse, heureuse, épanouie... Je me sentais bien et profitais à fond de mon bidon ... Quand j'ai perdu les eaux je ne m'y attendais pas du tout, je pensais aller jusqu'au bout comme pour mon ainé... Un suivi de grossesse classique mais sans cours de préparation à l'accouchement comme pour ma 1ere grossesse. Je pense qu'on est faite pour accoucher et donc pas besoin "d'apprendre".

Comment imaginais-tu ton accouchement dans l'idéal? Que souhaitais-tu et que ne souhaitais-tu pas faire ou que l'on te fasse? Aviez-vous rédigé un projet de naissance, si oui, que contenait-il en résumé?  Je ne l'imaginais pas en fait j'avais peur, je ne voulais surtout pas revivre ce que j'avais vécu pour Nino donc je ne voulais surtout pas de péri ni épisio (j'avais trop souffert). J
'avais commencé un projet de naissance que je n'ai pas eu le temps de finir.


Comment as-tu vécu cet accouchement au final? Quel a été ton sentiment a posteriori sur ce que tu avais vécu, t'es-tu sentie bien accompagnée? 
Un très beau et grand souvenir, une immense fierté d'avoir reussi a "vivre" cet accouchement... L'équipe était parfaite, je me suis sentie soutenue dans ma démarche et rassurée dans les moments de doute.

Peux-tu préciser à quel terme de ta grossesse tu en étais quand tu as accouché? 38 SA+6

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La Naissance de Sacha

Dimanche 16 janvier:
Nous passons l'après midi à se promener dans les bois, Nino est heureux, il court et s'éclate. Le coucher se passe relativement bien pour une fois, faut dire qu'il est fatigué de notre après midi... Moi, je me sens bien d'avoir pris l'air, fatiguée mais je n'arrive pas à dormir. Je m'endors vers 23h30 en espérant que Nino passera une bonne nuit.

Lundi 17 Janvier:
Il est environ 1h du mat quand je suis réveillée par une sensation d'être mouillée, je me lève, vais aux toilettes et oui je suis bien trempée... Je réveille Adrien en lui disant que je crois avoir fissuré la poche des eaux mais que je suis pas sûre... Je me recouche en pensant m'être peut être fait pipi dessus .
Vers 2h, ça recommence mais c'est vraiment minime, je pense vraiment m'être fait pipi dessus et je me recouche. .
C'est vers 3h30 que je me dis que ça doit être ça, que je suis vraiment en train de perdre les eaux... Je me décide à appeler la mat pour être sure et surtout ne pas faire garder Nino en pleine nuit pour rien.
La sage femme me dit de venir, il est 4h... j'appelle mes grands-parents pour qu'ils viennent chercher Nino .
Je prends donc ma douche et rassemble les affaires.
4h30 mon papy arrive, il restera à la maison en attendant que Nino se lève.

Nous arrivons à la mat vers 5h, je serre les jambes en marchant parce que ça coule... C'est une sensation horrible et désagréable de ne pas contrôler .
La sage femme confirme vite que la poche est fissurée, ensuite début d'une longue série de monitos celui là sera plat comme tous les autres .

En attendant que le travail commence, j'ai le droit à une chambre... il me reste 24h pour éviter le déclenchement et espérer un accouchement comme je le souhaite.
Adrien rentre à la maison, il sera là lorsque Nino se réveillera et moi je prends un petit dèj' avec l'espoir que les contractions commencent .

Cette journée sera très, très longue j'en profite pour me reposer parce que Sacha sera bientôt là...
Les monitos sont toujours plats, mon moral est pas au top, je vois s'éloigner mon accouchement "nature" et le déclenchement se rapproche...

Lundi soir, toujours aucune contraction, Adrien reste avec moi jusqu'à 22h; Il faut dormir, demain Sacha sera là .

Mardi 18 Janvier:
 On vient me réveiller vers 7h, je prends ma douche, attends Adrien et vers 8h une sage femme vient nous chercher pour passer en salle de pré-travail.

C'est parti pour 2h de monito, plat comme tous les autres... Je suis un peu anxieuse...

Avant la fin des 2h, la sage-femme me pose le gel pour le déclenchement puisque de toute façon je suis a 2 et que rien ne se passe...

Il est 9h40, le gel est posé, maintenant il faut attendre 2h pour voir si le col a bougé.
Les contractions commencent peu de temps après, je gère comme je peux, je suis mal et n'arrive pas à trouver un position qui me soulage .

Je sonne la sage-femme, j'en peux plus, les contractions sont intenses... Elle m'aide à m’asseoir, j'ai chaud, je suis mal, elles sont trop intenses...

Je suis toujours assise, à chaque contraction je souffle... Je souffre, j'ai toujours très chaud, j'ai envie de vomir et suis vraiment mal...

Je dis à Adrien d'appeler, j'en peux plus, je veux qu'on me soulage.

Ma tension baisse, elles me rallongent sur le coté, je veux que la sage femme regarde mon col, je veux savoir où j'en suis... Elle ne veut pas, ça risque d'enlever du gel mais je souffre trop, je pleure alors elle regarde en moins d'une heure j'en suis à 4... Elle est très gentille, elle m'encourage et est contente que les choses bougent ...Elle me rassure.

Je souffre toujours autant, je veux la péri, tant pis, je suis a bout, c'est vraiment trop difficile... La sage-femme revient me dire que l'anesthésiste sera là dans trois quart d'heure, c'est une éternité.
 Je dis a Adrien que je ne tiendrais jamais si longtemps, les contractions sont proches, toujours aussi intenses, je me concentre comme je peux et souffle mais ça ne va vraiment pas, Adrien me caresse la main, je l'envoie promener...

Une contraction arrive et ça pousse, il faut que je pousse, ça me soulage... Adrien sonne la sage-femme, elle regarde mon col je suis à dilatation complète et Sacha arrive...

Je crie, j'ai mal, il faut que je pousse... Je suis dans un état second et ne vois même pas Adrien qui fait un malaise, tout le personnel est sur lui et moi, je crie, je hurle, j'ai mal, je veux qu'elle me "coupe" (comme je lui dis). 
La sage femme m'aide a me reconcentrer et a vivre cet accouchement express, je crie, je pousse, la tête est sortie... encore une contraction les épaules passent. Je ne souffre plus je me sens bien, je suis fière parce que j'ai réussi, je l'ai fait, je l'ai eu mon accouchement de rêve... Je suis heureuse.

 Sacha nous a rejoint à 11h57 ce mardi 18 janvier 2011.

Je saurai après que ce n'est pas le gel qui a fait démarrer le travail (il faut 6h environ pour que le gel fasse effet), mais bel et bien Sacha qui avait décidé d'arriver ce jour là.

Amélie et Sacha en JPMBB au retour de la mat'.

Plus d'informations sur l'association A portée de Bonheur que je vous recommande vivement si vous êtes dans la Sarthe, c'est par ici.

Si toi aussi, tu souhaites publier ici "Le jour où tu as accouché", n'hésite pas à m'envoyer un mail à mamanature49@gmail.com.

Un grand merci à Amélie pour avoir partagé ce témoignage avec moi et accepté qu'il soit publié.
Ces mots lui appartiennent, merci de ne pas recopier ce texte.
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mercredi 29 juin 2011

Allaiter, c'était mon dada!

Aujourd'hui, j'ai décidé de te donner mon témoignage d'allaitement. Parce que pour moi, allaiter, c'était juste une évidence. Enceinte, je ne voyais pas comment j'aurais pu faire autrement. Heureusement, je me suis vite rendue compte -malgré le tout et le n'importe quoi que l'on peut entendre sur l'allaitement- qu'il y avait très peu de raisons -physiques- pour que ça ne fonctionne pas et que pour un bébé né à terme et en bonne santé, si on était bien informée et bien entourée (c'est la clef), il y avait peu de chance pour que je n'y arrive pas. Mon corps de maman était fait pour ça. Je ne voulais pas me passer de ce formidable moyen de nourrir/ rassurer / calmer mon premier bébé.

Enceinte, j'ai lu et relu "L'allaitement" du Dr Marie Thirion. Absolument tout y est expliqué. Il répondait à toutes mes questions, celles que je me posais, celles que je me suis posées après et même celles que je ne me posais pas. Comprendre comment fonctionne l'allaitement,est le meilleur moyen de surmonter les obstacles qui peuvent se présenter ou de savoir quoi répondre aux remarques plus ou moins désobligeantes ou encore reconnaître un médecin/sage-femme/puéricultrice qui n'y connaît que dalle.

J'ai accouché d'un bébé à terme (bien à terme même - J+4 o_O). Peu de temps après sa naissance, après s'être posé au creux de mes bras, tout contre moi, Crapouillette est venue tout naturellement prendre mon sein gauche (oui, oui, je me souviens). J'y étais arrivée! Mais c'était tellement simple et naturel que je ne sais comment j'aurais pu faire autrement.

Oui, t'as raison, celui-là c'est le droit, mais c'est pas moi!
La première nuit, j'ai gardé Crapouillette tout contre moi, elle se réveillait pour téter toutes les heures. Des tétées assez courtes, mais fréquentes. J'ai très peu dormi mais j'ai savouré cette victoire d'avoir enfin mon bébé dans les bras. J'ai eu ma montée de lait assez vite, à peine 48h après la naissance. Et puis, j'envoyais balader le personnel qui demandait de noter les horaires des tétées (j'ai que ça à faire peut-être? Elle tète quand elle a faim épicétout) - Je me contentait de leur dire qu'elle faisait bien pipi et caca après chaque tétée.

Les débuts
Les premières semaines, tout se déroule à merveille plus ou moins sans encombres. Le premier pic de croissance me fait un peu douter de ma capacité à pouvoir produire assez de lait pour Crapouillette,  mais je me dope à la tisane d'allaitement, et je continue d'allaiter à la demande et de faire confiance à mon bébé. Et surtout, j'avais connaissance de ce "phénomène": ces jours-ci, je suis épuisée, Crapouillette ne cesse de réclamer le sein, j'allaite toute la journée, je n'en peux plus - Ne t'en fais pas, dans un ou deux jours, elle reprendra un rythme beaucoup plus tranquille - et tes seins produiront la quantité réclamée par ta fille - Ouf". Elle grossit donc bien et régulièrement. On ne peut donc pas venir me dire qu'elle ne prend pas assez. Et contrairement à ce qu'on dit souvent sur les bébés allaités, elle fait ses nuits à un mois (Lucky me!) - [Non, faire ses nuits ou pas n'a rien à voir avec l'allaitement - d'ailleurs, maintenant qu'elle n'est plus allaitée, Crapouillette défait ses nuits ;)]. 
Elle tète beaucoup, souvent, de longues tétées... et moi, pendant ce temps, je me repose, je lis... Et je profite de mon congé pour participer aux réunions de la Leche League près de chez moi. J'y apprends beaucoup de choses, j'y vois des bébés et des bambins qui tètent et je me dis que non allaiter un bambin, c'est pas choquant en fait (dans ma famille, on allaite jusqu'à 6 mois pile - va savoir pourquoi).


Allaiter et travailler, oui madame!
Très vite (trop vite), vient le moment où je vais devoir retourner travailler. Je m'étais donné 3 mois minimum d'allaitement (ta mission, si tu l'acceptes...). Je ne me voyais pas arrêter, je ne me voyais pas retourner bosser non plus mais si en plus, je devais arrêter deux semaines avant pour lui donner des biberons de lait artificiel et me passer de ces moments-repas-tendres-câlins, je savais que j'allais déprimer à coup sûr.
Alors, je me suis lancée dans l'aventure maman-travaille-allaite-et-tire-allaite! J'ai loué un tire-lait électrique de compète Medela double-pompage à la pharmacie (remboursé par la sécu, et ouais!) - je tirais le matin, le midi et le soir (Crapouillette est une morfale) - et Crapouillette en avait pour la journée. Et mois j'avais le bonheur de partager ces moments fusionnels avec mon bébé, le matin, le soir, les week-ends et pendant les vacances. Pas besoin de sevrage pour ça, on a juste testé qu'elle voulait bien prendre le biberon avec le papa histoire de rassurer SuperNounou. Crapouillette, on t'explique: "Maman = Nichon / Papa et Nounou = Biberon - tu captes?".

Le mien, c'était celui-là - c'est la la dernière Rolls des tire-lait mais c'est pas mal!

Comme ça fonctionnait bien, on a continué. Au passage, je remercie Tommee Tippee et ses biberons Closer to Nature (avec la tétine 0 -débit ultra lent héhé) qui ont fait que Crapouillette soit passée si facilement et sans problèmes du bib' aux seins de mamans (je t'assure qu'on a testé un autre biberon juste une fois et qu'on n'a pas recommencé - Crapouillette ne savait plus téter après - il a fallu ruser je te le dis).
Je m'étais dis, au moins 6 mois au lait maternel exclusif histoire de suivre les recommandations de l'OMS. A 6 mois, comme Crapouillette commençait la diversification, j'ai un peu moins tiré mon lait - mais je devais quand même en fournir pas mal car la miss étant IPLV, elle ne mangeait pas ou peu de fromage et de yaourts (pas fan de la chèvre, la crapouillette). Et vers 9 mois, on a commencé l'allaitement mixte avec un lait artificiel adapté aux petits allergiques comme elle (pas beaucoup, mais de temps en temps, quand je ne parvenais pas à tirer assez de lait).

Quand elle a eu 11 mois, j'en ai eu marre de tirer mon lait. Je savais que mon allaitement allait avoir du mal à durer longtemps comme ça, mais je voulais être un peu plus "libre" et ça devenait une vraie contrainte. (le tire-lait, pas l'allaitement). Je me suis donc dit à ce moment là qu'on verrait bien ce que ça donnerait et combien de temps ça allait durer. En tous cas, je prenais toujours autant de plaisir à allaiter Mistinguette et elle aussi. Mais assez vite, elle s'est désintéressée du sein et préférait nettement le biberon, elle me le réclamait et se détournait du sein. Après avoir essayé quelques stratagèmes pour essayer de la faire revenir à la raison (héhé ;), je me suis résignée, alors qu'elle avait 13 mois à arrêter là notre aventure lactée. J'aurais voulu continuer plus longtemps mais mademoiselle en avait décidé autrement. Le sevrage (Argggh, je déteste ce mot) s'est fait tout en douceur, vraiment petit à petit, et ma production de lait s'est finalement arrêtée. Enfin presque, parce qu'encore aujourd'hui, je suis capable de faire perler une petite goutte de lait (je suis forte, hein?) - et j'aime bien - ça me rappelle des moments tendres et magiques.

Tiens, je n'ai pas du tout parlé de Papa-Nature dans cet article tu me diras. Avec lui, on a l'habitude de parler de NOTRE allaitement. Parce que oui, il a été partie prenante, oui il nous a soutenues Crapouillette et moi-même, oui il était présent, confiant, aimant et patient. Et oui, il n'a pas donné de biberon avant longtemps mais il fait plein d'autres choses avec Mistinguette...

Et toi, t'as allaité ton (tes) nain(s)?

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vendredi 24 juin 2011

Allez, hop, au boulot la mère!

Aujourd'hui, je voulais te parler de ma reprise du travail. Bon, ça date pas d'hier, je te l'accorde, ça fait un an et demi pour tout te dire. Alors pourquoi je t'en parle maintenant? Déjà parce que je te l'ai pas encore raconté, et puis ensuite parce que ça continue de me hanter...et parce que j'ai pris du recul aussi.

Comme beaucoup de femmes, j'ai dû reprendre le travail. Ma puce avait alors 2 mois et 3 semaines. Une naissance après terme + un congé maternité très court (le même que les autres - trop court  quoi) font que je n'ai pas pu profiter très longtemps de ces longues journées à allaiter - ranger la maison - faire la lessive - ranger le linge ne rien faire d'autre que de m'occuper de mon petit bébé (haha, la blague). Et encore, j'ai pu gratter une semaine sinon je reprenais le boulot aux deux mois et demi de crapouillette. 


 En tous cas, cette reprise du travail, elle est arrivée trop tôt pour moi, je n'étais pas prête à laisser mon bébé, si vite, si tôt. Nous avions pourtant une nounou formidable, on avait confiance en elle et elle ne nous a pas déçue. A ce moment là, je n'avais pour ainsi dire pas le choix de retourner travailler à la fin de mon congé maternité (pour des raisons financières mais aussi pour des raisons plus propres à mon métier - une certaine pression du fait que j'avais participé au montage de la société dans laquelle je travaillais et que je m'étais engagée avant mon départ à revenir assumer les projets que j'avais débuté...). Mais aujourd'hui, quand j'y repense, je me dis que si c'était à refaire (ce que j'espère héhé), je crois que je ferais autrement.  Maintenant que je sais ce que ça me fait, à moi, de me séparer aussi tôt de l'être que j'ai mis au monde. Celui qu'on l'on veut garder tout contre soi. Celui qu'on a tellement l'impression d'abandonner quand on s'en va que ça nous tord le ventre. Je crois que je ferais en sorte de pouvoir prolonger ces quelques mois pour être toute à mon bébé, toute entière. En tous cas, je ferais en sorte de pouvoir être là, à la maison, pour donner les tétées, bercer, câliner, porter et encore porter (oui, bon, changer les couches, faire des areuh toussa).


Je n'ai pas beaucoup de regrets. Mais de ne pas avoir pu profiter comme je l'aurais souhaité des tous premiers mois de la vie de ma fille, je crois que ça sera toujours un petit regret quelque part.  Je me revois en train de déposer mon tout petit bébé chez la nounou. Heureusement que j'ai pu compenser ce manque en continuant d'allaiter Mistinguette tout en ayant repris le travail à temps complet. Les tétées du matin et du soir (et toutes les autres, incalculables, les week-ends et pendant les vacances), c'était ma bouée de secours à moi, ma façon de ne pas rompre ce lien si fort qu'il y avait avec ce bébé qui faisait encore partie de moi.

Aujourd'hui, je suis à mon compte, je suis une mom-preneur comme on dit sauf que mon entreprise n'a rien à voir avec la maternité ;) - J'ai choisi de travailler à temps partiel pour avoir mes mercredi avec ma fille pour profiter de plus de moments avec elle et la regarder grandir (ou plutôt courir, crier, pleurer, jouer, me bisouter, m'aimer...). C'est fou ce qu'on peut aimer ça, non?

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Un lieu d'éveil pour ton lutin!

Alors aujourd'hui je voudrais te parler d'un endroit que j'aime, et que beaucoup de parents comme moi adooorent: j'ai nommé la halte-garderie!

Ce lieu te permet à toi jeune (ou moins jeune) parent de laisser ton nain quelques heures par semaine à quelqu'un qui va (bien) s'en occuper à ta place et pour pas très cher en plus. Alors, je te vois venir, tu te dis, les HG, c'est bien pour les parents (les mamans hein disons le, le plus souvent) qui travaillent pas (ou en tous cas pas pour un patron mais juste pour leur famille, 24h/24h sans salaire et sans retraite) et qui veulent se débarrasser de leur progéniture quelques instants dans la semaine. Et bien je te dis oui - mais pas que.


D'abord, pour planter le décor, je voudrais te parler de ma première expérience de halte-garderie. Ca se passe au Mans, où nous habitions avant de déménager dans notre charmant village du Maine-et-Loire (Ah Le Mans, le pays des Rillettes mais pas que, pour des bons plans, vas voir ma copine Mamomans). 
Nous devions trouver un mode de garde de dépannage durant une semaine où notre Supernounou était en vacances. Superpapys et Supermamies n'étant pas disponibles, nous avons dû nous orienter vers la HG la plus proche. Laisse-moi te dire que j'en garde un très mauvais souvenir. 

 Le lieu: Une première pièce (le bureau de la directrice) avec le casier pour mettre les sacs donne directement sur le lieu de vie des enfants tout barriéré - bon, tout va bien, la zone est sécurisée. Le hic: un seul parent (et enfant) entre dans le bureau à la fois, les autres attendent dehors dans un couloir. La zone des enfants est réservée aux enfants et au personnel de la HG, les parents n'ont pas le droit d'y mettre les pieds sauf lors de la période d'adaptation. Donc quand t'emmènes ton liliputien, tu fais vite parce que t'as d'autres parents qui attendent derrière - un bisou et à tout à l'heure - pas le temps de traîner. Et une fois que la dame, elle a fermé la barrière, c'est terminé. Et quand tu vas le chercher (c'est le pire), c'est encore un par un - évidemment tous les parents  arrivent en même temps, il est presque 17h, tous les enfants sont énervés et attendent fermement leurs parents. Mais ils te voient à travers la porte vitrée, donc je te laisse imaginer dans quel brouhahas bordel se font les transmissions - tous les gamins qui pleurent - les uns parce qu'ils voient leur môôôman, les autres parce qu'elle n'est pas encore arrivée... Donc t'as des enfants, qui voient leur maman pendant 5 minutes sans pouvoir la serrer dans leurs bras et qui pleurent, qui pleurent... Je t'assure qu'à chaque fois que je suis allée récupérer ma puce, quasiment tous les enfants pleuraient. (Bon d'accord, ça chiale un gamin, mais là quand même!).

Le fonctionnement: t'as pas intérêt d'oublier quoi que ce soit pour ton enfant, parce qu'ils n'ont rien, mais à rien à disposition. Je veux dire, pas un gant, pas une serviette, pas une couche, pas un biberon ou une tasse. RIEN! Donc si t'oublies quoi que ce soit, patatras! La première fois que j'ai laissé ma fille durant deux heures, elle aurait dû prendre un biberon mais ils ne lui ont pas donné parce que j'avais bien laissé un biberon et du lait en poudre mais je n'avais pas mis d'eau dans le sac à langer (j'avais pourtant précisé que je lui donnais de l'eau du robinet). ;-(((

La directrice n'était pas désagréable, les deux puéricultrices étaient très sympathiques mais il y avait très peu d'activités proposées aux enfants. J'avais l'impression qu'on ne faisait que les surveiller. Et crapouillette ne marchait pas encore à l'époque (la plupart des enfants inscrits eux marchaient). Et quand j'arrivais, je la voyais toute seule dans son coin, pleurant parfois.



Tout ça pour dire que ça n'a pas duré longtemps, j'avais vraiment l'impression que Mistinguette ne s'y sentait pas bien, je culpabilisais beaucoup de l'y laisser, le climat n'était vraiment pas très agréable. Du coup, je l'ai laissée deux heures par ci, par là, mais je me suis débrouillée pour la garder avec moi le reste du temps. Tant pis, pour le boulot.

En arrivant dans notre nouveau petit village de 1600 âmes, Chouchou ayant quitté son job manceau,  Crapouillette était gardée par son pôpa au foyer (j'aime). Bien évidemment, il a vite essayé de trouver une solution pour avoir quelques heures de répit donner à sa fifille la possibilité de s'épanouir au côté d'autres nains (c'est mieux comme ça). C'est comme ça que nous avons découvert la Halte-Garderie Piccolo. Cette structure, je peux la citer, car elle est juste topissime! Elle est animée par une directrice  et des salariées dynamiques et investies dans le développement et le bien-être de nos enfants (houaou, on dirait une pub - non cet article n'est pas sponsorisé).
Elle est ouverte de 09h à 17h (tu noteras la possibilité de faire une journée complète) tous les jours de la semaine sauf le mercredi. Il y a 18 places le matin, 6 à midi, et 12 l'après-midi. A Piccolo (comme la flûte hein, on est dans le Layon mais quand même!), c'est une association de parents (dont moi, maintenant) qui mène la barque, largement soutenue il faut le dire par la commune et la communauté de communes. 

Laisse-moi t'affirmer qu'à Piccolo, Crapouillette elle a envie d'y aller et elle a pas envie d'en revenir. J'ai rarement vu des enfants pleurer quand c'est "l'heure des mamans" et les enfants y sont tellement bien que le taux de remplissage est maximum, et que les parents n'hésitent pas à y déposer leurs nains des demi-journées ou des journées complètes - même ceux qui vont chez des ass'mat' comme Crapouillette continuent souvent à y aller quelques heures par semaine (tous les lundis matin pour la mienne). Il y a toutes sortes d'activités organisées au sein de la structure voire parfois en dehors (piscine / contes / Eveil musical / visites de fermes et autres joyeusetés de nains). Il va sans dire que l'espace des enfants est accessible aux parents, que l'on peut rentrer et aller serrer son nain tout contre son coeur (que lui il te calcule même pas parce qu'il est trop concentré sur son puzzle là). Et quand tu arrives, on te raconte en détail comment se sont passées ces quelques heures sans toi et des fois tu repars même avec une œuvre d'art.



Ah oui, et j'adore le petit rituel du matin une fois que tous les nains sont arrivés. Ils vont tous s'assoir dans le coin lecture en cercle et démarre le "bonjour" en chanson, où chacun cite (ou se fait citer) son prénom en chantant. Et ça continue par des chansons mimées, animées auxquelles les enfants participent (y a même un atelier chansons de Piccolo pour les parents organisé une fois dans l'année pour que tu puisses toi aussi chanter avec ton nain en faisant plein de grands gestes). Et puis il y a aussi le spectacle de Noël organisé par les parents et puis le pique-nique de fin d'année scolaire pour réunir tout le monde autour d'un moment convivial.

J'ai un nom, un prénom, deux yeux, un nez, un menton...

Donc je crois que Piccolo, c'est plus qu'une garderie, c'est une véritable structure d'accueil et d'éveil pour la petite enfance qui implique aussi les parents et moi j'aime!

NB: les couches lavables sont acceptées! C'est loin d'être le cas pour toutes les lieux d'accueil petite-enfance.


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