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vendredi 28 octobre 2011

Amener bébé à voir le monde...

Je me souviens qu'en tant que jeune maman, à la naissance de ma fille, j'étais toute entière dédiée à la satisfaction de ses besoins, mon monde tournait autour d'elle, et je ne me voyais rien faire d'autre que de m'occuper d'elle. Je l'avais constamment  près de moi, dans les bras le plus souvent ou dans l'écharpe lors de nos balades et quelquefois à la maison, mais relativement peu au départ. Et je me demandais comment c'était possible de s'occuper d'un nouveau-né quand on avait déjà un affreux voire plusieurs. Je me disais que petit dernier devait se sentir un peu délaissé quelques fois puisqu'il faut bien s'occuper de tout le monde. Mais je me disais aussi que l'écharpe devait être à ce moment là d'un grand secours puisqu'elle permettait de s'occuper des plus grands tout en ayant son petit contre soi, ce qui est, je le rappelle un besoin vital du petit homme. 


Nous faisons partie de ces mammifères qui naissent "prématurément" et qui avons besoin du corps de notre mère pour nous développer et nous apporter ce dont nous avons besoin, contact, toucher, chaleur, sentiment d'amour, enveloppement, sans parler de la proximité du sein nourricier. Déposer son enfant loin de soi, le mettre dans un lit loin de nous, dans une poussette, une coque, un transat et qui plus est sur de longues périodes, sont donc en soi des aberrations que la puériculture moderne (depuis les années 70), l'hygiénisme et le développement du féminisme (au mauvais sens du terme) nous ont apportés.






Mais il y a point de vue qui ne m'avait à vrai dire jamais vraiment effleuré l'esprit, et pourtant il tombe sous le sens... Il est extrait de "Porter Bébé - Avantages et bienfaits" de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau. Vous l'aurez peut-être remarqué mais dans ma tête, ça tourne beaucoup autour du portage en ce moment. Bref, dans cet ouvrage de la collection Jouvence (des petits guides très pratiques et concis mais truffés de pépites), on y apprend que le bébé n'a pas tant besoin qu'on s'occupe de lui que de participer à NOS activités, il n'est pas LE centre, il est AU centre... lisez plutôt:

La beauté du portage, c'est qu'il permet au parent de remplir facilement ses deux tâches principales: répondre aux besoins de son enfant (en l'occurrence le besoin de chaleur et de contact) tout en l'ouvrant au monde. On a pu décrire l'enfant africain porté au dos présent dans toutes les situations de la vie quotidienne et constamment sollicité par les spectacles, les paroles, et les gestes de son entourage, préparation des repas, marchés, visites, corvées d'eau, travaux divers, palabres, bénéficiant ainsi de stimulations proprioceptives, tactiles, auditivo-verbales et visuelles très variées."
Porter son enfant est en effet un merveilleux moyen de lui faire découvrir son environnement en toute sécurité, de l'introduire en-dehors, aux étrangers, au vaste monde, sans qu'il se sente menacé puisqu'il est tout contre papa ou maman. Etre porté, c'est découvrir le monde "à hauteur d'homme". [...] Le portage permet à l'enfant de participer au monde sans être au centre du monde. Comme l'explique Jean Liedloff en parlant des indiens yequanas, "il leur arrive certes de câliner leurs bébés, de leur faire "coucou" ou de chanter pour eux. Mais la personne qui s'occupe d'un bébé passe la plus grande partie de son temps à s'occuper... d'autre chose que du bébé! De même, les enfants qui s'occupent des bébés ne considèrent pas cela comme une activité en soi, et bien qu'ils les transportent partout, ils ne leur prêtent que rarement attention. Ce qui fait que les bébés yequenas sont sans cesse au milieu d'activités auxquelles ils participeront plus tard, à mesure qu'ils grandiront. Si au contraire, tout au long de la journée, on joue avec l'enfant, on lui parle, on l'admire, on le prive de cette phase dont il a besoin: être spectateur, porté dans les bras. Incapable de dire ce dont il a besoin, il va exprimer son mécontentement. Bien sûr, il essaie d'attirer l'attention de la personne qui s'occupe de lui, mais- et c'est là la cause d'un malentendu bien compréhensible - son but est de l'amener à changer d'attitude, à s'occuper de ses affaires avec confiance, sans paraître lui demander la permission [...]. Dans la mesure où un bambin veut apprendre ce que font les adultes, il veut pouvoir centrer son attention sur un adulte lui-même centré sur ses activités d'adulte".


Ce passage a eu beaucoup d'échos en moi. Même si je ne regrette absolument rien des trois premiers mois passés avec ma fille dans une fusion totale sans autre idée que celle de m'occuper d'elle (l'idée de reprendre le boulot aussi précocement n'aidant pas à lâcher prise à ce moment là); je me dis que les choses seront différentes avec mon prochain enfant. Premièrement parce qu'il faudra bien s'occuper de l'aînée, mais aussi parce que ma façon de penser a évolué au fil des mois et des années. Apprendre qu'un bébé n'a pas tant besoin qu'on s'occupe de lui, que de participer lui-même à nos propres activités, m'enlève un poids je dois dire et me fait envisager tout à fait différemment la façon que j'aurai de faire avec un prochain bébé.



Il y a beaucoup de choses que je ferai différemment, non pas parce que je pense avoir mal fait pour ma première mais parce que j'ai appris: appris à me faire confiance, appris à écouter les besoins de mon bébé et à faire confiance à la nature qui a tout prévu. 

J'ajouterai qu'on entend parfois qu'une mère qui porte son enfant le coupe du monde. Je suis persuadée que c'est le contraire qui se joue. Un enfant en poussette ne voit rien de ce qu'il se passe autour de lui, il entend des bruits, l'environnement ambiant mais ne voit pas grand chose de ce qui s'y passe. Un enfant porté, notamment sur le dos, aura tout le loisir de voir autour de lui et d'apprendre des gestes des autres. Je ne m'apesentirai pas ici sur tous les bienfaits du portage physiologique sur la santé de l'enfant, sa motricité, le développement de l'équilibre, etc, et je vous renvoie pour cela à la lecture du livre de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau. Mais une chose est certaine, c'est qu'il permet d'amener bébé à appréhender le monde autour de lui, en douceur, tout contre une personne aimante...


Article à retrouver sur le blog collectif des Vendredis Intellos!
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mardi 11 octobre 2011

L'écharpe de portage Ling Ling d'amour, le test! [cadeau inclus]

Cette semaine, c'est la Semaine Internationale du Portage! L'occasion idéale s'il en faut de mettre en avant et promouvoir le portage physiologique. Parce que porter, c'est bien, mais bien porter c'est mieux! 


Ling Ling d'Amour (c) 
Comme je l'avais annoncé sur facebook, je suis désormais monitrice en cours de formation par le réseau Porter son Enfant tout un Art. J'ai donc passé lors de mon dernier week-end deux jours intenses et riches à approfondir mes connaissances en portage, en nouages, en physiologie de l'enfant, en transmission aux parents, etc. J'ai rencontré des gens formidables, des mamans, des bébés, des papas... j'ai revu des personnes qui me sont chères parce qu'elles m'ont à mes débuts de jeune maman, initiée à l'art de porter mon enfant et encouragée à écouter cette petite voix à l'intérieur de moi qui me disait que non, mon enfant ne serait pas forcément plus capricieux ou gâté s'il était autant que possible tout près de moi ou de son papa. A mon tour, j'ai envie de transmettre à des parents qui le souhaitent les techniques qui permettent de garder son enfant contre soi tout en respectant au mieux son bien-être, son confort et sa sécurité. Au-delà du portage, les ateliers sont aussi tout simplement un partage d'expériences entre parents et un moment privilégié pour être entendu et écouté, pour recueillir des informations, du soutien... Je vais donc dans les semaines qui viennent prendre le temps de mettre en place des rendez-vous découverte du portage, des moments de papotages entre parents autour des thèmes liés à la parentalité, des ateliers de portage, le tout près de chez moi, mais je vous en reparlerai!


Le test de l'écharpe Ling Ling d'amour - collection Glam 

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'une de mes écharpes coup de coeur! Cette écharpe m'a accompagnée tout le long de ma formation du week-end dernier, je peux donc vous donner le résultat de mon test de la Ling Ling d'amour!




J'avais déjà entendu beaucoup de bien de cette écharpe ainsi que du sling de la même marque. Mais quand les nouveaux coloris sont sortis, très récemment donc, je n'ai pas résisté à l'appel de la violette. J'ai donc choisi la Ling Ling d'amour en coloris Violet et en 3,30m.



COLLECTION DAÏCALING GLAM

Pour information, et pour ceux qui ne connaissaient pas forcément cette écharpe, voici les premiers coloris de la marque, qui sont toujours disponibles.



COLLECTION DAÏCALING pastel

Quelques informations sur l'écharpe de portage Ling Ling d'amour:
La marque est une histoire familiale, elle a été créée par Elodie et son mari, de formation ingénieurs textile et installés en Chine depuis plus de 6 ans. L'écharpe est tissée en sergé-croisé anglais, en coton biologique, exempt de métaux lourds et l'écharpe est fabriquée en Chine dans des usines respectueuses du travail des salariés et de l'environnement. La démarche de Ling Ling d'Amour est de pouvoir proposer une écharpe de portage de qualité à des prix très abordables (45€ l'écharpe de la collection Glam). Il suffit d'aller faire un tour sur la boutique en ligne pour s'en rendre compte!

Les écharpes de la collection Glam (nouveaux coloris) en plus d'être particulièrement belles sont un peu plus fines que les précédentes tout en étant aussi résistantes et un peu plus longues (10 cm ont été ajoutés la longueur totale de l'écharpe).
Elles existent en 3 tailles: 3,30m / 4,50m / 5,20m. L'écharpe arrive dans son petit sac de transport (que ma fille a adopté en sac à main *huhu*).


Le test:
J'ai donc pu tester cette écharpe avec Gabriel, mon poupon lesté. J'ai beaucoup aimé les sensations de cette écharpe, sa finesse, sa souplesse.
Contrairement à certaines écharpes, elle est peu glissante, assez pour faire le nouage relativement facilement mais une fois fait, il ne bouge pas. Je ne l'ai cependant pas encore testé sur une longue durée mais a priori, ça ne devrait pas bouger. Cependant, cette caractéristique fait qu'elle peut être moins facile à régler avec un noeud coulissant par exemple (mais avec des anneaux, c'est magique). Par ailleurs, j'ai pu faire mon kangourou ventre et dos sans problèmes, le réglage, le pli par pli s'est fait assez facilement.
Les lisères sont cousues d'une couleur différente afin de pouvoir bien prendre ses repères lorsque l'on réalise son nouage, le milieu de l'écharpe est lui aussi bien indiqué des deux côtés.
C'est donc une écharpe de très bonne qualité à un prix plus qu'abordable qui gagne à être encore mieux connue. Et puis avouez que les coloris sont top, non?
Ce qui est sûr, c'est que c'est une écharpe que je conseillerai aux parents lors de mes ateliers. C'est vraiment un régal. 

Sachez que désormais, les écharpes vous sont envoyées de France puisqu'elles sont importées en France en grandes quantités pour ensuite être envoyées au détail jusque chez vous! Mais n'hésitez pas à grouper vos commandes ou à demander à une monitrice de portage si elle prévoit de faire une commande groupée. Si vous êtes dans mon coin, je pense que j'en commanderai prochainement par le biais de mon association afin d'en avoir à disposition pour les parents qui souhaiteraient repartir avec cette écharpe.

J'ai hâte d'essayer le sling! Vous pouvez lire le test du sling Ling Ling d'Amour chez la PorteBBthèque de Strasbourg ici.


Le giveaway! 

On avait parlé d'un cadeau non? Je dirais même un très très beau cadeau! En effet, Elodie de Ling Ling d'Amour vous propose de gagner une écharpe de votre choix en 3,30m / 4,50m ou 5,20m ou un sling parmi les coloris suivant : bleu ciel / jade / mocha / titane / rose / safran / turquoise / violet.


Elle est pas belle la vie, franchement? (On dit merci Elodiiiiie!)

Sur ce, bonne semaine et bon portage!!!



Pour jouer, c'est très simple:
- Tu vas liker ma page facebook ici et celle de Ling Ling d'Amour 
- Tu vas faire un tour sur la boutique de Ling Ling d'Amour
- Tu viens poster un commentaire ici en m'indiquant l'écharpe ou le sling que tu souhaiterais gagner et me raconter en quelques mots ta petite histoire avec le portage 
- Si tu relaies sur Facebook, Twitter ou ton blog, tu as une chance supplémentaire de gagner si tu me donnes le lien
- Tu évites de poster en "anonyme" ou alors tu indiques ton nom ou ton pseudo + ton mail dans ton commentaire sans quoi il ne pourra être pris en compte.

Tu as jusqu'au 16 octobre 2011 minuit pour jouer! Bonnne chance!


Jeu ouvert à la France métropolitaine.

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mardi 27 septembre 2011

Burn-out Vs maternage

On entend beaucoup parler de Burn-Out en ce moment. Des ces parents qui pètent les plombs. Des ces mamans et papas épuisées, qui n'en peuvent plus. C'est même le thème du mois du célèbre blog "9 blogueurs racontent 9 mois" avec notre chère Mère Bordel en invitée spéciale.



Aujourd'hui, je me posais une question. Je me demandais si le maternage (ou le parentage) n'était pas un rempart  contre l'épuisement maternel et paternel? 

Attention, je ne suis pas en train de dire que les parents maternants sont totalement à l'abri d'un pétage de plomb, hein, on se calme... Mais je me demande, et c'est une vraie question que je pose, pas un jugement hâtif sur les personnes qui ne sont pas "maternantes", si le fait de comprendre les véritables besoins de son enfant et d'y répondre le mieux possible ne protège pas (un peu) de cette sensation d'être au bout du rouleau. Mon Dieu, suis-je à l'abri du burn-out???

La naissance d'un enfant, notamment du premier enfant (c'est la primi qui parle là, vous me direz ce que vous en pensez les copines multi) est un total bouleversement dans notre vie. On se rend compte que ce petit être a besoin de notre présence 24h/24h, on s'oublie un peu beaucoup, le couple en pâtit souvent, on se découvre père et mère, on se retrouve en face de sentiments difficiles à gérer, et en face du regard des autres (les bons conseils de Tata Simone hein)... Tout ça, plus s'occuper des plus grands si on en a, gérer la maison, éventuellement retourner au boulot, gérer la pression du boulot, la séparation, la culpabilité, le manque (moi, j'en ai souffert? non? regarde un peu ici)  s'occuper des courses, se réveiller plusieurs fois par nuit, dormir environ 2h d'affilée maximum, se ré-approprier son corps et j'en passe. Donc oui, je comprends que quand l'on devient parent, l'on puisse parfois être complètement au bord de la crise de nerfs!

Mais le fait de porter son enfant, à la maison, comme à l'extérieur permet par exemple de continuer à vaquer à ses occupations préférées telles que ménage, repassage ou autres joyeusetés, sans avoir à courir à travers toute la maison dès que le petit daigne faire un bout de sieste (et donc oublier de se reposer, je sais, j'ai testé). Mais je me suis aussi vue passer avec l'aspirateur avec ma fille sur mon dos sans que ça la réveille de sa sieste (c'est ça le bonheur? putain, j'ai changé...)! On peut penser à soi sans forcément être centré sur son bébé qui participe de fait à nos activités, blotti sur notre dos ou sur notre ventre dans une écharpe par exemple. (Lire à ce sujet l'excellent bouquin: Porter bébé, avantages et bienfaits de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau dont je vous ferai la critique d'ici la fin de la semaine). Si bébé a faim, il suffit de lui rendre le sein accessible, tout en le portant, et là aussi, on peut continuer à s'occuper d'un plus grand ou autre chose... ça rend les choses plus pratiques de beaucoup de points de vue non?


Un bébé porté pleure moins, les études le prouvent. Ses besoins de sécurité affective, de toucher sont comblés, il n'a a pas besoin de pleurer pour être entendu et compris dans ses besoins. Le parent porteur sent tout de suite, avant même qu'il ne pleure, si son bébé a faim, besoin d'être changé ou autre (du coup, ça PEUT permettre d'éviter les crises de larme qui nous font désespérer - ça PEUT j'ai dit). Répondre aux demandes de son enfant le plus vite possible et le mieux possible fait qu'il aura en général beaucoup moins de mal à prendre son autonomie ensuite, il aura CONFIANCE et n'aura donc pas autant besoin de "tester" ses parents (si je pleure, en combien de temps, ils viennent? ne vont-ils pas me laisser si je ne leur montre pas que je suis là? j'ai besoin de savoir qu'ils viennent quand je les appelle...).

Porté, le bébé peut s'endormir dans une position confortable, bercé par les mouvements de son papa ou maman. Un bébé parvient à s'endormir seul dans une chambre au prix de grands efforts pour lui, il ne sera que mieux tout près de ses parents et pourra s'endormir paisiblement, sans pleurer la plupart du temps (c'est l'effet "magique" de l'écharpe).
Et puis allaiter, parlons-en! Les hormones qui entrent en jeu dans l'allaitement sont les hormones de l'amour et de l'attachement. Alors de là à dire que l'allaitement participe à nous rendre heureuses, il n'y a qu'un pas...que je ne franchirais pas mais quand même, ça aide ;)
Dormir avec son petit aussi préserve aussi un peu des nuits difficiles. Savoir que son bébé est à côté de soi, que ses besoins élémentaires sont comblés (besoin de chaleur, de proximité, besoins alimentaires aussi... le sein n'est pas loin)... et à peine se réveiller quand il se réveille, qu'il prend le sein et qu'on se rendort aussi sec... (le rêve...).


En maternant, on prend aussi confiance en soi-même, en sa capacité à être une bonne mère ou un bon père. Les réactions de notre enfants nous convainquent d'elles-mêmes que notre choix est le bon, et les pseudos-conseils des autres (les mauvais, je parle), on ne les entend même plus ou on sait quoi y répondre.

Bon, je vous fais le tableau idéal là, c'est loin d'être aussi facile pour tout le monde (et ça ne l'était pas autant pour moi!). Mais l'idée est là, non? 

La reprise du travail précoce aussi, quand elle n'est pas bien vécue, peut être aussi un facteur de pétage de plomb ! Vouloir tout faire en même temps: travailler, s'occuper de son enfant, de sa maison, passer du temps avec son homme... et ne pas y arriver, ou avoir le sentiment d'être dépassée. (Ceci est un message pour le gouvernement: merci de bien vouloir allonger le congé-maternité et revaloriser le congé parental. Cordialement).

On a beaucoup parlé du livre de Stéphanie Allenou "Mère Epuisée". Je n'ai pas encore eu le temps de le lire mais j'ai lu l'excellente critique du blog Maman Travaille ici. J'y apprend que pour les mères au foyer ou en congé parental, les choses ne sont pas plus simples: la solitude, le manque de vie sociale, le manque de stimulations intellectuelles, tout ceci peut être aussi pesant que d'être séparée de ses enfants toute la journée.



Plus tard, comprendre les besoins de son enfant et d'où viennent ses réactions me semble être essentiel pour éviter le pétage de câbles en règles. Combien de parents s'énervent devant une réaction (normale) d'enfant? Non, votre monstre n'est pas juste un manipulateur capricieux, non il n'est pas "coquin", "malin" ou fourbe s'il veut être dans les bras, dormir près de vous ou s'il veut tous les jouets du magasin.
Non, il ne fait pas exprès de ne pas mettre son manteau juste pour vous faire enrager.
Si les parents réagissent ou pensent comme cela, en s'énervant, je comprends qu'ils pètent les plombs.
En revanche, quand on prend du recul, qu'on essaie de comprendre son enfant, d'être bienveillant et que l'on trouve des méthodes de communication plus épanouie et non-violente, on prend un réel plaisir à passer du temps avec nos affreux (même si parfois oui, ils nous mettent hors de nous et oui, on a le droit d'être en colère). Merci au passage à Isabelle Filliozat hein, elle m'aide à rester zen devant les réactions de ma terrible two, depuis que je les comprends et que je sais (mieux) comment y répondre.


J'imagine que Burn-outer, c'est un tout hein. Si le travail te fout la pression, que ton homme t'énerve, que le mode de garde de ton enfant est nul, que tu n'arrives pas à trouver une minute pour toi, que ta famille te met la pression, que tes nuits sont catastrophiques et que par dessus le marché tes gamins te sortent par les yeux avec leurs conneries, alors là je me doute qu'il est facile de péter un câble. Adepte du maternage proximal ou pas. 

Et vous, vous en pensez quoi? Vous vous sentez à l'abri du burn-out ou pas du tout?
Pensez-vous que le maternage peut être un rempart contre le pétage de plombs? (si je vis dans le monde des bisounours, n'hésite pas à me le dire. Bisous).
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dimanche 28 août 2011

Tu connais Mamomans? [Rencontre des gens sympas #1]

Aujourd'hui, j'ai envie que tu passes une bonne journée! (Perso, je fête les deux ans de ma fille aujourd'hui, alors crois-moi je suis joie). Mais quoi de mieux pour bien commencer la journée que de te faire découvrir (si tu ne la connais point déjà) une de mes copines virtuelles qui serait bien du genre à devenir une copine IRL (dans la vraie vie pour les non-touiterriens) si je n'y prends garde. Cette super nana, c'est Mamomans que tu peux dois lire ici. Si tu es une maman (ou un papa) et que tu es dans la région du Mans, tu ne pourras pas passer à côté, elle est partout, de la presse à la radio locale. Cette maman fraîchement débarquée de la région parisienne avec ses deux nains s'évertue à te trouver les meilleurs bons plans et les give-aways les plus originaux. Elle parle aussi un peu maternage, bref elle me touche et je suis bien contente de lui laisser la parole sur mon blog (puisqu'elle a eu la très bonne idée de m'inviter sur le sien - si, si, tu peux lire ça ici).


Lule, peux-tu te présenter en quelques mots ? Nous sommes une petite famille de 4 personnes fraîchement débarquée dans la bonne ville du Mans, après quelques années passées dans la capitale… Notre fille, la Zo, a croizandmi (NDLR : 3 ans ½), le Boy 8 mois et moi… plus près de 30 que de 20 ans, quoi. Je suis bloggeuse de profession, mais maîcresse d’école à l’origine…


D'où t'est venue cette idée saugrenue de venir t'installer au Mans?
Mon amour pour la rillette bien sûr. Bon sans blague, ça a étonné tout le monde au départ, les manceaux y compris ! Au départ, pas la ville en elle-même puisque tout simplement, je ne la connaissais pas. C’est tout bêtement une opportunité professionnelle de mon mari qui nous a permis de quitter Paris, que nous avions envie de fuir de laisser derrière nous depuis un moment… Et puis Paris devenait un peu petit pour nous… enfin notre logement, quoi. Donc plus grand-chose ne nous y retenait, et après avoir visité la ville une première fois : c’était bon. On était sous le charme, et on s’est installés.

Qu'aimes-tu dans cette
ville? Que n'aimes-tu pas?  C’est une ville à taille humaine, tu peux faire à peu près tout ce que tu veux, en 10 à 15 minutes, à pied ou en voiture… (et en vélo aussi, il parait, mais je n’ai pas encore trouvé le moyen d’installer tous mes loustics dessus…). [Essaie la remorque – NDMN – Note de Maman Nature]
On a tout de suite été bien accueillis, les rapports avec les gens sont un peu plus simples, sans cette espèce de cynisme parisien insupportable… Et puis on a pu trouver un logement où on ne se marche pas tous dessus, pour ce que nous aurait couté un T2 à Paris… et avec un jardin ! Et ça c’est priceless… C’est quand même mieux qu’aller dire bonjour aux pigeons au square, non ?
Par contre, la mer est un peu loin quand même… mais bon OK on peut pas tout avoir… [Oui, et puis la mer à Paris, elle est un peu froide - NDMN]

Quel est l'endroit du Mans où tu t'es sentie bien accueillie avec tes enfants? Et un endroit où tu t'es sentie mal accueillie?
Sans hésiter, à l’Epicerie du Pré, les enfants sont un peu chez eux (un peu trop pour la mienne, qui enquiquine les couples en diner romantique…), ils ont des livres et des jouets à dispo, et les parents sont contents aussi… puisqu’ils peuvent manger à peu près tranquilles ! Un grand bravo à l’équipe de Benetton, qui est à chaque fois d’une patience d’ange avec ma Zo qui complimente toutes les dames sur leurs belles robes de princesses pendant que l’époux essaye ses chemises… et qui repart même avec des petits cadeaux. Un accueil impec, au service du client, comme il se fait rare de nos jours on dirait…
J’ai poussé un petit coup de gueule récemment sur les réseaux sociaux sur les regards courroucés et l’air excédé de vendeurs vers votre progéniture, dans des magasins qui pourtant sont parfois destinés en partie aux enfants…Je pense à un magasin de jouets bien connu du centre-ville, ou à une librairie, où on oublie juste de vous dire bonjour (je cite pas le nom, ce serait leur faire trop d’honneurs)… Je considère qu’aussi « dynamiques » soient-ils, les enfants de clients, sont un peu eux aussi des clients, et moi quand je sens que je gène, ben je reviens plus. Tant pis pour eux !

Comment t'es venue l'idée de ton blog? Qu'en attends-tu? que t'apporte-t-il?
Tout bêtement j’ai eu l’idée de partager mes coups de cœurs, mes coups de gueules, mes bonnes adresses, à destinations des parents du Mans, ou à ceux comme moi qui s’y installent. J’avais recherché ce genre de blog avant de venir m’installer, et comme je ne l’ai pas trouvé, je l’ai fait ! Petit à petit, des grandes lignes sont apparues, qui tournent autour de thèmes qui me sont chers : le maternage, la création… Ce que j’en attend ? Qu’il me rapport un max de blé… Non franchement, il ne me rapporte rien, mais je l’aime bien quand même, et si 2 ou 3 personnes ont pu découvrir un endroit, ou connaître une créatrice de talent grâce au blog, et bien ça me suffit.
En tout cas, il m’apporte beaucoup, j’ai fait des rencontres vraiment super grâce à lui, j’occupe mes journées un peu plus intellectuellement (toutes proportions gardées) qu’à remplir des machines ou laver des couches (bien que ce soit aussi un sujet passionnant et hautement politique, les couches). J’approfondis des thèmes qui m’intéressent, je pense attaquer bientôt des articles « de fond » avec des spécialistes, sur les questions de sécurité, de maternage autour du monde… je m’instruis en m’éclatant, quoi !

Comment vis-tu ta célébrité? (je le sais, tu fais la une des journaux locaux)
Difficilement. Plus moyen de faire 5 m sans qu’on m’arrête, depuis mon article dans le Maine Libre… Ouaf, je rigole. Mais ça fait toujours bizarre quand je me présente, et qu’on me dit « oui, je sais qui vous êtes ». Surtout qu’à la base, je voulais pas montrer ma tête. Raté.

Peux-tu nous parler de ce que tu as choisi dans le package maternage et pourquoi? (cododo, allaitement, portage, toussa) Le cododo, c’était niet pour la 1ère… et (un peu comme tout le monde j’ai l’impression) pour le 2e, ça s’est imposé… Parce que ultra-crevés nous étions, et ultra-demandeur il était. Et puis rappelons-nous qu’à Paris, t’as pas une chambre par enfant. Sauf si tu es Liliane Bettencourt. Sa chambre étant la notre…voila quoi. Ca a duré 4 mois, jusqu’à ce que le besoin se fasse sentir de retrouver notre couche conjugale…et après quelques nuits agitées, chacun a retrouvé sa chambre, pour le bonheur de tous. L’allaitement, c’était l’évidence (non pas la marque de biberon…). 6 mois pour la Zo, et toujours en cours, et pas prêt de s’arrêter pour le Boy ! Le portage s’est imposé aussi pour mon 2e… je n’avais pas le temps/le courage de faire des nœuds, et l’écharpe est retournée au placard après 3 ou 4 essais pour la grande…sauf qu’avec un 2e enfant (sache-le, chère primi), l’écharpe est juste INDISPENSABLE. Ou alors tu ne fais rien. Ou tu as engagé une nurse. C’est là que j’ai retrouvé l’usage de mes bras, ainsi que des soirées calmes et sans pleurs…ahhhh quelle bénédiction. On devrait en offrir une dans les maternités au lieu d’échantillons de blédiprout tiens.
J’ai aussi expérimenté les massages, mais étant un peu feignasse par nature, je n’ai pas réussi à en faire un rendez-vous régulier… Et puis c’est qu’il remue l’animal, maintenant…mais je le regrette un peu, ce sont de beaux moments à partager, et qui nous feraient du bien à tous si ces pratiques étaient un peu plus ancrées dans nos cultures..
Ah et puis les couches lavables, mon nouveau dada…si on me retient pas j’en parlerai tout le temps. Je sais c’est pathétique. [Je te comprends bien là, moi aussi, je suis couchomaniaque - NDMN]

Te débarrasses-tu de tes enfants de temps en temps? si oui, comment?
Ah ah ! Non rarement… le Boy n’étant pas sevré, il est un peu dépendant, donc je le trimballe, un peu partout tout le temps… et du coup sa sœur aussi… Par contre je vais expérimenter bientôt un nouveau mode de garde, où ils font plein d’activités avec des éducateurs très sérieux… ça dure toute la journée, ce qui permet aux bloggeuses de faire leur travail, par contre ça ne les accueille pas les vacances. L’école, ça s’appelle il parait.

Pour finir, quel est le pire conseil que tu aies entendu autour de toi? Et le meilleur?
Le pire ? Pour « mieux nourrir » mon bébé au sein, le faire têter 10 mn d’un côté, et vite lui faire changer de bord, pour qu’il ne « finisse » pas le premier sein, mais « vide » l’autre. Boy a fait une tête bizarre et n’a pas voulu continuer à têter après le premier arrêt. J’ai toujours pas compris l’intérêt de la démarche.
Le meilleur ? S’écouter soi. Et son enfant. Pas les autres. (ce qui me fait penser que je ferais mieux de me les garder, mes conseils).

Elle a l'air cool, hein?

J'espère que ça t'aura donné envie à toi aussi de découvrir son blog, que tu sois au Mans ou ailleurs! Alors, vite, c'est par (et si ça se trouve elle cause de moi).


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samedi 30 juillet 2011

Un peu de Montessori chez nous #1

Je m'intéresse à l'approche Montessori depuis environ un an, mais pour le moment, par manque de temps, je n'ai pas encore pu approfondir et appliquer les méthodes et activités que j'ai pu découvrir sur des sites internet ou les livres. Et puis, il y a quand même peu de choses qui peuvent s'appliquer avant 18 mois tout de même (dis-moi si je me trompe!).

Quand Miss-Nature a eu 18 mois, elle a commencé à vouloir "faire seule"certaines choses. Et c'est là la base de l'approche Montessori: "Aide moi à faire tout(e) seul(e)" ou créer les conditions pour favoriser l'autonomie et faciliter les apprentissages des enfants.

 
Nous avons donc commencé il y a quelques temps à faire des aménagements à la maison. Nous avons mis un porte-manteau à sa hauteur, avons aménagé une étagère dans sa chambre avec les jeux classés par catégorie (il manque les étiquettes pour identifier chaque catégorie de jeux mais ça viendra), idem dans le salon: Miss-Nature y a son petit coin dans lequel ses jouets sont rangés (enfin on essaie). On ne sort que quelques jeux à la fois, pour ne pas surcharger son environnement. Il y a aussi une table et deux chaises à sa hauteur.

Le coin jeux de Miss-Nature dans le salon (là c'est hyper bien rangé huhu)

Et puis l'album photo d'une amie (qui se reconnaitra) qui applique l'approche Montessori avec ses enfants m'a donné envie de m'y remettre! Dans la lignée, "Aide moi à faire toute seule", j'ai déjà commencé à faire un peu de cuisine avec Miss-Nature comme tu as pu le voir dans l'article précédent. J'avais aussi déjà tenté une activité de transvasement ou versés avec des gros haricots mais cela n'avait pas semblé convenir à Miss-Nature à l'époque. Comme expliqué dans l'approche Montessori, si une activité ne convient pas à un enfant, ce n'est peut-être pas le moment, fais une autre activité et retente celle-ci dans quelques semaines voire mois. J'ai donc retenté hier et Miss-Nature s'est éclatée à transvaser les haricots d'un contenant à l'autre en utilisant ces mêmes contenants, puis les mains.

Et d'un contenant à l'autre...
Et avec les mains!
Et aujourd'hui, elle a réclamé les 'ico" et s'est amusée à les transvaser en utilisant des ustensiles de cuisine à sa taille.
Le matériel

Et hop, avec la cuillère!
 Je vous laisse avec le lien très complet pour découvrir l'approche Montessori avec des idées d'activités à faire à partir de deux ans.

Hier, je disais à Papa-Nature qu'une petite cuisinière en bois à sa hauteur serait une idée de cadeau d'anniversaire sympa pour Miss-Nature, toujours pour apprendre à faire seule. Il me dit: "mais c'est hyper sexiste comme cadeau". Je lui ai répondu que si nous avions eu un garçon, je pense que j'aurais AUSSI eu envie de lui offrir une cuisinière et une dînette! Et toi, t'en penses quoi?

Et si tu as des conseils à me donner, des idées d'activité, si tu veux partager ton expérience Montessori avec moi et mes lectrices, tu es la bienvenue! (oui, je me suis fait une raison, mes lecteurs sont des femmes - si j'ai tort, n'hésite pas à me le faire savoir!).

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vendredi 22 juillet 2011

Vendredi Intello #2: Miss-Nature ne veut pas dormir!

Alors aujourd'hui, le thème de ma contribution au deuxième vendredi intello de Mme Déjantée sera le sommeil! Ah, le sommeil, quel Graal! Quand on devient parent, c'est la première chose qu'on perd... Adieu les grasses matinées, les nuits ininterrompues et les câlins au milieu de la nuit!

Et la qualité ainsi que la durée de notre sommeil influe grandement sur notre humeur du jour. Alors forcément, ça devient un enjeu très important...

Pour ceux celles qui me suivent un peu sur les réseaux sociaux, vous aurez remarqué qu'en ce moment, chez nous, le sommeil est un peu perturbé. Enfin, celui de Miss-nature, donc le nôtre, CQFD.
Je précise qu'au tout début, après un mois de co-dodo, Miss-nature avait décidé qu'elle ferait des nuits de 12h, comme une grande, dans son lit. Alléluia! Même si secrètement, j'aurais aimé dormir plus souvent avec mon bébé. Mais bon, elle dormait bien et nous aussi.


Vers 16 mois environ, les choses se sont un peu gâtées, les réveils au milieu de la nuit devenaient de plus en plus fréquents. Maintenant que j'y repense, c'est à cette période qu'elle s'est enfin mise à marcher, et il paraît que les grandes acquisitions peuvent perturber le sommeil. Elle réclamait à manger (du lait, un gâteau, ou les deux). "Et tu lui donnes?" m'a-t-on dit une fois. Ou ma pédiatre "Ah, il ne faudrait pas que ça devienne une habitude!".
Et concrètement, on fait quoi quand son enfant a faim au milieu de la nuit? Si je l'allaitais toujours, je lui aurais donné le sein sans problèmes. Alors pourquoi pas un biberon? Je la laisse s'égosiller et se rendormir le vendre vide alors qu'elle a faim? Si je lui dis "Non, c'est pas l'heure", elle s'égosille jusqu'à l'avoir son bib ou son biscuit. Si je le lui donne, elle avale ça en 5 minutes chrono, me tend le biberon "Dodo, maman" et hop, au lit sans broncher. Le choix est vite fait et les minutes de sommeil à 3h du matin très précieuses.

En ce moment, Miss-Nature, 22 mois, se couche de plus en tard. Au printemps, elle a commencé à s'endormir vers 21h30 puis 22h (ça avait toujours été entre 20h et 20h30 auparavant) et depuis quelques jours, c'est de pire en pire. Autant dire que Papa-nature et moi n'avons plus de soirée juste pour nous deux. Nous avons essayé de la coucher plusieurs fois, sans succès. Elle a fini par bien vouloir d'endormir vers 23h42.



Pour en venir au propos des vendredi intellos, je vous livre un extrait de "Au coeur des émotions de l'enfant" (oui, je suis dans ma phase Filliozat - voir ici) dans le paragraphe intitulé "L'écoute empathique".
"L'écoute empathique consiste à refléter ce que vous entendez dans ce que vient de dire l'enfant, en retenant les aspects signifiants, c'est à dire, l'émotion, le sentiment ou le désir. Il ne s'agit pas tant d'écouter les mots que d'entendre ce qui les sous-tend. Concentrez-vous sur le mouvement intérieur de l'enfant plutôt que sur les faits. Accompagnez votre enfant et non les évènements extérieurs. A la phrase "Je n'ai pas envie de dormir" - Répondez "Tu n'as pas envie du tout!" plutôt que: "Il faut bien que tu dormes pour être en forme demain." Vous pouvez continuer par quelque chose comme "Tu as le droit de ne pas en avoir envie, c'est vrai, tu préfèrerais continuer à jouer, je peux comprendre ça." (Tout en continuant à le coucher...). Vous n'y croyez pas, faites donc l'expérience. Si vous êtes déjà dans un jeu de pouvoir avec vos enfants, il est probable que les premiers jours, Martin ou Amélie résisteront. [...] Quand ils auront compris que vous respectez leurs sentiments sans entrer dans une lutte de pouvoir, ils accepteront de ressentir leur fatigue, et se coucheront plus facilement à l'heure bonne pour eux. Nous pouvons souvent faire confiance à nos enfants pour savoir ce qui est bon pour eux, sauf si nous sommes avec eux dans un rapport de force."
 Alors, je vais peut-être tester la méthode Filliozat et voir si ça s'améliore (parce que les "Allez, il faut faire dodo maintenant il est l'heure" - ça n'a pas l'air de fonctionner). Est-ce qu'il y a vraiment des recettes miracles? Est-ce les acquisitions du moment qui la perturbent (on arrive dans l'âge où on commence à apprivoiser la propreté)? Est-ce qu'elle nous manipule et qu'on répond trop vite à ses pleurs (hein, Papa-Nature?)? Est-ce qu'on est incapables de lui imposer une limite? Est-ce saisonnier, elle suit le rythme du soleil?

Bref, beaucoup de questions autour de cet enjeu crucial. Ce qui me rassure un peu, c'est que j'ai quelques copines qui semblent être dans le même cas, avec des nains qui veulent dormir qu'une fois la nuit tombée. En attendant, on essaie de faire preuve de patience... Mais putain, on est fatigués! ;)


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mercredi 29 juin 2011

Allaiter, c'était mon dada!

Aujourd'hui, j'ai décidé de te donner mon témoignage d'allaitement. Parce que pour moi, allaiter, c'était juste une évidence. Enceinte, je ne voyais pas comment j'aurais pu faire autrement. Heureusement, je me suis vite rendue compte -malgré le tout et le n'importe quoi que l'on peut entendre sur l'allaitement- qu'il y avait très peu de raisons -physiques- pour que ça ne fonctionne pas et que pour un bébé né à terme et en bonne santé, si on était bien informée et bien entourée (c'est la clef), il y avait peu de chance pour que je n'y arrive pas. Mon corps de maman était fait pour ça. Je ne voulais pas me passer de ce formidable moyen de nourrir/ rassurer / calmer mon premier bébé.

Enceinte, j'ai lu et relu "L'allaitement" du Dr Marie Thirion. Absolument tout y est expliqué. Il répondait à toutes mes questions, celles que je me posais, celles que je me suis posées après et même celles que je ne me posais pas. Comprendre comment fonctionne l'allaitement,est le meilleur moyen de surmonter les obstacles qui peuvent se présenter ou de savoir quoi répondre aux remarques plus ou moins désobligeantes ou encore reconnaître un médecin/sage-femme/puéricultrice qui n'y connaît que dalle.

J'ai accouché d'un bébé à terme (bien à terme même - J+4 o_O). Peu de temps après sa naissance, après s'être posé au creux de mes bras, tout contre moi, Crapouillette est venue tout naturellement prendre mon sein gauche (oui, oui, je me souviens). J'y étais arrivée! Mais c'était tellement simple et naturel que je ne sais comment j'aurais pu faire autrement.

Oui, t'as raison, celui-là c'est le droit, mais c'est pas moi!
La première nuit, j'ai gardé Crapouillette tout contre moi, elle se réveillait pour téter toutes les heures. Des tétées assez courtes, mais fréquentes. J'ai très peu dormi mais j'ai savouré cette victoire d'avoir enfin mon bébé dans les bras. J'ai eu ma montée de lait assez vite, à peine 48h après la naissance. Et puis, j'envoyais balader le personnel qui demandait de noter les horaires des tétées (j'ai que ça à faire peut-être? Elle tète quand elle a faim épicétout) - Je me contentait de leur dire qu'elle faisait bien pipi et caca après chaque tétée.

Les débuts
Les premières semaines, tout se déroule à merveille plus ou moins sans encombres. Le premier pic de croissance me fait un peu douter de ma capacité à pouvoir produire assez de lait pour Crapouillette,  mais je me dope à la tisane d'allaitement, et je continue d'allaiter à la demande et de faire confiance à mon bébé. Et surtout, j'avais connaissance de ce "phénomène": ces jours-ci, je suis épuisée, Crapouillette ne cesse de réclamer le sein, j'allaite toute la journée, je n'en peux plus - Ne t'en fais pas, dans un ou deux jours, elle reprendra un rythme beaucoup plus tranquille - et tes seins produiront la quantité réclamée par ta fille - Ouf". Elle grossit donc bien et régulièrement. On ne peut donc pas venir me dire qu'elle ne prend pas assez. Et contrairement à ce qu'on dit souvent sur les bébés allaités, elle fait ses nuits à un mois (Lucky me!) - [Non, faire ses nuits ou pas n'a rien à voir avec l'allaitement - d'ailleurs, maintenant qu'elle n'est plus allaitée, Crapouillette défait ses nuits ;)]. 
Elle tète beaucoup, souvent, de longues tétées... et moi, pendant ce temps, je me repose, je lis... Et je profite de mon congé pour participer aux réunions de la Leche League près de chez moi. J'y apprends beaucoup de choses, j'y vois des bébés et des bambins qui tètent et je me dis que non allaiter un bambin, c'est pas choquant en fait (dans ma famille, on allaite jusqu'à 6 mois pile - va savoir pourquoi).


Allaiter et travailler, oui madame!
Très vite (trop vite), vient le moment où je vais devoir retourner travailler. Je m'étais donné 3 mois minimum d'allaitement (ta mission, si tu l'acceptes...). Je ne me voyais pas arrêter, je ne me voyais pas retourner bosser non plus mais si en plus, je devais arrêter deux semaines avant pour lui donner des biberons de lait artificiel et me passer de ces moments-repas-tendres-câlins, je savais que j'allais déprimer à coup sûr.
Alors, je me suis lancée dans l'aventure maman-travaille-allaite-et-tire-allaite! J'ai loué un tire-lait électrique de compète Medela double-pompage à la pharmacie (remboursé par la sécu, et ouais!) - je tirais le matin, le midi et le soir (Crapouillette est une morfale) - et Crapouillette en avait pour la journée. Et mois j'avais le bonheur de partager ces moments fusionnels avec mon bébé, le matin, le soir, les week-ends et pendant les vacances. Pas besoin de sevrage pour ça, on a juste testé qu'elle voulait bien prendre le biberon avec le papa histoire de rassurer SuperNounou. Crapouillette, on t'explique: "Maman = Nichon / Papa et Nounou = Biberon - tu captes?".

Le mien, c'était celui-là - c'est la la dernière Rolls des tire-lait mais c'est pas mal!

Comme ça fonctionnait bien, on a continué. Au passage, je remercie Tommee Tippee et ses biberons Closer to Nature (avec la tétine 0 -débit ultra lent héhé) qui ont fait que Crapouillette soit passée si facilement et sans problèmes du bib' aux seins de mamans (je t'assure qu'on a testé un autre biberon juste une fois et qu'on n'a pas recommencé - Crapouillette ne savait plus téter après - il a fallu ruser je te le dis).
Je m'étais dis, au moins 6 mois au lait maternel exclusif histoire de suivre les recommandations de l'OMS. A 6 mois, comme Crapouillette commençait la diversification, j'ai un peu moins tiré mon lait - mais je devais quand même en fournir pas mal car la miss étant IPLV, elle ne mangeait pas ou peu de fromage et de yaourts (pas fan de la chèvre, la crapouillette). Et vers 9 mois, on a commencé l'allaitement mixte avec un lait artificiel adapté aux petits allergiques comme elle (pas beaucoup, mais de temps en temps, quand je ne parvenais pas à tirer assez de lait).

Quand elle a eu 11 mois, j'en ai eu marre de tirer mon lait. Je savais que mon allaitement allait avoir du mal à durer longtemps comme ça, mais je voulais être un peu plus "libre" et ça devenait une vraie contrainte. (le tire-lait, pas l'allaitement). Je me suis donc dit à ce moment là qu'on verrait bien ce que ça donnerait et combien de temps ça allait durer. En tous cas, je prenais toujours autant de plaisir à allaiter Mistinguette et elle aussi. Mais assez vite, elle s'est désintéressée du sein et préférait nettement le biberon, elle me le réclamait et se détournait du sein. Après avoir essayé quelques stratagèmes pour essayer de la faire revenir à la raison (héhé ;), je me suis résignée, alors qu'elle avait 13 mois à arrêter là notre aventure lactée. J'aurais voulu continuer plus longtemps mais mademoiselle en avait décidé autrement. Le sevrage (Argggh, je déteste ce mot) s'est fait tout en douceur, vraiment petit à petit, et ma production de lait s'est finalement arrêtée. Enfin presque, parce qu'encore aujourd'hui, je suis capable de faire perler une petite goutte de lait (je suis forte, hein?) - et j'aime bien - ça me rappelle des moments tendres et magiques.

Tiens, je n'ai pas du tout parlé de Papa-Nature dans cet article tu me diras. Avec lui, on a l'habitude de parler de NOTRE allaitement. Parce que oui, il a été partie prenante, oui il nous a soutenues Crapouillette et moi-même, oui il était présent, confiant, aimant et patient. Et oui, il n'a pas donné de biberon avant longtemps mais il fait plein d'autres choses avec Mistinguette...

Et toi, t'as allaité ton (tes) nain(s)?

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vendredi 24 juin 2011

Allez, hop, au boulot la mère!

Aujourd'hui, je voulais te parler de ma reprise du travail. Bon, ça date pas d'hier, je te l'accorde, ça fait un an et demi pour tout te dire. Alors pourquoi je t'en parle maintenant? Déjà parce que je te l'ai pas encore raconté, et puis ensuite parce que ça continue de me hanter...et parce que j'ai pris du recul aussi.

Comme beaucoup de femmes, j'ai dû reprendre le travail. Ma puce avait alors 2 mois et 3 semaines. Une naissance après terme + un congé maternité très court (le même que les autres - trop court  quoi) font que je n'ai pas pu profiter très longtemps de ces longues journées à allaiter - ranger la maison - faire la lessive - ranger le linge ne rien faire d'autre que de m'occuper de mon petit bébé (haha, la blague). Et encore, j'ai pu gratter une semaine sinon je reprenais le boulot aux deux mois et demi de crapouillette. 


 En tous cas, cette reprise du travail, elle est arrivée trop tôt pour moi, je n'étais pas prête à laisser mon bébé, si vite, si tôt. Nous avions pourtant une nounou formidable, on avait confiance en elle et elle ne nous a pas déçue. A ce moment là, je n'avais pour ainsi dire pas le choix de retourner travailler à la fin de mon congé maternité (pour des raisons financières mais aussi pour des raisons plus propres à mon métier - une certaine pression du fait que j'avais participé au montage de la société dans laquelle je travaillais et que je m'étais engagée avant mon départ à revenir assumer les projets que j'avais débuté...). Mais aujourd'hui, quand j'y repense, je me dis que si c'était à refaire (ce que j'espère héhé), je crois que je ferais autrement.  Maintenant que je sais ce que ça me fait, à moi, de me séparer aussi tôt de l'être que j'ai mis au monde. Celui qu'on l'on veut garder tout contre soi. Celui qu'on a tellement l'impression d'abandonner quand on s'en va que ça nous tord le ventre. Je crois que je ferais en sorte de pouvoir prolonger ces quelques mois pour être toute à mon bébé, toute entière. En tous cas, je ferais en sorte de pouvoir être là, à la maison, pour donner les tétées, bercer, câliner, porter et encore porter (oui, bon, changer les couches, faire des areuh toussa).


Je n'ai pas beaucoup de regrets. Mais de ne pas avoir pu profiter comme je l'aurais souhaité des tous premiers mois de la vie de ma fille, je crois que ça sera toujours un petit regret quelque part.  Je me revois en train de déposer mon tout petit bébé chez la nounou. Heureusement que j'ai pu compenser ce manque en continuant d'allaiter Mistinguette tout en ayant repris le travail à temps complet. Les tétées du matin et du soir (et toutes les autres, incalculables, les week-ends et pendant les vacances), c'était ma bouée de secours à moi, ma façon de ne pas rompre ce lien si fort qu'il y avait avec ce bébé qui faisait encore partie de moi.

Aujourd'hui, je suis à mon compte, je suis une mom-preneur comme on dit sauf que mon entreprise n'a rien à voir avec la maternité ;) - J'ai choisi de travailler à temps partiel pour avoir mes mercredi avec ma fille pour profiter de plus de moments avec elle et la regarder grandir (ou plutôt courir, crier, pleurer, jouer, me bisouter, m'aimer...). C'est fou ce qu'on peut aimer ça, non?

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