mardi 18 juin 2013

Il n'y a pas de petites claques...

Aujourd'hui, je tenais à écrire sur quelque chose qui me tient vraiment à coeur. Pour la première fois aujourd'hui, j'ai entendu à la radio parler de violence éducative ordinaire. Les médias s'intéressent cette semaine aux châtiments corporels subis par les enfants puisqu'une campagne débute le 22 juin sur le thème : "il n'y pas de petite claque".



Je ne peux que saluer cette initiative qui je l'espère amènera le plus grand à prendre conscience des conséquences que peut avoir la violence éducative sur nos enfants (oui, même une petite tape sur la main, oui même une petite claque sur les fesses) et à réfléchir aux alternatives à la fessée (oui on peut élever ses enfants sans fessées ni punitions ET en posant des limites).

Et surtout, j'espère que cette campagne fera encore avancer le débat sur la nécessité d'une loi visant à protéger les enfants des coups de leurs parents et à interdire les châtiments corporels. 2 enfants par jour meurent sous les coups de leurs parents. C'est innacceptable. Je suis vigoureusement POUR une loi interdisant les châtiments corporels pour protéger les enfants de l'escalade de la violence, d'un coup qui part trop fort et de toute forme de violence dite "éducative".

Je vous invite à lire cet article décrivant la campagne, vous pourrez y retrouver la vidéo qui sera prochainement diffusée sur vos écrans.
Et je vous incite fortement à lire également cet excellent article de Working mama sur les violences éducatives: http://www.working-mama.fr/working-mama-sinterroge/etre-enfant-et-mourir-sous-les-coups-linfame-constat.

Pour trouver des alternatives à la violence éducative, n'hésitez pas à vous renseignez autour de vous s'il existe des associations de parents (pour les parents du Maine et Loire, vous pouvez aller du côté de l'association Apala-Parents en Layon - blog ici ou de l'association Une nouvelle Naissance), des ateliers de communication non violence selon l'approche Faber et Mazlish (voir ici s'il existe des ateliers près de chez vous: http://www.legrandatelierdesparents.fr/)... 

Vous pourrez également trouver des ressources dans des ouvrages tels que (liste non exhaustive):
Parents efficaces de Gordon, les ouvrages de Faber et Mazlish, les livres d'Isabelle Filliozat (et notamment de l'excellent "J'ai tout essayé"), les ouvrages de Catherine Dumonteil-Kremer, les magasines Pep's et Grandir Autrement...

Et du côté d'internet et des blogs:


"Pourquoi appelle-t-on cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte et éducation le fait de frapper un enfant ?"
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5 commentaires:

  1. Et bien personnellement je trouve cette initiative ridicule.
    Car sous prétexte de parler de "violence ordinaire" on caricature la grande majorité des parents et surtout on ne traite pas du véritable problème qu'est la maltraitance infantile.
    En gros, au lieu de pointer du doigts les véritables comportements violents, humiliants, venant de parents défaillants et toxiques contre lesquels les pouvoirs publics ne font pas grand chose. (Je prend pour exemple tous ces signalements aux organismes sociaux qui ne sont jamais véritablement pris en compte avant que le drame ne survienne et ne soit médiatiser) on lance une campagne de communication caricaturale qui stigmatise un geste (une fessée, une claque...) qui dans la grande majorité du cas, n'est absolument pas répétitif et se déroule sous le mode accidentel.
    Mais bien sûr pour certains la bonne conscience est assurée par contre il y aura toujours autant d'enfants tués sous les coups.
    A croire, encore une fois, qu'il est bien plus facile pour certains de criminaliser le citoyen ordinaire, que de lutter contre le véritable criminel.

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    1. Je suis convaincue que pour lutter contre ce que vous pointez du doigt "tous ces signalements aux organismes sociaux qui ne sont jamais véritablement pris en compte avant que le drame ne survienne et ne soit médiatiser", la violence ordinaire doit justement être dénoncée et pénalisée. Bien sûr, on ne mettra pas un parent qui a mis une claque en prison, là ce serait ridicule. On cherchera surtout à l'aider à trouver des alternatives à la violence. Mais les enfants doivent savoir que les parents n'ont pas le droit de porter la main sur eux, sinon, c'est justement la porte à toute forme de maltraitance. Car comment distinguer la violence ordinaire de la maltraitance? à partir de quel moment juge-t-on qu'un enfant est maltraité? il n'y a pas de limites claires. C'est justement pour cette raison que la loi doit être claire sur le fait qu'on ne lève pas la main sur un enfant, point barre. Une simple claque peut percer un tympan ou faire chuter un enfant malencontreusement. les conséquences d'une simple claque peuvent être dramatiques. Les autres pays ayant mis une place une loi pour protéger les enfants ont vu le nombre d'enfants morts sous les coups de leurs parents chuter de façon radicale (voir l'exemple de la Suède cité dans le commentaire suivant).

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  2. hello Anonyme du 18 juin 16:48,
    En suede depuis la loi contre les chatiments corporels et les ateliers d'education non violente le taux de mort des enfants sous les coups de leurs parent et tombé proche de 0.

    Renseignez vous avant de pointer du doigt cette initiative "ridicule " et vous verrez que de la violence educative ordinaire, mene a la maltraitance. Sur le site de l'observatoire de la violence éducative ordinaire vous pourrez trouver des études qui le prouve ainsi de bien d'autres renseignement utiles. Vous pourrez ensuite en parler en connaissance de cause.

    voici le lien. http://www.oveo.org/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=79&Itemid=140

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  3. Bonsoir,

    "Car comment distinguer la violence ordinaire de la maltraitance? à partir de quel moment juge-t-on qu'un enfant est maltraité? il n'y a pas de limites claires.". Je me permets de réagir à cette phrase. Je trouve cela plutôt inquiétant de considérer que les limites ne sont pas claires. Je suis peut-être hors sujet ou trop terre à terre mais la maltraitance me semble très évidente à constater. Et là où je fais peut-être une erreur ce que je ne considère pas qu'une fessée soit un acte de violence en tant que tel. Du moins pas au sens aussi profond qu'on veut lui donner avec cette campagne de "prévention". Je pense qu'il y a tout simplement 2 catégories : ceux qui maltraitent et ceux qui donnent occasionnellement une fessée. L'adulte qui donne une fessée à un enfant en utilisant toutes ses forces est maltraitant, mais je pense que les parents qui donnent des fessées ne cherchent pas à faire mal physiquement mais à surprendre, à marquer une limite... et la fessée doit être accompagnée d'explications. Je suis d'accord avec le fait que la claque peut avoir des conséquences physiques dangereuses et je ne donne pas de claque pour cette raison mais parce que je trouve personnellement la claque beaucoup plus humiliante. Mais je ne peux que constater que claques et fessées ne sont pas au goût du jour et je suis très curieuse de voir ce que ces jeunes enfants d'aujourd'hui (que je trouve particulièrement capricieux en majorité) deviendront à l'âge adulte. Je trouve qu'aujourd'hui on se pose beaucoup trop de questions et que l'éducation d'un enfant n'a besoin que de deux choses : de l'amour et du bon sens. Tout simplement.
    Et puis l'essentiel devrait être de transmettre aux enfants certaines valeurs : travail, moral, respect...

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  4. Je pense qu'on peut très facilement passer de l'une a l'autre des catégories que vous décrivez. Et si on veut inculquer le respect a ses enfants, la première chose est de les respecter eux. Comment leur montrer l'importance du respect si on ne respecte pas leur intégrité physique? En usant de violence avec eux, on la légitime... encore une fois il ne s'agit pas de stigmatiser les parents qui donnent occasionnellement une fessée, mais ils peuvent apprendre a faire autrement.

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