Il y a la tétée au resto, au parc, dans la rue ou dans la forêt.
Il y a la tétée dans mon canapé, le smartphone à la main, branchée sur les réseaux sociaux.
Il y a la tétée dans le fauteuil, avec un bon bouquin.
Il y a la tétée alors qu'on boit un thé et qu'on papote avec les copines.
Il y a la tétée d'après la sieste alors que les paupières de ma fille sont encore lourdes.
Il y a la tétée vite fait avant mon cours de danse.
Il y a la tétée du petit matin, au chaud dans mon lit.
Il y a la tétée du soir, au calme dans le salon.
Et puis il y a celle où je prends le temps de la regarder, où elle prend ma main pour la poser sur son front pour que je la caresse et qu'elle laisse sa main sur la mienne.
Et puis toutes les autres...
13 mois que ça dure et ça n'est pas près de s'arrêter ;)
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vendredi 22 novembre 2013
dimanche 10 novembre 2013
On ferme la boutique!
Chère cliente,
Votre magasin "Les douceurs lactées" vous informe d'un changement dans nos horaires d'ouverture. Votre magasin jadis ouvert 24h/24, 7J/7 est désormais fermé de 21h à 06h. Si nécessaire, mon associé se tient à votre disposition pour intervenir auprès de vous à toute heure de la nuit.
Merci de votre compréhension.
La responsable des "Douceurs Lactées"
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Voilà plus d'un mois que j'avais décidé de progressivement mettre fin à l'allaitement nocture de notre Mini-Pépette. Elle se réveillait fréquemment la nuit et de plus en plus. Jusqu'à ses 9-10 mois, cela ne m'a pas dérangé, je me rendormais facilement, elle aussi. Mais ensuite, j'avais de plus en de mal à me rendormir, elle continuait à téter souvent. Enfin, à tétouiller... Elle avait besoin du sein pour s'endormir et se rendormir. Elle tétait 10 secondes et s'endormait... si elle lâchait le sein, elle se réveillait. ça devenait difficile pour elle et pour moi. Et je sentais qu'elle était prête à ne plus téter la nuit. Alors, mon équipier et moi, on a décidé de l'aider, petit à petit à changer cette habitude, car elle ne nous convenait plus.
Aujourd'hui, notre miss s'endort toute seule après quelques semaines d'endormissements dans les bras (cela a été notre transition entre les tétées et la déposer éveillée dans son lit). Elle se réveille beaucoup moins et parvient la plupart du temps à retrouver son sommeil toute seule. Ces derniers jours, elle ne se réveillait plus qu'une fois! Mais elle mettait une heure et demie à se rendormir. Petit à petit, elle met moins de temps à se rendormir. J'ose croire que d'ici quelques semaines, elle dormira toute la nuit sans nous réveiller et sans qu'on soit obligés d'intervenir. En tous cas, je suis persuadée qu'on va vers du mieux. Elle a déjà tellement évolué. Il y a deux mois, elle ne s'endormait qu'au sein ou en porte-bébé et se réveillait 6 ou 7 fois par nuit. La nuit dernière, son papa l'a couchée dans son lit endormie. Elle s'est réveillée une première fois vers 1h, elle s'est rendormie aussitôt après un câlin. Et vers 3h, elle s'est réveillée en pleurs et s'est rendormie en 1/2h après un gros câlin.
On tient le bon bout...
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Dodo,
Sevrage nocturne
samedi 8 décembre 2012
Toi, moi, la tétée, et quelques alliés!
Depuis la naissance de Mini-Pépette, qui aura 7 semaines demain, j'ai retrouvé le plaisir des tétées. Elle, moi et mes nichons, on peut aller partout, en toute liberté, sans avoir, pour ainsi dire besoin de rien d'autre. Ou presque rien. Mais moi et mes nichons, on a quand même quelques alliés de poids pour allaiter avec l'option "super confort".
Etant donné que je n'ai pas pris l'option "crevasses", la crème Lansinoh que j'ai acheté en préventif ne m'est pour le moment d'aucune utilité et j'espère continuer longtemps ainsi. Dieu des Nichons, priez pour moi.
En revanche, que je sois dans mon canapé ou dans mon lit, je nichonne le plus souvent avec l'agréable compagnie de mon coussin d'allaitement Les babilleuses qui m'avait déjà bien accompagné durant ma grossitude. Mon coussin, il est tellement confortable que même ma mère voulait me le piquer, nan mais ho!
Bon, par contre, j'ai l'option REF (Réflexe d'éjection fort). Si tu ne sais pas ce que c'est, imagine qu'avec mon sein, je peux faire un jet (ou plusieurs même) qui va de mon canapé jusqu'à l'autre bout de mon salon et j'exagère à peine (tu peux lire ici pour plus de détails). Alors pour éviter que ma Mini-Pépette ne se prenne le jet direct dans le fond du gosier, je n'allaite jamais sans mon lange qui me permet d'absorber le lait qui sort trop fort et de proposer le sein à ma fille quand le débit s'est un peu calmé. Alors comme je suis gâtée et que j'ai une copine et une belle-soeur aaaaadorables qui ont eu la merveilleuse idée de m'offrir chacune la rolls du lange, j'ai nommé les maxi-langes Aden et Anaïs, et bien on peut dire que je nichonne avec classe. Je dois ajouter que le lange en bambou est juste d'une douceur incroyable, un vrai doudou!
La nuit, c'est la veilleuse super-nomade de Pabobo* qui éclaire nos tétées de sa lumière. Elle éclaire juste ce qu'il faut, ni trop, ni trop peu, même je déplore que la couleur de la lumière soit un peu froide (bleutée). Par contre, elle a une très grande autonomie, pas besoin de la recharger tous les jours contrairement à mon iphone (elle tient 200 heures!).
Et je ne dois pas oublier de rendre hommage à mes coussinets d'allaitement! Sans eux, je me retrouverais immanquablement trempée plusieurs fois par jour. Au départ, j'en avais choisi des jetables, ceux de Nature Babycare. Désormais, je me suis équipée en coussinets lavables, une partie fais par moi-même (mais pas assez épais, je dois les changer trop souvent) et l'autre partie achetés lors d'une vente privée Bébé-Confort. Leur capacité d’absorption est très bonne, ils ont aussi très jolis. Par contre, ils sont un peu trop visibles, on les distingue parfois à travers les vêtements.
Et puis bon, allaiter ça permet de faire d'autres choses en même temps, oui, oui. Comme naviguer sur son smartphone ou sa tablette ou encore lire, attends voir comment ça s'appelle déjà? ah oui, un bouquin!
Et dernièrement, je les enchaîne. Alors je vous fais partager un livre que toutes les femmes auraient intérêt à lire (ainsi que tous les médecins et le personnel médical): il s'agit du Choeur des Femmes de Martin Winkler.
Comme je crois toutes celles qui l'ont lu, je suis tombée en amour avec ce médecin spécialiste en gynécologie et sur les questions de contraception, si respectueux des patients et particulièrement si respectueux des femmes. Il bouleverse les rapports entre le médecin et sa patiente. Bref, à lire absolument (surtout si vous devez aller chez le gynéco ou à la maternité). En attendant de vous le procurer, n'hésitez pas à aller lire le blog de Martin Winkler, ça achèvera certainement de vous convaincre!
Mes autres lectures du moment:
- la série sur Mma Ramotswe, femme détective privée au Bostwana de Alexander McCall Smith, un régal.
- Sans couches, c'est la liberté d'Ingrid Bauer sur l'Hygiène Naturelle Infantile (on en reparlera)
Et vous, quels sont vos indispensables pour nichonner/biberonner en tout confort?
*Produit offert par la marque
samedi 17 décembre 2011
En bwef.
Non, je ne vais pas te parler de la parodie antillaise de Bref qui m'a faite bien rire (merci Nanette). Mais je n'ai pas vraiment de quoi faire un vrai grand article sur un sujet en particulier. Alors une fois n'est pas coutume, voici ce que j'ai envie de te raconter en vrac. Je te donne des nouvelles quoi. Et puis je te fais réviser l'alphabet.
A comme Allaitement
Une fois n'est pas coutume, tu peux me lire ailleurs qu'ici. L'excellente Véronique Darmengeat, conseillère en lactation et rédactrice du blog Lactissima m'a fait l'honneur d'accueillir mon témoignage d'allaitement sur son blog. Tu peux donc lire ça ici. J'y parle essentiellement de la gestion de mon allaitement et de ma reprise du travail... Et puis ça m'a permis de remettre la main sur une photo que j'avais oublié dans un coin de mon ordi <3.
B comme Bêtes
Tu te demandes sûrement suite à la lecture de cet article si l'on a réussit à se débarrasser de ces vilains acariens de cuisine qui avaient envahi notre garde-manger? Et bien oui, avec rien de bio ou de naturel (bien tenté le savon noir, bicarbonate de soude, jus de citron , vinaigre, etc), mais avec un bon vieil insecticide ma foi bien efficace qui a littéralement anéanti toute trace de vie dans mes placards. Ouf quoi.
C comme Couches Lavables
Je me suis enfuie du centre de désintox des Coucholiques Anonymes. J'ai craqué. Encore, oui. Tu te demandes comment on peut avoir envie de tester toutes les marques de couches possibles hein (enfin, mon mec lui, il se le demande). Il doit y avoir une substance addictive dans les couches. Et puis mince, j'ai arrêté de fumer il y a un moment déjà, faut bien que je compense (quoi, le chocolat? ça compte pas le chocolat!).
Bwef, j'ai testé la Easyfit de Totsbots, oui celle avec les Fleurs que j'aime tant. Je t'en reparlerai... et en bien. D'ailleurs, si tu veux craquer sur des Totsbots, LE bon plan du moment, il est sur la boutique en ligne L'Ange et L'eau que m'a faite découvrir Mamomans. 50% de réduction avec le code NOL2011 jusqu'au 21/12/11. Fonce, je te dis.
| Le modèle Flowers que j'adore |
J'ai aussi échangé mes couches Hamac qui n'étaient pas assez fiables (trop de fuites chez nous) contre deux magnifiques couches "Made in Pays des Cigales". Des couches venues tout droit de La Réunion (mon ïle chéwie) que Miss-Nature a testé aujourd'hui. Résultat du crash-test très bientôt (peut-être).
Et pour finir (à moins que je ne craque sur une ou deux Easyfit qui de toutes façons pourront reservir pour un deuxième bébé - ben quoi c'est vrai?! Tu ne trouves pas que les Rainbow sont chouettes?), j'ai décidé d'essayer une bonne fois pour toutes de passer au Tout Lavable (puisque Miss-Nature est en jetables la nuit) et de ENFIN tester les So Bamboo Nuit de Petits Dessous qui si l'on en croit beaucoup de mamans sont THE couche de nuit. Je suis tombée sur une bonne affaire et j'en ai donc acheté 4 d'occasion que j'ai récupéré aujourd'hui même. J'ai hâte de tester!
Un jour, je te ferai le bilan de plus de deux ans d'utilisation de couches lavables. Un jour.
E comme Ecole
Ayé, une étape de franchie,on a inscrit notre bébé à l'école. Ouiiiiin, ouiiiin. On a rendez-vous pour la visite des lieux et la rencontre avec la maîtresse et le directeur, à la rentrée de janvier. Je pars assez confiante puisque c'est une école Freinet, mais j'ai hâte de voir en détail si elle va correspondre à nos attentes. En même temps, j'y connais pas grand chose en école moi...
M comme Machine à coudre
Après 3 essais de couches TE1 à poche pas trop mal réussies (même si elles absorbent beaucoup mieux quand je ne mets pas l'insert dans la poche), j'ai récupéré une vieille serviette de bain, du tissu éponge et de la micro-polaire et j'ai fait quelques lingettes lavables. J'ai aussi tenté de faire des bavoirs mais j'ai dû me gourer dans mes prises de mesure car l'encolure est trop petite pour le cou de Miss-Nature. En tous cas, j'ai envie de faire plein de choses, acheter du joli tissu, une pince à pressions, et commencer à coudre des petits vêtements et accessoires pour enfants, pour moi et pour offrir!
N comme Nuits
Est-ce qu'on peut avoir une nuit complète hein, non? Tu l'auras compris, en ce moment, le sommeil, c'est pas ça. Mademoiselle a "peur du noir". Même avec sa veilleuse, la porte ouverte et la lumière allumée dans le couloir. Du coup, elle ne s'endort que si on reste à côté d'elle, parfois dans sa chambre, le plus souvent dans la nôtre (elle a pas peur du noir dans la nôtre). La nuit dernière, la tempête et le vent n'ont pas dû aider mais elle s'est réveillée toutes les demi-heures entre 3 et 6 heures du mat. Et elle s'était déjà réveillée deux fois avant. Moi, à trois heures, j'ai filé dans SA chambre parce qu'elle bougeait trop dans mon lit et j'ai laissé mon homme gérer sa progéniture. Bwef, y a encore du boulot de rassurage dans la nuit. On n'est pas couchés ma pov dame. J'ai acheté des Fleurs de Bach mais après deux nuits de prise, ça n'a pas l'air beaucoup mieux. L'huile de massage Douce Nuit de Neobulle ne semble pas non plus faire effet sur notre spécimen récalcitrant. En même temps, ils préconisent de l'utiliser tous les jours pendant 10 jours et notre miss n'étant pas fan de massages, nous ne l'avons pas beaucoup utilisée. On continue donc de se lever la nuit. Que du bonheur qu'ils disent.
T comme Travail
Mon activité professionnelle fait que la fin d'année est une période très intense et chargée pour moi. Je passe donc un peu beaucoup plus de temps à bosser (et un peu moins de temps sur internet, c'est ça). Un jour, il faudra que je te parle de ma vie pro. Un jour. En tous cas, ce qui est chouette, c'est que j'ai de nouveaux clients, de nouveaux projets et de belles collaborations qui s'annoncent pour 2012.
Et Z comme Zouuu, je file me coucher!
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Un peu de couture
dimanche 28 août 2011
Tu connais Mamomans? [Rencontre des gens sympas #1]
Aujourd'hui, j'ai envie que tu passes une bonne journée! (Perso, je fête les deux ans de ma fille aujourd'hui, alors crois-moi je suis joie). Mais quoi de mieux pour bien commencer la journée que de te faire découvrir (si tu ne la connais point déjà) une de mes copines virtuelles qui serait bien du genre à devenir une copine IRL (dans la vraie vie pour les non-touiterriens) si je n'y prends garde. Cette super nana, c'est Mamomans que tu peux dois lire ici. Si tu es une maman (ou un papa) et que tu es dans la région du Mans, tu ne pourras pas passer à côté, elle est partout, de la presse à la radio locale. Cette maman fraîchement débarquée de la région parisienne avec ses deux nains s'évertue à te trouver les meilleurs bons plans et les give-aways les plus originaux. Elle parle aussi un peu maternage, bref elle me touche et je suis bien contente de lui laisser la parole sur mon blog (puisqu'elle a eu la très bonne idée de m'inviter sur le sien - si, si, tu peux lire ça ici).
Lule, peux-tu te présenter en quelques mots ? Nous sommes une petite famille de 4 personnes fraîchement débarquée dans la bonne ville du Mans, après quelques années passées dans la capitale… Notre fille, la Zo, a croizandmi (NDLR : 3 ans ½), le Boy 8 mois et moi… plus près de 30 que de 20 ans, quoi. Je suis bloggeuse de profession, mais maîcresse d’école à l’origine…
D'où t'est venue cette idée saugrenue de venir t'installer au Mans? Mon amour pour la rillette bien sûr. Bon sans blague, ça a étonné tout le monde au départ, les manceaux y compris ! Au départ, pas la ville en elle-même puisque tout simplement, je ne la connaissais pas. C’est tout bêtement une opportunité professionnelle de mon mari qui nous a permis de quitter Paris, que nous avions envie de
Qu'aimes-tu dans cette ville? Que n'aimes-tu pas? C’est une ville à taille humaine, tu peux faire à peu près tout ce que tu veux, en 10 à 15 minutes, à pied ou en voiture… (et en vélo aussi, il parait, mais je n’ai pas encore trouvé le moyen d’installer tous mes loustics dessus…). [Essaie la remorque – NDMN – Note de Maman Nature]
On a tout de suite été bien accueillis, les rapports avec les gens sont un peu plus simples, sans cette espèce de cynisme parisien insupportable… Et puis on a pu trouver un logement où on ne se marche pas tous dessus, pour ce que nous aurait couté un T2 à Paris… et avec un jardin ! Et ça c’est priceless… C’est quand même mieux qu’aller dire bonjour aux pigeons au square, non ?
Par contre, la mer est un peu loin quand même… mais bon OK on peut pas tout avoir… [Oui, et puis la mer à Paris, elle est un peu froide - NDMN]
Quel est l'endroit du Mans où tu t'es sentie bien accueillie avec tes enfants? Et un endroit où tu t'es sentie mal accueillie? Sans hésiter, à l’Epicerie du Pré, les enfants sont un peu chez eux (un peu trop pour la mienne, qui enquiquine les couples en diner romantique…), ils ont des livres et des jouets à dispo, et les parents sont contents aussi… puisqu’ils peuvent manger à peu près tranquilles ! Un grand bravo à l’équipe de Benetton, qui est à chaque fois d’une patience d’ange avec ma Zo qui complimente toutes les dames sur leurs belles robes de princesses pendant que l’époux essaye ses chemises… et qui repart même avec des petits cadeaux. Un accueil impec, au service du client, comme il se fait rare de nos jours on dirait…
J’ai poussé un petit coup de gueule récemment sur les réseaux sociaux sur les regards courroucés et l’air excédé de vendeurs vers votre progéniture, dans des magasins qui pourtant sont parfois destinés en partie aux enfants…Je pense à un magasin de jouets bien connu du centre-ville, ou à une librairie, où on oublie juste de vous dire bonjour (je cite pas le nom, ce serait leur faire trop d’honneurs)… Je considère qu’aussi « dynamiques » soient-ils, les enfants de clients, sont un peu eux aussi des clients, et moi quand je sens que je gène, ben je reviens plus. Tant pis pour eux !
Comment t'es venue l'idée de ton blog? Qu'en attends-tu? que t'apporte-t-il? Tout bêtement j’ai eu l’idée de partager mes coups de cœurs, mes coups de gueules, mes bonnes adresses, à destinations des parents du Mans, ou à ceux comme moi qui s’y installent. J’avais recherché ce genre de blog avant de venir m’installer, et comme je ne l’ai pas trouvé, je l’ai fait ! Petit à petit, des grandes lignes sont apparues, qui tournent autour de thèmes qui me sont chers : le maternage, la création… Ce que j’en attend ? Qu’il me rapport un max de blé… Non franchement, il ne me rapporte rien, mais je l’aime bien quand même, et si 2 ou 3 personnes ont pu découvrir un endroit, ou connaître une créatrice de talent grâce au blog, et bien ça me suffit.
En tout cas, il m’apporte beaucoup, j’ai fait des rencontres vraiment super grâce à lui, j’occupe mes journées un peu plus intellectuellement (toutes proportions gardées) qu’à remplir des machines ou laver des couches (bien que ce soit aussi un sujet passionnant et hautement politique, les couches). J’approfondis des thèmes qui m’intéressent, je pense attaquer bientôt des articles « de fond » avec des spécialistes, sur les questions de sécurité, de maternage autour du monde… je m’instruis en m’éclatant, quoi !
Comment vis-tu ta célébrité? (je le sais, tu fais la une des journaux locaux) Difficilement. Plus moyen de faire 5 m sans qu’on m’arrête, depuis mon article dans le Maine Libre… Ouaf, je rigole. Mais ça fait toujours bizarre quand je me présente, et qu’on me dit « oui, je sais qui vous êtes ». Surtout qu’à la base, je voulais pas montrer ma tête. Raté.
J’ai aussi expérimenté les massages, mais étant un peu feignasse par nature, je n’ai pas réussi à en faire un rendez-vous régulier… Et puis c’est qu’il remue l’animal, maintenant…mais je le regrette un peu, ce sont de beaux moments à partager, et qui nous feraient du bien à tous si ces pratiques étaient un peu plus ancrées dans nos cultures..
Ah et puis les couches lavables, mon nouveau dada…si on me retient pas j’en parlerai tout le temps. Je sais c’est pathétique. [Je te comprends bien là, moi aussi, je suis couchomaniaque - NDMN]
Te débarrasses-tu de tes enfants de temps en temps? si oui, comment? Ah ah ! Non rarement… le Boy n’étant pas sevré, il est un peu dépendant, donc je le trimballe, un peu partout tout le temps… et du coup sa sœur aussi… Par contre je vais expérimenter bientôt un nouveau mode de garde, où ils font plein d’activités avec des éducateurs très sérieux… ça dure toute la journée, ce qui permet aux bloggeuses de faire leur travail, par contre ça ne les accueille pas les vacances. L’école, ça s’appelle il parait.
Pour finir, quel est le pire conseil que tu aies entendu autour de toi? Et le meilleur? Le pire ? Pour « mieux nourrir » mon bébé au sein, le faire têter 10 mn d’un côté, et vite lui faire changer de bord, pour qu’il ne « finisse » pas le premier sein, mais « vide » l’autre. Boy a fait une tête bizarre et n’a pas voulu continuer à têter après le premier arrêt. J’ai toujours pas compris l’intérêt de la démarche.
Le meilleur ? S’écouter soi. Et son enfant. Pas les autres. (ce qui me fait penser que je ferais mieux de me les garder, mes conseils).
| Elle a l'air cool, hein? |
J'espère que ça t'aura donné envie à toi aussi de découvrir son blog, que tu sois au Mans ou ailleurs! Alors, vite, c'est par là (et si ça se trouve elle cause de moi).
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samedi 27 août 2011
Joyeux anniversaire mon bébé!
Aujourd'hui, ma fille a deux ans! Je ne voulais pas faire d'article spécialement pour ça mais je ne résiste pas à la tentation de partager cette info cruciale avec toi au cas où tu l'aurais manquée...
Je ne pensais pas que ça allait autant me retourner et que j'allais revivre dans ma tête tous les petits moments avant de mettre au monde mon bébé. Aujourd'hui, elle répète "j'ai deux ans" et "souffler bougies".
Je ne pensais pas que ça allait autant me retourner et que j'allais revivre dans ma tête tous les petits moments avant de mettre au monde mon bébé. Aujourd'hui, elle répète "j'ai deux ans" et "souffler bougies".
Mon trésor, merci d'avoir fait de moi une maman, t'avoir auprès de moi est le plus beau des cadeaux. Je t'aime comme jamais je n'aurais cru pouvoir aimer et je me sens heureuse et épanouie dans mon rôle de maman. Il y a deux ans, je vivais un des plus beaux moments de ma vie, celui de notre rencontre, les yeux dans les yeux, celui de notre premier peau à peau, de notre première tétée. Je t'aime mon bébé.
| La première tétée d'une longue série... |
Et si tu as envie d'un peu plus de lecture, tu peux toujours lire le récit de mon accouchement ici.
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mardi 23 août 2011
La Naissance de Tiphenn par Véro (Le jour où j'ai accouché #2)
Aujourd'hui, c'est Véro qui a accepté de nous livrer le récit de la naissance de son petit Tiphenn (qu'elle en soit remerciée). Véro nous raconte comment elle et sa compagne ont vécu ensemble la conception et l'arrivée de leur enfant. Un projet de naissance respecté, de l'émotion, beaucoup d'amour, quelques frayeurs... entre autres... (Et je compte sur toi pour le lire jusqu'au bout hein!).
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La Naissance de Tiphenn
Alors moi c’est Véro et j’ai au début de ce récit 38 ans et 10 mois (j’y tiens !), je suis pacsée avec Nath depuis 5 ans et on vit ensemble depuis 7. Elle a 2 zados d’une précédente union et ensemble nous avons décidé d’agrandir la famille avec un bébé issu d’une coparentalité avec Eric. Ce bébé a donc une maman bio et légale (me), un papa bio et légal (Eric) et une Mamalie illégale et illégitimement dénuée de statut…
Je n’ai pas le droit de vous dire comment a été conçue cette merveille de bébé car en France, la manipulation de gamètes est réglementée mais sachez que je n’ai pas fauté avec le Papa (beurk non non non) et n’ai pas donné naissance à Jésus… à vous de laisser jouer votre imagination !
Hormis des démangeaisons horribles (prurit gravidique / gestationnel) parasitant mes nuits, jusqu’au 8ème mois, ma grossesse a été plutôt sereine, ponctuée par les séances d’hapto depuis le 4ème mois et une préparation orientée sophro. Mais à un peu plus d’un mois du terme une hypertension artérielle et de l’oedème sont venus un peu rompre cette harmonie m’imposant un suivi beaucoup plus important à la mat…
Ah oui, je ne vous ai pas dit, je voulais accoucher à domicile, mais pour des raisons financières (certaines SF pratiquent des dépassements d'honoraires très élevés - NDB (Note de la bloggeuse), ce n’était pas possible et le courant n’est qui plus est, pas passé avec la seule SF liberale à la ronde pratiquant les AAD… Du coup j’ai pris contact avec la mat la plus proche pour leur proposer notre projet de naissance, ils l’ont validé, sinon on serait allées ailleurs…
Voici le récit du jour où j’ai accouché…
Le 2 janvier 2011, c’est le jour du terme, enfin l’ultime jour de terme… car on a fait 2 insé, une le 30 mars et une le 2 avril 2010 et on ne peut pas savoir exactement quand l’alchimie s’est faite… quand petit spermato a réussi à pénétrer chez Mlle ovule… Oui parce qu’en plus mes cycles sont courts (ça fait un peu machine à laver cette expression !) donc pas à J14 l’ovulation… bref… Tout ça pour dire qu’après 6 semaines à attendre un accouchement imminent (col modifié et ouvert, tête de bébé très basse) nous étions rendus au Dimanche 2 janvier, date du terme… On a eu droit à la traditionnelle visite à la maternité avec une sage-femme (comme tous les 2 jours, puis toutes les semaines, depuis qu’on m’avait découvert de l’hypertension et de l’oedème) pour un pipi sur bandelette, un monito pour voir la courbe très basse et peu variée de mes contractions et la courbe élevée et tonitruante de bébé qui n’aime pas les capteurs du monito, qu’on se le dise ! Strike à gogo !
Bref là on s’est dit que bébé était bien dans sa piaule et que malgré la fin du bail il n’avait pas décidé de rendre les clés… ! Il savait bien qu’en plein hiver on expulse pas du jour au lendemain… Le protocole était clair, nouvelle visite à la mat le 4 pour voir où on en aurait été puis déclenchement le 6…
Moi, j’avais prévenu bébé : si on attend le 6, c’est déclenchement, donc ça se passerait pas de la manière la plus naturelle, à notre rythme et surtout on ne becterait pas de la journée : l’horreur, quoi !
Bref, on a passé un dimanche normal où éléphantesque oedématiée, je déambulais avec l’allure d’un escargot lancé au galop, pleine de douleurs ligamentaires et pelviennes, le poids de mon ventre énorme appuyant de plus en plus sur mes organes… Et puis, on s’est couchés.
Et dans la nuit, je suis allée faire un pipi comme j’en faisais cinq par nuit et perdant à mon grand étonnement du sang (une première depuis le début de ma grossesse). Pas plus angoissée que ça mais avec néanmoins le besoin de prendre conseil sur la conduite à tenir, j’ai réveillé ma chérie qui m’a dit que ce n’était pas grave, de me recoucher… Ce que j’ai fait…
Néanmoins, lundi matin, elle me réveille pour me demander si je lui ai bien dit dans la nuit avoir perdu du sang, je confirme et là, beaucoup plus alerte, elle m’invite à appeler la mat pour demander conseil à une sage-femme.
Je m’exécute car je suis une fille disciplinée (hum hum) et la sage-femme de service à qui je demande si ça peut attendre ma visite du lendemain me dit de rappliquer et fissa… bon j’exagère un peu mais pas tant que ça !
Quand nous arrivons, Anaïs, la Sage-Femme qui gère les consultations nous attend et a pris connaissance de notre dossier et de notre projet de naissance. Elle nous introduit dans la salle d’auscultation pour un monito où bébé se montre plus calme et mes contractions un peu moins qu’à l’accoutumée mais sans que cela soit probant. Prise de tension, encore limite. Et puis l’examen gyneco, réalisé sous couvert d’un drap, avec beaucoup de pudeur, révèle que mon col s’était encore modifié, ouvert à deux doigts larges. Elle procède à un prélèvement pour vérifier si ce que j’ai perdu est bien, comme elle le croit, du liquide amniotique. Soudain, tout sourire, Anaïs nous déclare que cette fois c’est parti, que nous ne quitterons pas la maternité sans notre bébé.
Elle s’absente momentanément pour procéder à mon admission dans le service, nous laissant hébétées et émues, les larmes coulent, nos mains se serrent… ça y est… c’est enfin le moment de la rencontre ! Excitant, émouvant et flippant aussi !
Anaïs nous accompagne dans le service où la chambre 4 va m’accueillir momentanément pour démarrer le travail, c’est une chambre double, déjà occupée. Elle passe le relais à Claire, la sage-femme qui est de service en chambres ce jour là.
Depuis des semaines, dans le coffre on trimballe le sac des affaires de bébé et ma valise… et là on l’avait retirée ! Fatalement ! Donc ma chérie rentre à la maison chercher la valise et le coussin d’allaitement.
Il est midi, on nous amène de quoi nous restaurer mais moi qui craignais de ne pas être nourrie pour l’accouchement s’il était déclenché, ben j’ai pas faim ! Pourtant je n’ai pas déjeuné, juste un bout de pain au chocolat acheté en route.
Anne, la sage-femme qui officie, en salles d’accouchements vient se présenter et me proposer d’aller en salle de travail dés que je le sens, si on veut être tranquilles, dans un endroit plus intime que la chambre.
Ma chérie est revenue quand Anaïs revient me voir pour prendre des nouvelles et m’inviter à marcher dans le hall de la maternité, me déplacer pendant ce début de travail tout gentil. Je m’exécute un peu, mais pas très longtemps, marcher me devient difficile. Je reviens à ma chambre, le travail a commencé, le mal de ventre diffus a laissé place à des contractions bien perceptibles pour la 1ere fois. Elle avait raison Corinne, la super sage-femme qui a assuré la préparation à l’accouchement : quand les contractions de travail sont là, on ne peut pas les louper ! Je me replonge dans la préparation, m’enferme dans ma bulle et adopte la respiration ventrale, allongée sur le coté, appuyée contre mon coussin d’allaitement.
Ma voisine reçoit de la visite. Il est 14h, les contractions s’accélèrent, plus que 5mn entre chaque pour me reposer, elles s’intensifient, je souffle profondément à chaque respiration pour éviter de gémir. Je vais aux toilettes au sortir d’une contraction, mais je me rends vite compte que mes poussées ne sont pas liées à un besoin d’aller à la selle. Nouvelle contraction, alors que ça ne fait pas 5mn que je suis aux wc… Je me recouche et ma respiration emplit la pièce à tel point que quand je souffle, la visite de ma voisine se tait. Ma chérie me soutient comme elle peut de caresses et massages et chronomètre sans en avoir l’air. Toutes les 3 mn ! Il serait peut être temps d’aller rejoindre la salle d’accouchement… J’accepte à la satisfaction de tous, je crois !
Une aide-soignante vient nous chercher, nous traversons le service pour arriver à l’accès interdit au public à l’entrée duquel il faut chausser des surchaussons pour moi et blouse en sus pour ma chérie. L’AS nous installe en salle de travail, il est environ 15h. Anne la SF, vient me voir, me rapporte le ballon, le corpomed, elle nous propose de rester seules et de l’appeler en cas de besoin.
Je m’allonge toute habillée et me remets sur le coté, les contractions sont de plus en plus douloureuses, je m’accroche à la table, je ne retiens plus mes gémissements. A 16h, Anne me propose d’aller voir où en est le col : 6cm ! C’est plus fort que moi mais je pronostique l’arrivée de bébé pour 18h30-19h… je me dis que le plus dur est fait ! Ca me donne du baume au coeur !
Je me réinstalle sur le coté car les contractions sont dans le dos et donc moins supportables sur le dos. Elles ne s’interrompent quasi plus. Le monito me gêne, les capteurs ont du être serrés à mort pour ne pas se barrer au moindre mouvement, Anne accepte de virer celui des contractions, il ne reste que le capteur pour bébé.
Elle repart nous laissant seuls tous les trois, je parle peu, me concentre sur ma respiration, Nath accompagne chacune de mes contractions en m’aidant à m’étirer, me masse le dos. Deux heures passent sans que je n’aie plus de notion de temps.
A 18h, Anne revient, propose de regarder l’évolution du col, j’accepte, j’ai besoin de bonnes nouvelles ! Je n’en aurai pas… « 6,5… » Oh mon dieu, 2h de souffrances pour un malheureux demi centimètre !!!
Compatissante, elle me dit qu’il est toujours possible d’opter pour la péridurale… Non, non, non et non, je m’y refuse ! Elle propose de percer la poche des eaux, me dit que ça ira plus vite car la descente sera facilitée, mais plus douloureuse. Je demande un délai. Elle me propose de changer de position, de me lever, de marcher, de me mettre sur le ballon, bref de bouger pour aider le travail. J’obtempère mais c’est dur… tout m’est pénible, rien ne me soulage. Je finis par me recoucher.
19h, nouvelle observation du col. Anne fait la moue, ça n’a pas bougé… 3h que les contractions ne sont plus productives, que je me fatigue pour rien, elle dit que je devrais la laisser percer la poche, ce n’est pas une grosse entorse au projet de naissance, ça lui permettra de voir ce qui bloque, si ça ne permet pas à la dilatation de reprendre, c’est peut être signe que la tête du bébé bloque dans le bassin, il faut savoir… Elle est claire et sans détour… Je finis par accepter. Avec l’aide-soignante venue en renfort, elles m’aident à me déshabiller, mettent un drap pour cacher et d’après ma chérie, valait mieux, mais en même temps, couchée sur le coté, je ne voyais pas l’instrument utilisé, tant mieux.
La poche est rompue, je ne sais pas si c’est plus douloureux, je crois que j’étais déjà au taquet… Effectivement ça favorise la dilatation, je suis vite à 8cm. Puis les contractions se succèdent sans temps mort, je fatigue, supporte de moins en moins bien la douleur. Je finis par demander si c’est trop tard pour la péridurale, oui… Elle me réconforte en disant que le plus dur est fait… sauf que moi, ça fait déjà quatre heures que j’y crois !
A 21h, changement d’équipe, relève de Anne assurée par Gwendoline, je suis ravie, je l’ai déjà vue aux Portes Ouvertes de la mat, on avait échangé et le courant était bien passé. Anne lui dresse le topo et me souhaite bon courage, Gwendoline se dit que peut-être la poche n’a pas été bien percée, qu’il faudrait essayer de recommencer, j’accepte. C’est infructueux, la poche était bel et bien rompue…
Elle me propose de mettre un appareil à électrodes qui envoie des impulsions électriques dans la zone des contractions pour les soulager, genre qu’on vend à Télé-Achat pour faire des muscles devant sa teloche, allez, tout est bon à essayer ! Bon c’est loin d’être efficace chez moi !
Peu avant 22h30, je sens l’envie de pousser de plus en plus présente, bébé a bien progressé, Gwendoline revient avec Hélène, une aide soignante, en renfort. Ca y est, dilatation maxi, il va falloir y aller. Les premières poussées ont lieu sur le coté, elles sont là encore improductives. Rapidement, Gwendoline me propose de passer sur le dos pour faciliter l’expulsion, avec leur aide, toute en douleurs et en râles, je m’exécute, docile. Elles ne mettent pas les étriers mais m’offrent leur bras pour retenir mes énormes jambes gonflées d’eau, chapeau !
Et là, les poussées s’enchainent, mais je suis épuisée, je n’arrive plus à réfléchir, à me concentrer, ni la sophro, ni l’hapto ne me reviennent, la douleur et la fatigue m’ont liquéfiée… A chaque contraction je pousse en criant, on m’invite à souffler plutôt… ! Facile !
Pour m’encourager, Gwendoline me dit qu’elle voit les cheveux, sa tête est là, prête à sortir… on y est !
Sur une contraction, il faudrait pousser deux ou trois fois mais trop essoufflée, je n’y parviens pas. Le temps me parait long, je commence à avoir peur : et si je n’y arrivais pas ? Et si mon bébé estimé à 2,7kg le 3 décembre était trop gros pour sortir le 3 janvier ?
En fait, je pousse, bébé descend et à la faveur de la contraction, sans nouvelle poussée de ma part, il remonte ! Et les contractions s’enchainent…
Et puis, à un moment Gwendoline se met à m’expliquer que le protocole à la mat, c’est 20mn pour l’expulsion, qu’au-delà elle doit appeler un médecin pour qu’il vienne provoquer l’expulsion, qu’il vienne chercher le bébé. Or là, ça fait 45mn… elle me dit qu’il va falloir mettre la gomme ! Euhhh ça fait 45mn que je le fais, quand même !
Mais bon, je ne veux pas d’un médecin et de son attirail d’instruments, ça me redonne des forces, nouvelle contraction, je pousse de toutes mes forces sur mes jambes, les mains accrochées à mes cuisses, une fois, deux fois, trois fois. Elles m’encouragent, ainsi que ma chérie, on y est…
Céline, une infirmière arrive en renfort, Gwendoline lui confie la « lourde » tache de porter ma jambe à sa place, pendant qu’elle vient se placer entre mes cuisses. Nouvelle contraction, je pousse et je sens que Gwendoline m’aide mais sans savoir comment, je crois qu’elle vient chercher la tête avec ses mains.
Deuxième poussée et là je n’ai même pas le temps de comprendre, ni de réaliser, Gwendoline m’apporte le bébé et le pose sur ma poitrine. L’une d’elles me demande si j’ai vu ce que c’était, car elles savent qu’on ignore le sexe de notre bébé. Oui, à ma grande surprise, j’ai vu que c’était un petit garçon… Nath, elle n’a vu que ses grands yeux ouverts sur notre monde, le sien maintenant.
Une voix dit : « 23h21 ».
Notre petit Tiphenn est tout nu, sous un lange chaud, toujours relié à moi par son cordon, en peau à peau avec moi, contre ma poitrine. Nath est submergée par l’émotion de voir notre petit bonhomme enfin là, ses larmes coulent. Pas moi, je suis soulagée et sidérée… ça y est... Bébé est là, sain et sauf ! Oufff ! J’ai eu si peur….
On savoure cette rencontre… pas longtemps…
Je ne me souviens pas de tout, ni de l’ordre : on m’a raconté mais dans ma tête c’est loin d’être linéaire, plutôt un patchwork… Je me souviens que je n’ai qu’une idée en tête pendant toutes ces heures : boire ! J’ai soif comme jamais ! Et je liquiderai presque le brumisateur… car on me refuse de boire dans un premier temps.
Il y a un léger bruit quand Tiphenn respire. Gwendoline dit qu’il faut faire les soins, elle prépare la découpe du cordon, propose à Nath de le faire, elle accepte. Ca y est on est physiquement dissociés. On emmène Tiphenn dans la salle de soins, Nath l’accompagne. Soudain elle passe la tête par la porte : « 51cm - 4,040kg ! »… Tu m’étonnes que ça a été raide ! Il sera remesuré à 53cm en sortie de mat... il n’était pas tout à fait déplié !
Le pédiatre de garde est appelé car Tiphenn a de la fièvre, mais moi aussi, donc on ignore si c’est ma fièvre qui a fait jaillir la sienne ou une infection, puis il y a ce bruit quand il respire… Le pédiatre l’ausculte avec Nath.
Gwendoline m’explique qu’il va falloir me recoudre, que j’ai été déchirée, juste quelques points. Et puis vient le temps de l’expulsion de l’énorme placenta en deux poussées, aidée par Gwendoline, il y a du sang, beaucoup de sang.
Nath est revenue avec Tiphenn, elle le pose sur moi en peau à peau. Mon dieu ce qu’il est beau ! Je le mets au sein, il commence à téter.
A un moment, je me sens gagnée par un speed inhabituel, je m’agite, ma tension a monté.
Et puis, tout est calme autour de moi, de plus en plus calme. Ma tension a chuté. 6.
Céline et Gwendoline s’affairent autour de moi mais sans stress, même Nath ne perçoit rien. On me pose une perf. On reconfie Tiphenn à Nath. Une gyneco est appelée, Gwendoline craint une hémorragie, pas la gynéco, elle dit que c’est dû à la déchirure. Ca ne semble convaincre ni Gwendoline ni Céline, qui revient bidouiller la perf. Je perds toujours du sang. J’ai soif, si soif ! Gwendoline me recoud.
Une voix dit : « Ohh ! Il neige ! ».
On m’autorise enfin à boire, j’avale près d’un litre d’eau et j’ai faim…
Seulement vers 4h du mat, tout semble stabilisé, on m’invite à descendre de la table pour passer au fauteuil roulant afin de me remonter en chambre. A peine assise, ça tourne, je me sens partir, mais elles me rattrapent en me parlant, en me faisant fixer un point face à moi. Je reviens.
On monte dans notre chambre au 1er étage, la 12… On s’installe, on m’apporte un plateau de petit déjeuner, j’avale tout le liquide : le jus, le chocolat chaud !
Et puis je sens que le sang coule plus abondamment, Nath sonne, Gwendoline revient m’examine et repart. Quelques minutes plus tard, c’est Céline et Hélène qui arrivent avec un brancard pour m’emmener au bloc : révision utérine au programme : on veut s’assurer que mon utérus est bien vide. Anesthésie générale, je me réveille à 6h30 et là j’attendrai 8h avant d’être ramenée dans une chambre double au rez-de-chaussée (surveillance plus intensive) où Nath et Tiphenn viendront me rejoindre…
J’apprendrai après coup que mon utérus ne s’est pas recontracté, la faute à la fatigue, à gros bébé… qui sait ? Et, c’est cela qui a provoqué l’hémorragie. Je suis passé de 12 en hémoglobine à 6,8. J’ai frôlé la transfusion mais je crois que mon projet de naissance et les convictions locales ont plus orienté vers les perf de fer. On m’a administré 45 doses de synto* contre 18 pour un déclenchement ainsi qu’une ampoule en seringue électrique de Nal*dor.
Visiblement, j’ai fait peur à tout le monde, mais ni Nath, ni moi n’avons constaté de panique à bord, mais les scenarios allaient selon les versions du transfert au CHU à 60 bornes, au « j’ai eu peur de vous perdre »… Cette dernière fait froid dans le dos a posteriori. .. Ah oui ? Ca a été à ce point… ?
Je comprends mieux pourquoi on était à mes petits soins, me surveillant comme le lait sur le feu…
Mais en attendant, je garde un merveilleux souvenir de mon accouchement, mon projet de naissance a été respecté et pour ça je ne remercierai jamais assez cette équipe…
Il m’arrive de recroiser du personnel de la mat et à chaque fois celles qui ont partagé la naissance de Tiphenn ou les jours qui ont suivi me reconnaissent, visiblement, ils ont eu peur pour moi… Je les ai toutes remerciées dans un courrier adressé à la mat quelques jours plus tard car non seulement ils m’ont aidée à mettre au monde mon bébé sans le quitter dans la foulée mais en plus, ils ont fait tout ce qui était possible pour respecter mon projet de naissance, s’excusant pour chaque acte médical, y compris la pose de perf et seringue électrique lors de l’hémorragie et surtout après…
Je ne regrette vraiment pas d’avoir accouché dans cette maternité où nous avons été respectés tous les 3.
Lettre de remerciement ici :
http://doudou.webcaetera.fr/content/lettre-aux-professionnels-qui-nous-ont-accompagn%C3%A9s
Projet de naissance là :
http://doudou.webcaetera.fr/content/projet-de-naissance
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Si toi aussi, tu souhaites publier ici "Le jour où tu as accouché", n'hésite pas à m'envoyer un mail à mamanature49@gmail.com.
Un grand merci à Véro pour avoir partagé ce témoignage avec moi et accepté qu'il soit publié.
Ces mots et ces photos lui appartiennent, merci de ne pas les recopier.
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Môôman
mercredi 29 juin 2011
Allaiter, c'était mon dada!
Aujourd'hui, j'ai décidé de te donner mon témoignage d'allaitement. Parce que pour moi, allaiter, c'était juste une évidence. Enceinte, je ne voyais pas comment j'aurais pu faire autrement. Heureusement, je me suis vite rendue compte -malgré le tout et le n'importe quoi que l'on peut entendre sur l'allaitement- qu'il y avait très peu de raisons -physiques- pour que ça ne fonctionne pas et que pour un bébé né à terme et en bonne santé, si on était bien informée et bien entourée (c'est la clef), il y avait peu de chance pour que je n'y arrive pas. Mon corps de maman était fait pour ça. Je ne voulais pas me passer de ce formidable moyen de nourrir/ rassurer / calmer mon premier bébé.
Enceinte, j'ai lu et relu "L'allaitement" du Dr Marie Thirion. Absolument tout y est expliqué. Il répondait à toutes mes questions, celles que je me posais, celles que je me suis posées après et même celles que je ne me posais pas. Comprendre comment fonctionne l'allaitement,est le meilleur moyen de surmonter les obstacles qui peuvent se présenter ou de savoir quoi répondre aux remarques plus ou moins désobligeantes ou encore reconnaître un médecin/sage-femme/puéricultrice qui n'y connaît que dalle.
Enceinte, j'ai lu et relu "L'allaitement" du Dr Marie Thirion. Absolument tout y est expliqué. Il répondait à toutes mes questions, celles que je me posais, celles que je me suis posées après et même celles que je ne me posais pas. Comprendre comment fonctionne l'allaitement,est le meilleur moyen de surmonter les obstacles qui peuvent se présenter ou de savoir quoi répondre aux remarques plus ou moins désobligeantes ou encore reconnaître un médecin/sage-femme/puéricultrice qui n'y connaît que dalle.
J'ai accouché d'un bébé à terme (bien à terme même - J+4 o_O). Peu de temps après sa naissance, après s'être posé au creux de mes bras, tout contre moi, Crapouillette est venue tout naturellement prendre mon sein gauche (oui, oui, je me souviens). J'y étais arrivée! Mais c'était tellement simple et naturel que je ne sais comment j'aurais pu faire autrement.
La première nuit, j'ai gardé Crapouillette tout contre moi, elle se réveillait pour téter toutes les heures. Des tétées assez courtes, mais fréquentes. J'ai très peu dormi mais j'ai savouré cette victoire d'avoir enfin mon bébé dans les bras. J'ai eu ma montée de lait assez vite, à peine 48h après la naissance. Et puis, j'envoyais balader le personnel qui demandait de noter les horaires des tétées (j'ai que ça à faire peut-être? Elle tète quand elle a faim épicétout) - Je me contentait de leur dire qu'elle faisait bien pipi et caca après chaque tétée.
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| Oui, t'as raison, celui-là c'est le droit, mais c'est pas moi! |
Les débuts
Les premières semaines, tout se déroule à merveille plus ou moins sans encombres. Le premier pic de croissance me fait un peu douter de ma capacité à pouvoir produire assez de lait pour Crapouillette, mais je me dope à la tisane d'allaitement, et je continue d'allaiter à la demande et de faire confiance à mon bébé. Et surtout, j'avais connaissance de ce "phénomène": ces jours-ci, je suis épuisée, Crapouillette ne cesse de réclamer le sein, j'allaite toute la journée, je n'en peux plus - Ne t'en fais pas, dans un ou deux jours, elle reprendra un rythme beaucoup plus tranquille - et tes seins produiront la quantité réclamée par ta fille - Ouf". Elle grossit donc bien et régulièrement. On ne peut donc pas venir me dire qu'elle ne prend pas assez. Et contrairement à ce qu'on dit souvent sur les bébés allaités, elle fait ses nuits à un mois (Lucky me!) - [Non, faire ses nuits ou pas n'a rien à voir avec l'allaitement - d'ailleurs, maintenant qu'elle n'est plus allaitée, Crapouillette défait ses nuits ;)].
Elle tète beaucoup, souvent, de longues tétées... et moi, pendant ce temps, je me repose, je lis... Et je profite de mon congé pour participer aux réunions de la Leche League près de chez moi. J'y apprends beaucoup de choses, j'y vois des bébés et des bambins qui tètent et je me dis que non allaiter un bambin, c'est pas choquant en fait (dans ma famille, on allaite jusqu'à 6 mois pile - va savoir pourquoi).
Allaiter et travailler, oui madame!
Allaiter et travailler, oui madame!
Très vite (trop vite), vient le moment où je vais devoir retourner travailler. Je m'étais donné 3 mois minimum d'allaitement (ta mission, si tu l'acceptes...). Je ne me voyais pas arrêter, je ne me voyais pas retourner bosser non plus mais si en plus, je devais arrêter deux semaines avant pour lui donner des biberons de lait artificiel et me passer de ces moments-repas-tendres-câlins, je savais que j'allais déprimer à coup sûr.
Alors, je me suis lancée dans l'aventure maman-travaille-allaite-et-tire-allaite! J'ai loué un tire-lait électrique de compète Medela double-pompage à la pharmacie (remboursé par la sécu, et ouais!) - je tirais le matin, le midi et le soir (Crapouillette est une morfale) - et Crapouillette en avait pour la journée. Et mois j'avais le bonheur de partager ces moments fusionnels avec mon bébé, le matin, le soir, les week-ends et pendant les vacances. Pas besoin de sevrage pour ça, on a juste testé qu'elle voulait bien prendre le biberon avec le papa histoire de rassurer SuperNounou. Crapouillette, on t'explique: "Maman = Nichon / Papa et Nounou = Biberon - tu captes?".
Comme ça fonctionnait bien, on a continué. Au passage, je remercie Tommee Tippee et ses biberons Closer to Nature (avec la tétine 0 -débit ultra lent héhé) qui ont fait que Crapouillette soit passée si facilement et sans problèmes du bib' aux seins de mamans (je t'assure qu'on a testé un autre biberon juste une fois et qu'on n'a pas recommencé - Crapouillette ne savait plus téter après - il a fallu ruser je te le dis).
Je m'étais dis, au moins 6 mois au lait maternel exclusif histoire de suivre les recommandations de l'OMS. A 6 mois, comme Crapouillette commençait la diversification, j'ai un peu moins tiré mon lait - mais je devais quand même en fournir pas mal car la miss étant IPLV, elle ne mangeait pas ou peu de fromage et de yaourts (pas fan de la chèvre, la crapouillette). Et vers 9 mois, on a commencé l'allaitement mixte avec un lait artificiel adapté aux petits allergiques comme elle (pas beaucoup, mais de temps en temps, quand je ne parvenais pas à tirer assez de lait).
Quand elle a eu 11 mois, j'en ai eu marre de tirer mon lait. Je savais que mon allaitement allait avoir du mal à durer longtemps comme ça, mais je voulais être un peu plus "libre" et ça devenait une vraie contrainte. (le tire-lait, pas l'allaitement). Je me suis donc dit à ce moment là qu'on verrait bien ce que ça donnerait et combien de temps ça allait durer. En tous cas, je prenais toujours autant de plaisir à allaiter Mistinguette et elle aussi. Mais assez vite, elle s'est désintéressée du sein et préférait nettement le biberon, elle me le réclamait et se détournait du sein. Après avoir essayé quelques stratagèmes pour essayer de la faire revenir à la raison (héhé ;), je me suis résignée, alors qu'elle avait 13 mois à arrêter là notre aventure lactée. J'aurais voulu continuer plus longtemps mais mademoiselle en avait décidé autrement. Le sevrage (Argggh, je déteste ce mot) s'est fait tout en douceur, vraiment petit à petit, et ma production de lait s'est finalement arrêtée. Enfin presque, parce qu'encore aujourd'hui, je suis capable de faire perler une petite goutte de lait (je suis forte, hein?) - et j'aime bien - ça me rappelle des moments tendres et magiques.
Tiens, je n'ai pas du tout parlé de Papa-Nature dans cet article tu me diras. Avec lui, on a l'habitude de parler de NOTRE allaitement. Parce que oui, il a été partie prenante, oui il nous a soutenues Crapouillette et moi-même, oui il était présent, confiant, aimant et patient. Et oui, il n'a pas donné de biberon avant longtemps mais il fait plein d'autres choses avec Mistinguette...
Et toi, t'as allaité ton (tes) nain(s)?
![]() |
| Le mien, c'était celui-là - c'est la la dernière Rolls des tire-lait mais c'est pas mal! |
Comme ça fonctionnait bien, on a continué. Au passage, je remercie Tommee Tippee et ses biberons Closer to Nature (avec la tétine 0 -débit ultra lent héhé) qui ont fait que Crapouillette soit passée si facilement et sans problèmes du bib' aux seins de mamans (je t'assure qu'on a testé un autre biberon juste une fois et qu'on n'a pas recommencé - Crapouillette ne savait plus téter après - il a fallu ruser je te le dis).
Je m'étais dis, au moins 6 mois au lait maternel exclusif histoire de suivre les recommandations de l'OMS. A 6 mois, comme Crapouillette commençait la diversification, j'ai un peu moins tiré mon lait - mais je devais quand même en fournir pas mal car la miss étant IPLV, elle ne mangeait pas ou peu de fromage et de yaourts (pas fan de la chèvre, la crapouillette). Et vers 9 mois, on a commencé l'allaitement mixte avec un lait artificiel adapté aux petits allergiques comme elle (pas beaucoup, mais de temps en temps, quand je ne parvenais pas à tirer assez de lait).
Quand elle a eu 11 mois, j'en ai eu marre de tirer mon lait. Je savais que mon allaitement allait avoir du mal à durer longtemps comme ça, mais je voulais être un peu plus "libre" et ça devenait une vraie contrainte. (le tire-lait, pas l'allaitement). Je me suis donc dit à ce moment là qu'on verrait bien ce que ça donnerait et combien de temps ça allait durer. En tous cas, je prenais toujours autant de plaisir à allaiter Mistinguette et elle aussi. Mais assez vite, elle s'est désintéressée du sein et préférait nettement le biberon, elle me le réclamait et se détournait du sein. Après avoir essayé quelques stratagèmes pour essayer de la faire revenir à la raison (héhé ;), je me suis résignée, alors qu'elle avait 13 mois à arrêter là notre aventure lactée. J'aurais voulu continuer plus longtemps mais mademoiselle en avait décidé autrement. Le sevrage (Argggh, je déteste ce mot) s'est fait tout en douceur, vraiment petit à petit, et ma production de lait s'est finalement arrêtée. Enfin presque, parce qu'encore aujourd'hui, je suis capable de faire perler une petite goutte de lait (je suis forte, hein?) - et j'aime bien - ça me rappelle des moments tendres et magiques.
Tiens, je n'ai pas du tout parlé de Papa-Nature dans cet article tu me diras. Avec lui, on a l'habitude de parler de NOTRE allaitement. Parce que oui, il a été partie prenante, oui il nous a soutenues Crapouillette et moi-même, oui il était présent, confiant, aimant et patient. Et oui, il n'a pas donné de biberon avant longtemps mais il fait plein d'autres choses avec Mistinguette...
Et toi, t'as allaité ton (tes) nain(s)?
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On n'est pas des parents parfaits
vendredi 24 juin 2011
Allez, hop, au boulot la mère!
Aujourd'hui, je voulais te parler de ma reprise du travail. Bon, ça date pas d'hier, je te l'accorde, ça fait un an et demi pour tout te dire. Alors pourquoi je t'en parle maintenant? Déjà parce que je te l'ai pas encore raconté, et puis ensuite parce que ça continue de me hanter...et parce que j'ai pris du recul aussi.
Comme beaucoup de femmes, j'ai dû reprendre le travail. Ma puce avait alors 2 mois et 3 semaines. Une naissance après terme + un congé maternité très court (le même que les autres - trop court quoi) font que je n'ai pas pu profiter très longtemps de ces longues journées à allaiter - ranger la maison - faire la lessive - ranger le linge ne rien faire d'autre que de m'occuper de mon petit bébé (haha, la blague). Et encore, j'ai pu gratter une semaine sinon je reprenais le boulot aux deux mois et demi de crapouillette.
En tous cas, cette reprise du travail, elle est arrivée trop tôt pour moi, je n'étais pas prête à laisser mon bébé, si vite, si tôt. Nous avions pourtant une nounou formidable, on avait confiance en elle et elle ne nous a pas déçue. A ce moment là, je n'avais pour ainsi dire pas le choix de retourner travailler à la fin de mon congé maternité (pour des raisons financières mais aussi pour des raisons plus propres à mon métier - une certaine pression du fait que j'avais participé au montage de la société dans laquelle je travaillais et que je m'étais engagée avant mon départ à revenir assumer les projets que j'avais débuté...). Mais aujourd'hui, quand j'y repense, je me dis que si c'était à refaire (ce que j'espère héhé), je crois que je ferais autrement. Maintenant que je sais ce que ça me fait, à moi, de me séparer aussi tôt de l'être que j'ai mis au monde. Celui qu'on l'on veut garder tout contre soi. Celui qu'on a tellement l'impression d'abandonner quand on s'en va que ça nous tord le ventre. Je crois que je ferais en sorte de pouvoir prolonger ces quelques mois pour être toute à mon bébé, toute entière. En tous cas, je ferais en sorte de pouvoir être là, à la maison, pour donner les tétées, bercer, câliner, porter et encore porter (oui, bon, changer les couches, faire des areuh toussa).
Je n'ai pas beaucoup de regrets. Mais de ne pas avoir pu profiter comme je l'aurais souhaité des tous premiers mois de la vie de ma fille, je crois que ça sera toujours un petit regret quelque part. Je me revois en train de déposer mon tout petit bébé chez la nounou. Heureusement que j'ai pu compenser ce manque en continuant d'allaiter Mistinguette tout en ayant repris le travail à temps complet. Les tétées du matin et du soir (et toutes les autres, incalculables, les week-ends et pendant les vacances), c'était ma bouée de secours à moi, ma façon de ne pas rompre ce lien si fort qu'il y avait avec ce bébé qui faisait encore partie de moi.
Aujourd'hui, je suis à mon compte, je suis une mom-preneur comme on dit sauf que mon entreprise n'a rien à voir avec la maternité ;) - J'ai choisi de travailler à temps partiel pour avoir mes mercredi avec ma fille pour profiter de plus de moments avec elle et la regarder grandir (ou plutôt courir, crier, pleurer, jouer, me bisouter, m'aimer...). C'est fou ce qu'on peut aimer ça, non?
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