samedi 17 décembre 2011

En bwef.

Non, je ne vais pas te parler de la parodie antillaise de Bref qui m'a faite bien rire (merci Nanette). Mais je n'ai pas vraiment de quoi faire un vrai grand article sur un sujet en particulier. Alors une fois n'est pas coutume, voici ce que j'ai envie de te raconter en vrac. Je te donne des nouvelles quoi. Et puis je te fais réviser l'alphabet.

A comme Allaitement
Une fois n'est pas coutume, tu peux me lire ailleurs qu'ici. L'excellente Véronique Darmengeat, conseillère en lactation et rédactrice du blog Lactissima m'a fait l'honneur d'accueillir mon témoignage d'allaitement sur son blog. Tu peux donc lire ça ici. J'y parle essentiellement de la gestion de mon allaitement et de ma reprise du travail... Et puis ça m'a permis de remettre la main sur une photo que j'avais oublié dans un coin de mon ordi <3.



B comme Bêtes
Tu te demandes sûrement suite à la lecture de cet article si l'on a réussit à se débarrasser de ces vilains acariens de cuisine qui avaient envahi notre garde-manger? Et bien oui, avec rien de bio ou de naturel (bien tenté le savon noir, bicarbonate de soude, jus de citron , vinaigre, etc), mais avec un bon vieil insecticide ma foi bien efficace qui a littéralement anéanti toute trace de vie dans mes placards. Ouf quoi. 

C comme Couches Lavables
Je me suis enfuie du centre de désintox des Coucholiques Anonymes. J'ai craqué. Encore, oui. Tu te demandes comment on peut avoir envie de tester toutes les marques de couches possibles hein (enfin, mon mec lui, il se le demande). Il doit y avoir une substance addictive dans les couches. Et puis mince, j'ai arrêté de fumer il y a un moment déjà, faut bien que je compense (quoi, le chocolat? ça compte pas le chocolat!). 

Bwef, j'ai testé la Easyfit de Totsbots, oui celle avec les Fleurs que j'aime tant. Je t'en reparlerai... et en bien. D'ailleurs, si tu veux craquer sur des Totsbots, LE bon plan du moment, il est sur la boutique en ligne L'Ange et L'eau que m'a faite découvrir Mamomans. 50% de réduction avec le code NOL2011 jusqu'au 21/12/11. Fonce, je te dis. 
Le modèle Flowers que j'adore

J'ai aussi échangé mes couches Hamac qui n'étaient pas assez fiables (trop de fuites chez nous) contre deux magnifiques couches "Made in Pays des Cigales". Des couches venues tout droit de La Réunion (mon ïle chéwie) que Miss-Nature a testé aujourd'hui. Résultat du crash-test très bientôt (peut-être).

Et pour finir (à moins que je ne craque sur une ou deux Easyfit qui de toutes façons pourront reservir pour un deuxième bébé - ben quoi c'est vrai?! Tu ne trouves pas que les Rainbow sont chouettes?), j'ai décidé d'essayer une bonne fois pour toutes de passer au Tout Lavable (puisque Miss-Nature est en jetables la nuit) et de ENFIN tester les So Bamboo Nuit de Petits Dessous qui si l'on en croit beaucoup de mamans sont THE couche de nuit. Je suis tombée sur une bonne affaire et j'en ai donc acheté 4 d'occasion que j'ai récupéré aujourd'hui même. J'ai hâte de tester!
Un jour, je te ferai le bilan de plus de deux ans d'utilisation de couches lavables. Un jour.

E comme Ecole
Ayé, une étape de franchie,on a inscrit notre bébé à l'école. Ouiiiiin, ouiiiin. On a rendez-vous pour la visite des lieux et la rencontre avec la maîtresse et le directeur, à la rentrée de janvier. Je pars assez confiante puisque c'est une école Freinet, mais j'ai hâte de voir en détail si elle va correspondre à nos attentes. En même temps, j'y connais pas grand chose en école moi...


M comme Machine à coudre
Après 3 essais de couches TE1 à poche pas trop mal réussies (même si elles absorbent beaucoup mieux quand je ne mets pas l'insert dans la poche), j'ai récupéré une vieille serviette de bain, du tissu éponge et de la micro-polaire et j'ai fait quelques lingettes lavables. J'ai aussi tenté de faire des bavoirs mais j'ai dû me gourer dans mes prises de mesure car l'encolure est trop petite pour le cou de Miss-Nature. En tous cas, j'ai envie de faire plein de choses, acheter du joli tissu, une pince à pressions, et commencer à coudre des petits vêtements et accessoires pour enfants, pour moi et pour offrir!

N comme Nuits
Est-ce qu'on peut avoir une nuit complète hein, non? Tu l'auras compris, en ce moment, le sommeil, c'est pas ça. Mademoiselle a "peur du noir". Même avec sa veilleuse, la porte ouverte et la lumière allumée dans le couloir. Du coup, elle ne s'endort que si on reste à côté d'elle, parfois dans sa chambre, le plus souvent dans la nôtre (elle a pas peur du noir dans la nôtre). La nuit dernière, la tempête et le vent n'ont pas dû aider mais elle s'est réveillée toutes les demi-heures entre 3 et 6 heures du mat. Et elle s'était déjà réveillée deux fois avant. Moi, à trois heures, j'ai filé dans SA chambre parce qu'elle bougeait trop dans mon lit et j'ai laissé mon homme gérer sa progéniture. Bwef, y a encore du boulot de rassurage dans la nuit. On n'est pas couchés ma pov dame. J'ai acheté des Fleurs de Bach mais après deux nuits de prise, ça n'a pas l'air beaucoup mieux. L'huile de massage Douce Nuit de Neobulle  ne semble pas non plus faire effet sur notre spécimen récalcitrant. En même temps, ils préconisent de l'utiliser tous les jours pendant 10 jours et notre miss n'étant pas fan de massages, nous ne l'avons pas beaucoup utilisée. On continue donc de se lever la nuit. Que du bonheur qu'ils disent.


T comme Travail
Mon activité professionnelle fait que la fin d'année est une période très intense et chargée pour moi. Je passe donc un peu beaucoup plus de temps à bosser (et un peu moins de temps sur internet, c'est ça). Un jour, il faudra que je te parle de ma vie pro. Un jour. En tous cas, ce qui est chouette, c'est que j'ai de nouveaux clients, de nouveaux projets et de belles collaborations qui s'annoncent pour 2012.

Et Z comme Zouuu, je file me coucher!
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jeudi 1 décembre 2011

Mon père et moi...

Aujourd'hui, j'ai eu mon père au téléphone, on parle de tout et de rien, et puis il se met à me parler de mon petit frère, je l'écoute, et à un moment, il me sort: "de toute façon, il n'y arrivera jamais". Je ne ne vous donne pas le détail et le contexte de la conversation, mais cette petite phrase a réveillé en moi les blessures de mon enfance, et m'a fait réagir immédiatement. Pourquoi être si négatif? Certes, mon petit frère peut parfois être décourageant et j'aurais accueilli ce sentiment de ras-le-bol différemment s'il n'avait pas été exprimé par mon paternel. Mais cette petite phrase m'a rappelé les "Vous n'y arriverez jamais, vous êtes nuls, stupides, idiots (et j'en passe), mais bordel qu'est-ce qu'on va faire de vous?" que j'ai entendu si souvent dans mon enfance.

Vous l'aurez compris, mon père n'a pas lu Isabelle Filliozat ou Faber et Mazlish et parfois j'ai franchement envie de lui envoyer ces bouquins pour qu'il prenne la mesure des empreintes que ces "petites phrases" ont laissé en nous. Et qu'il comprenne qu'il aurait pu (dû?) faire différemment.

J'aurais envie de lui citer ce petit extrait de "Parents épanouis, enfants épanouis" d'Adèle Faber et Elaine Mazlish (si je pouvais je citerais le livre en entier tellement il foisonne d'idées que je trouve lumineuses):


Suite à cette conversation téléphonique, j'ai envoyé un message à ma soeur pour lui demander comment on avait fait nous pour s'en sortir après une éducation répressive et violente. Voici sa réponse (pleine de bienveillance et de douceur, vous noterez): "je sais pas trop, papa nous a donné de bonnes valeurs mais la douceur de maman a fait tout le reste". Et je suis persuadée qu'elle a raison. Mon père était un homme souvent dur, parfois violent, qui savait rarement s'exprimer sans crier ou nous humilier même s'il était malgré tout très aimant. Mais la douceur de maman, sa compréhension, sa bienveillance et son courage ont fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui. 

Je parle rarement de cette partie de mon histoire et j'ai longtemps hésité avant de l'écrire, ces fêlures sont enfouies tout au fond de moi et parfois, comme aujourd'hui, elles remontent à la surface à cause d'un mot, une phrase... Elles font partie de moi et font aussi ce que je suis aujourd'hui. Elles font qu'aujourd'hui, je me questionne énormément sur les meilleures façons de communiquer avec mon enfant, comment l'accompagner avec bienveillance et respect. J'ai choisi de ne pas suivre l'exemple de mon père et de casser ce cercle vicieux familial où chacun reproduit ce qu'il a vécu... Mon grand-père était violent, mon père l'était, je ne le serai pas et j'espère que mon frère arrivera lui aussi à briser ce cercle. J'ai la chance d'être accompagné dans cette voie par Papa-Nature qui est d'un soutien sans failles et quand moi, j'ai besoin de puiser dans les livres les clés pour comprendre ma fille et lui parler, lui sait le plus souvent spontanément trouver les mots et prendre la juste mesure des choses


Retrouvez également cet article sous un autre angle sur le blog collectif des Vendredis Intellos ici.
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dimanche 20 novembre 2011

Mes petites couches et mes dix doigts...

Alors voilà, pour la première fois de ma vie, j'ai l'impression d'avoir réussi à faire quelque chose de créatif et de joli avec mes mains (et accessoirement ma machine à coudre).

Je suis entourée d'artistes, de créateurs, de gens qui ont du talent. Mais moi, personnellement, je n'étais encore jamais parvenue à créer quelque chose d'original de mes mains.

Et aujourd'hui, grâce à ma machine à coudre, un patron, un tutoriel, les bons conseils et les encouragements des copines sur facebook ou Twitter (merci les filles!!!), j'ai l'impression que je touche du doigt quelque chose.

Ma deuxième couche lavable maison

C'est la deuxième couche lavable que je couds. J'ai commandé mes fournitures sur le site de Tiloudou. Je les ai reçu relativement rapidement. Et je m'y suis mise. La première avait quelques défauts, mais remplit bien sa fonction. Je me suis donc inspirée d'autres tutoriels pour améliorer les finitions (je vais d'ailleurs améliorer les finitions de la première quand elle sera lavée et séchée). Et j'avoue que je suis plutôt contente du résultat (et vos compliments sur mon précédent article ainsi que sur mes photos postées m'ont beaucoup touchée et encouragée). Alors, ce n'est peut-être pas grand chose pour des as de la couture (il n'y a pas de broderies, ou d'appliqués, etc) mais pour moi, c'est déjà un grand pas. De prendre du plaisir à créer quelque chose qui en plus va être porté pour ma fille et peut-être re-servir à d'autres enfants (les miens ou d'autres). Bref, ça fait du bien au moral, à l’ego aussi un petit peu. De se dire qu'on est capable, qu'on peut y arriver. Et que ça vaut le coup d'y croire. 

Ça peut paraître idiot mais coudre me semblait complètement inaccessible, donc de là à coudre des couches, l'idée m'attirait mais je pensais ne pas en être capable. Et puis je me suis lancée, j'ai acheté une machine à coudre, je me suis fait un petit coin couture dans ma chambre, j'ai fait les ourlets de mes rideaux, puis une petite robe avec du tissu de récup' et puis j'ai décidé de me lancer dans les couches. J'ai commencé par du simple, vous l'avez vu. Mais j'ai vraiment envie d'en faire d'autres. Coudre me fait beaucoup de bien. Je prends du temps pour moi (tout en faisant quelque chose pour ma puce), je me vide l'esprit et je fais quelque chose de créatif.


Crash-test:
Test réussi! Cette deuxième couche (une TE1 à poche elle aussi) remplit très bien sa fontion, elle assuré le pipi ET le caca sans problèmes.
Par contre, je vais prochainement tenter d'ajouter des goussets sur mes prochaines couches, lorsque j'aurai investi dans une pince à pressions me permettant de faire évoluer la taille des couches. Car je crains que celle-ci ne passe pas le test des selles de bébé allaité!
En tous cas, elle est belle ma couche, les finitions sont assez bien réussies. Et j'ai agrandi un peu mon patron d'origine pour qu'elle dure jusqu'à ce que ma fille n'ait plus besoin de couches. J'ai aussi modifié la place des scratches pour améliorer le look de la couche et ressembler un peu plus aux couches que j'aime esthétiquement (je pense aux Totbots Easyfit et au Blueberry notamment).

Bref, si jamais vous hésitez, lancez-vous, si je peux le faire, vous aussi.

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samedi 19 novembre 2011

Etre mère : du bonheur à l’épuisement

Ce titre, c’est celui d’un témoignage-débat qui était organisé tout près de chez moi par le Relais Assistantes-maternelles et la Halte-garderie de mon patelin jeudi dernier (Comme quoi, il se passe des choses bien ailleurs que dans les grandes villes).

Et l’invitée du soir n’était autre que Stéphanie  Allenou, auteure du livre « Mère épuisée » (dont je vous ai déjà parlé ici) accompagnée d’une psychologue pour animer la discussion. Nous étions venues nombreuses, nous les mamans des environs, attirées par cette discussion qui allait forcément nous parler d’une manière ou d’une autre.



Stéphanie Allenou, nous raconte à nous, assemblée d’une cinquantaine de mamans et assistante maternelles, comment elle est passée du bonheur d’avoir 3 beaux enfants désirés, une fille aînée puis dans la foulée des jumeaux (2 hein forcément) à un sentiment d’épuisement et de perte de contrôle totale.

Elle témoigne , elle raconte, comment elle s’est occupée jour et nuit de ses deux garçons leur première année, comment elle a vécu leur naissance (une naissance respectée qui est venue réparer son premier accouchement qu’elle avait l’impression de s’être fait voler), un allaitement qui a duré tout la première année de ses garçons, et puis comment après leur premier anniversaire,  elle en congé parental de 3 ans, s’est retrouvée isolée et désemparée devant ces deux garçons qui ne lui laissaient aucun répit, aucune minute à elle, du jour où ils ont su marcher. Elle dit s’être préparée au début de leur vie, elle savait que ça n’allait pas être facile. Mais qu’elle ne s’attendait pas à ça après. Dans ses paroles, on sent l’isolement, la solitude, l’envie de se retrouver soi-même, l’impression de n’être qu’une mère, et de ne pas être une bonne mère. On sent l’impuissance devant des garçons qui s’affirment et « ne font que des bêtises ». Elle raconte le manque de sommeil, le manque de patience, le seuil de tolérance qui s’amenuise, le niveau sonore de la maison qui devient insupportable.

Elle raconte, les « non, non, non », les « fais pas ci, fais pas ça », le sentiment d’impuissance, de ne pas être écoutée, les cris, les tapes sur les mains, puis les fessées, répétées. Parce qu’on ne sait plus comment faire autrement. Parce qu’on en peut plus. Parce que personne ne nous aide.

Et personne ne nous voit, personne ne nous comprend. Et personne ne voit qu’on ne pas bien, parce qu’on n’est pas aimable, en colère, agressive… Et qu’on n’a pas forcément envie d’aider une personne qui vous envoie sur les roses.

La psychologue nous demande ensuite, à nous public, de se mettre par petits groupes de 5 personnes, et d’échanger ensemble ce que l’on vient d’entendre, de témoigner à notre tour. Et l’on sent que ça fait du bien, que certaines ont besoin de parler, que ça fait d’être entendue, écoutée. Parce que ce n’est pas facile d’en parler, parce que c’est un peu tabou. Parce que quand on est mère, on l’a choisi après tout, et que ça ne devrait pas être si compliquée. Qu’on devrait être heureuse, d’autant plus si on est en congé parental, de profiter de ses enfants.  Mais que ce n’est pas toujours aussi simple. On parle de la possibilité qui nous est offerte de parler de ça justement ce soir, de se livrer, ce qu’on ne fait pas forcément au quotidien. On se contente de faire bonne figure.

(Je me dis que personnellement, ça me fait du bien de pouvoir parler ici, sur ce blog, d’échanger avec vous, ici, sur Twitter ou sur Fb avec d’autres mamans, d’autres parents et de prendre du recul).

La psychologue prend la parole. Je l’écoute d’une oreille à vrai dire. Je me questionne.  Je me dis qu’un grain de sable peut venir tout fiche en l’air. Elle nous donne des clés pour ne pas « péter un câble » - s’entourer, prendre du temps pour soi, partager les tâches de la maison, réfléchir sur ses priorités, lâcher prise, penser à soi, exprimer ses sentiments, se faire aider, ne pas culpabiliser, ne pas céder à la pression de l’extérieur.

Stéphanie Allenou parle également beaucoup du regard des gens. Des regards interprétés comme jugeants, quand elle est au parc avec ses 3 enfants et qu’elle ne s’en sort pas, qu’elle n’arrive pas à garder l’œil sur ses 3 enfants en même temps, qui courent partout. Elle a l’impression d’être seule et nulle. Elle nous raconte ensuite comment enfin, elle s’est rendue compte qu’il y avait un problème, qu’elle devenait dangereuse pour ses enfants et pour elle-même.

Elle raconte les idées noires, l’envie de tout plaquer, de tout arrêter. De les laisser là et de partir. Elle raconte l’incompréhension de son mari, de son entourage. Mais enfin, c’est quand même pas compliqué de tenir une maison et d’élever 3 enfants. Tu les as voulu ces enfants ? De quoi tu te plains, tu es à la maison, t’as pas d’horaires…  Elle raconte le manque de sommeil qui vient à bout de ses capacités de résistance. Les réveils 4 fois par nuit, multipliés par deux.

Elle raconte la difficulté à trouver de l’aide. Vers qui se tourner ? Le médecin de famille lui propose des médicaments, elle refuse. La PMI (protection MATERNELLE et infantile) dit de rien pouvoir faire pour elle si ses enfants ne sont pas en danger mais finit par l’orienter vers un centre médico-psycho-pathologique. Là-bas encore une fois, la porte d’entrée reste l’enfant. Elle y va avec sa fille aînée qui a quelques difficultés à trouver sa place au sein de la famille. Mais sa fille va bien. Le psychologue arrivera heureusement à détecter la détresse de cette mère qui elle, ne va pas bien. Elle en parle donc, pour la première fois. Et puis elle fait des recherches sur internet, elle tombe sur des sites où l’on parle de « burn-out  parental ». Et pour la première fois, elle pleure (enfin). Elle n’est pas toute seule, elle n’est plus toute seule. Son problème a un nom, il existe, il est reconnu.

A l’âge de deux ans et demi, les jumeaux entrent à l’école. La situation s’améliore, elle commence à récupérer. Et réussit à en parler autour d’elle. La suite, c’est le livre, une association créée à Nantes pouraccueillir et soutenir parents et enfants, et c’est les rencontres avec les mamans, les témoignages, les échanges.

Elle dit ne pas comprendre comment dans notre société, on laisse les mamans à ce point seules, sans aide. Elle dit avoir envie de briser ces non-dits, elle nous encourage à parler, à demander de l’aide, si l’on en ressent le besoin bien sûr.

Alors, certes, toutes les mères ne sont pas épuisées, mais son témoignage a beaucoup résonné en moi, dans le sens où je me dis que personne n’est à l’abri du pétage de câbles. Stéphanie Allenou m’a fait comprendre le cheminement qui fait que parfois certains parents en arrivent à des extrêmes… Notre société ne fait pas son travail, l’entraide devient rare, les structures de soutien à la parentalité n’existent pas ou si peu. Les associations de soutien entre parents existent dans certains endroits mais pas partout, malheureusement.

Cette soirée m’a encore plus conforté dans l’idée de créer moi aussi une association locale de soutien et d’échanges entre parents (échanges et informations autour du maternage, papotages, soutien, etc). Sur la cinquantaine de mamans présentes, j’ai senti que beaucoup se sentaient très concernées par le sujet du soir, peut-être pas pour toutes au point où en est arrivées Stéphanie Allenou, mais avec des sentiments similaires parfois. 

En tous les cas, cette soirée a permis à beaucoup de mamans présentes d’échanger, de parler autour de ce sujet, de s’exprimer, en quelque sorte de briser le tabou de la mère parfaite chez qui tout va bien. Et j'ai senti qu'on en avait bien besoin.

Je crois qu’à partir de maintenant, j’essaierai de faire plus attention aux mamans de mon entourage. Parfois prêter une oreille attentive suffit. Prendre un café. Organiser un moment sans les enfants. M’assurer que tout va bien. Proposer de l'aide. Parce que parfois, il ne faut pas grand chose pour que les choses s'améliorent un petit peu...

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vendredi 18 novembre 2011

Ma première couche lavable home-made!

Et voilà, j'ai cousu ma première couche lavable maison! Une TE1 à poche. Je vous donne des détails tout bientôt si vous voulez mais je ne résiste pas au plaisir de vous la montrer (ainsi que les cuisseaux de ma progéniture).
Tindin!


C'est moi qui l'ai faite!!!


Bon, y a des défauts hein, je ferai mieux la prochaine fois (au moins je saurai comment faire) mais elle a réussi son premier crash-test caca + pipi et n'a même pas débordé! Et la bonne surprise, c'est que ça ne prend pas tant de temps que ça à confectionner. Je pense que la prochaine, je peux la faire en une heure environ (une heure et demie?), je chonomètrerai la prochaine fois.

Prochaines étapes: 
- je la fais dans des coloris plus funs (je la voulais sobre et avec des tissus pas trop chers au cas où elle serait complètement loupée)
- j'achète une pince à pressions (pour poser des pressions et faire des couches évolutives). - Et je vais essayer d'en coudre sur le modèle des Totsbots (mais avec une poche).

Allez, la prochaine elle sera aussi jolie que la Totsbots!

Youhouuuuu!!!

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mercredi 16 novembre 2011

Cauchemar en cuisine! #1

Âmes sensibles, arachnophobes et  phobiques d'insectes en tous genres, passez votre chemin. Car c'est la guerre chez nous! Pas entre Papa-Nature et moi, non. On mène ce combat de front... contre les acariens de cuisine.



Les acariens de cuisine ont investi notre... (wait for it!) cuisine! Ou plutôt notre arrière-cuisine, notre garde-manger quoi. Les acariens de cuisine, vous ne savez pas ce que c'est? Rassurez-vous, je n'en avais jamais entendu parlé non plus jusqu'à ce qu'une copine me raconte récemment: 

"On a la cuisine envahie d'acariens géants! (donc en fait les acariens géants, il font la taille d'un grain de sucre, mais contrairement à ce ceux qui se nichent dans ta couette, ils sont visibles à l'oeil nu - NDA). C'est la M..., on en a dans les placards à vaisselle, le micro-ondes en était maculé, on a vidé toute la nourriture entamée. On a trop de mal à s'en débarrasser, on a mis toutes les affaires de la cuisine au garage, on fait du camping, et tout, et tout. 
Et donc c'est parti de quoi, tu sais? 
On pense que c'est parti de la levure de bière en paillettes au fond du placard."

Et là, je me suis dit, pas glop pour eux... et puis, un peu plus tard, je me suis souvenue que moi aussi, j'avais une boîte de levure de bière en paillettes dans mon placard, tout en bas, tout au fond, entamée depuis un bon moment. En rentrant des courses, je prends la boîte. Et là, je sens qu'elle est maculée de petits points blancs, si je n'avais pas entendu parler des acariens domestiques, j'aurais dit que c'était de la graisse et de la poussière. Mais j'ai regardé de près, et tous ces grains de poussière bougeaient, grouillaient même. Au fond du placard, j'ai vu des petits tas ressemblant à de la sciure de bois, des tas d'acariens quoi. Alors, j'ai scruté toute la zone, et je me suis rendue compte qu'il y en avait PAR-TOUT! La chance que l'on a dans ce cauchemar, c'est que nos placards avec la nourriture sont dans une petite pièce séparée de la cuisine (avec machine à laver et sèche-linge). Une pièce fermée, mais sans fenêtre (donc pas de possibilité d'aération, les acariens aiment) et la machine à laver qui tourne presque toutes les nuits (huuum, chaaleur, bonheur).
Bref, les conditions idéales à la prolifération des acariens de cuisine qui se nourrissent de la bouffe de mes placards. Mais au moins, ce n'est pas DANS la cuisine (donc ça n'a pas envahi le four, le micro-ondes, le plan de travail, la vaisselle, etc).

Vous les voyez là, les points blancs sur mon étagère? Ben c'est ça...

Donc passage à l'action hier soir une fois Miss-Nature couchée (youhou, super soirée!).
J'ai préparé une mixture avec savon noir, bicarbonate de soude, cristaux de soude, vinaigre et HE d'Arbre à Thé histoire de tout nettoyer et désinfecter. On a commencé par vider tous les contenants de nourriture entamée et non fermée hermétiquement. Et même dans certains bocaux fermés, ils ont réussi à pénétrer à l'intérieur ces sales bêtes. Bref, on a jeté des pelles de bouffe (farines, pois, céréales...). On a lavé consciencieusement tous les emballages et on a mis l'intégralité de ce qu'il y avait dans les deux étagères de la pièce dans des sacs que l'on a déposé dans le jardin en espérant que la fraîcheur de la nuit les tuerait.
Il y en avait même sur mes recettes de cuisine! Arggh, je les ai enfermées dans un sac congélation, et hop, la nuit dans le congélateur pour tuer ces saletés.

Puis on a nettoyé et re-nettoyé les deux fameuses étagères infestées. Je n'avais qu'un infime espoir que ma mixture les extermine. Et j'avais raison. Puisque ce matin, il y en avait encore sur les étagères. Bon, beaucoup moins, certes, mais il y en a encore quand même. Notre bouffe reste donc en quarantaine dehors pour le moment. Je pense qu'on va passer au plan B, là.

(Ah et puis, l'effet secondaire, c'est que j'ai peur d'en emmener partout avec moi, d'en avoir sur les mains, sur mes vêtements. Et ça me gratte, si, si, je vous jure, j'ai l'impression que ça me gratte les cheveux, la peau... Je psychote, moi, nooon?!)

A suivre...;

(Et si vous avez une expérience de ce genre, n'hésitez pas à me dire comment vous vous en êtes sortis!)


Edit du 1er janvier 2012:
Ouf, on s'en est sortis hein! Et assez vite en fait! Mais pas avec des solutions écologiques, hélas. Nous avons acheté une bonne vieille bombe insecticide anti-acariens que nous avons diffusé dans la pièce infestée (après avoir enlevé toutes les denrées alimentaires de la pièce bien sûr). Et ma foi, jusqu'à maintenant, nous en sommes débarrassés. Par contre, je n'achèterai plus jamais de levure de bière ;) - ou alors, je la garderai dans une boîte hermétique. Heureusement que nous avons traité le problème avant d'avoir été envahi partout dans la cuisine!

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vendredi 4 novembre 2011

La naissance à domicile du morveux de Madeleine et Zhom - Le jour où j'ai accouché #4

Alors aujourd'hui, on peut dire que je suis plutôt fière! Fière de pouvoir vous faire partager ici la naissance à domicile du petit morveux de Zhom et Madeleine que vous connaissez sûrement! Vous pouvez devez lire leurs aventures ici. Je dis donc un immense merci à la Madeleine d'avoir accepté de nous raconter son point de vue sur la naissance du petit frère de la morveuse. Pour le point de vue du papa, c'est par ici
C'est le premier témoignage d'AAD sur mon blog, j'espère qu'il y en aura d'autres! En attendant, je vous laisse savourer celui-ci...



On est le 20 octobre, à 1 semaine du terme selon le gynéco mais selon mes calculs à moi et à l'échographe c'est demain le terme... Ca fait 1 semaine que je pleure dès que je dois me lever ou marcher tellement j'ai mal au niveau du bassin. Isabelle, ma sage femme, doit passer me faire un monitoring de contrôle aujourd'hui. Monito toujours aussi désert de contractions... J'avoue que je vais sombrer dans la dépression! lol

Ma sage femme a pitié de moi et me propose d'essayer de déclencher tout ça de manière naturelle. J'ai envie de lui sauté au cou tellement je suis heureuse! Selon elle avec cette méthode, j'ai 90% de chance d'accoucher cette nuit. J'avoue je n'y crois pas trop. La journée se passe tranquillement, je rassemble les ingrédients nécessaires à la mixture que je devrais boire ce soir (vous n'en saurez pas plus c'est un petit secret...). On se ballade au parc avec la puce, on va faire des courses... On vit notre vie, mon homme est à l'école il rentre ce soir vers 19h.
20h c'est parti j'ai 1 heure pour boire ma potion, donc on se fait un petit apéro avec ma puce. On couche la puce vers 20h30. Les contractions débutent à 21h. Pas régulières, pas douloureuses. J'en profite pour faire 2 ou 3 trucs dans la maison tout en me disant que c'est bon c'est pour cette nuit! 22h ça fait 30 minutes que je contracte toutes les 5 minutes mais ça fait pas mal donc ma SF me dis de l'appeler quand les contractions commenceront à être douloureuse et toutes les 3 minutes pendant 30 minutes. Je commence à bien avoir mal mais ça contracte toutes les 5 minutes. J'ai accouché en 12h pour ma grande, je me dis que j'ai le temps de voir venir...

Tout s'accelère, je vomi la mixture immonde, tout en ayant des contractions bien douloureuses. Je grimpe dans mon bain à 22h30 pour essayer de soulager les contractions. En fait, l'eau chaude ça fait rien! Au bout de 15 minutes je pète les plombs. J'ai trop mal je hurle coincée dans ma baignoire et son eau à plus de 40! Mon homme appelle la SF (ça fait 20 minutes que je contracte toutes les 3 minutes) Il lui décrit mon état, et là elle saute dans sa voiture. Je hurle dans mon bain, je pleure, je me dis surtout que je tiendrais pas encore des heures avec des contractions comme celle là qui d'ailleurs s’enchaînent tellement vite que j'ai plus l'impression d'avoir un seul moment de répit! Ma puce dort toujours, je hurle et elle dort... 
J'ai envie d'aller aux toilettes je dis donc à mon homme de vider la baignoire et de m'aider à sortir mais là impossible. J'ai envie de POUSSERRRRRRRRRR. Plus de solutions, faut que je pousse. Mon homme me rassure, me dit que si je veux pousser ben je pousse. Je pousse, la main entre les jambes et là je sens sa tête qui sort et la poche des eaux qui se rompt sous mes doigts. Une 2ème poussée et le petit est dans les mains de son papa. Il me le met dans les bras, je suis accroupie dans ma baignoire avec mon fils dans les bras. Il est 23h05. On reste comme ça environ 5 minutes et je vais tant bien que mal m'allonger sur mon lit. Pas facile de bouger quand on a un bébé dans les bras et un cordon entre les jambes...
Ma SF arrive. ça fait 5 minutes que le petit est né. Elle s'occupe du placenta, fait les papiers avec mon homme et repart vers 1h. Et nous, ben on se couche et on s'endort tous les 3 dans notre lit.
 Pour ma premiere, j'ai accouchée en 12h à l'hopital, j'ai été déclenchée pour dépassement de terme. 12h de souffrance pour moi et pour ma fille. On a failli aller en césarienne 3 fois, la petite est née avec la ventouse. Un accouchement ne fait pas l'autre, et l'intervention médicale y est pour beaucoup. On ne peut pas comprer hopital et domicile, le même accouchement se déroulera jamais de la même façon s'il a lieu à l'hopital ou à la maison.
Une naissance merveilleuse, un papa parfait pour m'accompagner, un petit bout adorable, que demander de plus!

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Si toi aussi, tu souhaites publier ici "Le jour où tu as accouché", n'hésite pas à m'envoyer un mail à mamanature49@gmail.com.

Un grand merci à La Madeleine pour avoir partagé ce témoignage avec moi et accepté qu'il soit publié.
Ces mots lui appartiennent, merci de ne pas les recopier.


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